Une exécution ordinaire

  »  La revue de presse

par Laurence Gramard | 4

Au-delà de l'impressionnante galerie de personnages qu'il orchestre, l'auteur de ‘La Chambre des officiers' revisite avec inventivité quelques bribes de l'Histoire mondiale en la faisant résonner à l'échelle d'un ordinaire couple moscovite. Si l'ombre de l'écrivain plane indubitablement, ne serait-ce que dans le souci du détail, l'oeuvre cinématographique parvient à s'affirmer en tant que telle et dépasse largement son statut de simple adaptation.
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par Baptiste Liger | 1

Marc Dugain, auteur entre autres de "La Chambre des officiers" et amoureux d'une littérature "poids des mots, choc des photos" fait aujourd'hui ses premiers pas avec la casquette de metteur en scène en adaptant une partie de son propre roman, "Une Exécution ordinaire". Etait-ce bien utile ?
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par Laurent Djian | 3

Si le récit perd un peu en intensité dans sa seconde moitié, Marc Dugain orchestre leurs face-à-face avec habileté. L'écrivain a donc gagné ses galons de cinéaste.
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par Eric Libiot | 2

Problème : ces personnages ne sont que des prétextes et le dialogue qu'ils ont à dire est très mauvais. Reste l'esquisse d'un bon film.
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par Jacques Mandelbaum | 2

Le film bute, hélas, sur deux écueils qui lui sont fatals. Le premier tient à l'approche intimiste et psychologique du dictateur, avec ce côté Staline-par-le petit-bout-de-la lorgnette qui ne prend pas la mesure de la tragédie totalitaire. Le second est lié au choix de dialoguer le film en français et de confier les rôles à des acteurs nationaux, à commencer par André Dussollier dans celui de Staline, quand bien même cet excellent acteur serait parfaitement maquillé.
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par Samuel Douhaire | 4

Douceur et perversité, intelligence aiguë et folie froide, ce Staline est aux antipodes des portraits volontiers caricaturaux des dictateurs au cinéma. Il n'en est que plus terrifiant. Comme le film.
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par P.V. | 4

Il y a des films puissants de la première à la dernière image et celui-ci en est un.
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par François Cardinali | 2.5

Quant à André Dussollier, transformé par plus de trois heures de maquillage quotidien, il est un saisissant Staline, tel un gros chat à apparence placide mais capable d'une rare cruauté.
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