Shahada

  »  La revue de presse

par Fabienne Jacob | 4

Film choral, Shahada (qui signifie « profession de foi » en arabe) sonde les tourments de jeunes âmes égarées, écartelées entre les tentations d'une société d'abondance et la spiritualité de la religion de leurs pères. Burhan Qurbani, tout jeune cinéaste germano-afghan qui signe là son film de fin d'études, n'apporte aucune réponse dogmatique, préférant laisser en suspens les errements de ses personnages.
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par Clément Sautet | 3

En contournant le format documentaire, il s'offre beaucoup de liberté d'expression, mais essouffle sa dynamique narrative au profit de séquences exacerbées. Si, au final, le message est passé clairement, Shahada s'éparpille sur trois tableaux et a parfois du mal à creuser ses sujets.
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par Christophe Carrière | 4

Shahada est non seulement un premier film, mais également un film de fin d'études. Soit une production de bouts de ficelle. Malgré cela, la facture esthétique et technique est largement au-dessus de la moyenne et annonce l'émergence d'un grand réalisateur avec qui il va désormais falloir compter.
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par Jean-Luc Douin | 3

Une flamboyante peinture du calvaire enduré par des immigrés musulmans confrontés à la difficulté de vivre à l'occidentale tout en respectant les interdits de l'islam. D'origine afghane, le réalisateur affaiblit toutefois quelque peu son propos par excès de pathos.
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par Pierre Murat | 4

Burhan Qurbani est d'origine afghane. Jeune. Visiblement sincère. Un rien trop inexpérimenté, encore, pour maîtriser pleinement le film choral : entre les trois histoires qu'il alterne, ça grince, par moments... Ce qu'il réussit parfaitement, c'est de métamorphoser, au gré de scènes étrangement belles, élégantes et intenses, les doutes et les atermoiements de ses personnages en une errance physique et mentale. Dans ce polar nocturne - ou plutôt cerné par les ténèbres -, chacun semble chercher, sans cesse, la lumière qui se dérobe.
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par Gérard Delorme | 2.5

Le réalisme glacial de Shahada n'en fait pas un film romantique idéal, mais le point de vue ne manque pas d'intérêt.
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