Crime d'amour

  »  La revue de presse

par Eric Van Cutsem | 3

Le principal intérêt de ce thriller réside dans le duo d'actrices mis face à face. Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier composent en effet chacune un magnifique personnage de femme en entreprise. Leur relation ambigüe, faite de manipulation et de domination, soutient l'attention du spectateur bien au-delà de l'artificialité de l'intrigue.
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par Christophe Chadefaud | 2

Difficile, en revanche, de passer sur les choix de construction déboussolants de Corneau, embrayant sans préambule sur de la séduction affichée et étirant sa résolution dans l'illustration. Dommage.
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par Eric Libiot | 2

La mise en scène manque de tenue et Ludivine Sagnier n'est pas crédible une seconde. Grande déception pour les fans de Corneau.
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par Thomas Sotinel | 2

Pendant une moitié de film, Alain Corneau mène la danse macabre des cadres supérieurs avec entrain, jusqu'à ce que le scénario s'enlise dans les explications.
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par Pierre Murat | 3

De toute évidence, Crime d'amour est un exercice de style. C'est son charme et, en un sens, sa limite. Comme dans Police ­Python 357 et dans ce qui reste son chef-d'oeuvre, Série noire, avec Patrick Dewaere et Bernard Blier, Corneau détaille les pièges que ses héros ourdissent pour mieux tomber dedans. Les lumières - froides - et les décors - glacés - encouragent une ­paranoïa légère, à la lisière du fantastique. La musique (du jazz, que le cinéaste utilise en orfèvre) accentue encore l'étrangeté.
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par Hubert Lizé | 3

Le cinéaste nous offre un film noir hyperstylisé, dont l'intrigue machiavélique est conçue comme une mécanique d'horlogerie, avec des rebondissements qui ménagent le suspense jusqu'au bout.
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par Gérard Delorme | 2.5

Malheureusement, cette seconde partie empile les construction artificielles qui prennent de l'avance sur le spectateur, l'obligeant à attendre patiemment qu'on lui déplie le catalogue de révélations.
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