par Jean-Sébastien Chauvin | 4
Sous ses airs de séries B trash, "Kinatay" remonte aux sources d'une oeuvre où le tragique et la Grâce s'entremêlent obscurément. Brillante Mendoza est grand.
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Sous ses airs de séries B trash, "Kinatay" remonte aux sources d'une oeuvre où le tragique et la Grâce s'entremêlent obscurément. Brillante Mendoza est grand.
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par Jacques Mandelbaum | 4
Brillante Mendoza, cinéaste philippin, a tiré d'un fait divers ce film d'une insoutenable âpreté.
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Brillante Mendoza, cinéaste philippin, a tiré d'un fait divers ce film d'une insoutenable âpreté.
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par Pierre Murat | 5
A Cannes, Kinatay a obtenu le Prix de la mise en scène. Choix judicieux (bravo au jury d'Isabelle Huppert), récompense courageuse pour ce film à l'étonnante rigueur et à l'extrême audace. Car ce massacre - c'est ce que signifie kinatay en philippin -, Mendoza aurait pu le filmer avec mesure. Flatter notre goût pour le bon goût. Miser sur la sacro-sainte épure. Reléguer en coulisses - hors champ - l'horreur et l'ignominie.
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A Cannes, Kinatay a obtenu le Prix de la mise en scène. Choix judicieux (bravo au jury d'Isabelle Huppert), récompense courageuse pour ce film à l'étonnante rigueur et à l'extrême audace. Car ce massacre - c'est ce que signifie kinatay en philippin -, Mendoza aurait pu le filmer avec mesure. Flatter notre goût pour le bon goût. Miser sur la sacro-sainte épure. Reléguer en coulisses - hors champ - l'horreur et l'ignominie.
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par Samuel Douhaire | 2
Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître le talent de Brillante Mendoza. Mais l'ampleur des plans-séquences, le travail extraordinaire sur la bande-son qui impressionnaient tant dans John John et Serbis virent à la pose auteuriste dans le contexte d'une série B trash comme Kinatay. Les performances techniques du réalisateur philippin tournent ici à vide, à l'instar du voyage en minibus dans les rues de Manille, filmé à la pauvre lumière des lampadaires. Il ne faut pas cinq minutes - et le trajet en dure une bonne vingtaine ! - pour que l'angoisse se transforme en ennui, puis en agacement.
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Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître le talent de Brillante Mendoza. Mais l'ampleur des plans-séquences, le travail extraordinaire sur la bande-son qui impressionnaient tant dans John John et Serbis virent à la pose auteuriste dans le contexte d'une série B trash comme Kinatay. Les performances techniques du réalisateur philippin tournent ici à vide, à l'instar du voyage en minibus dans les rues de Manille, filmé à la pauvre lumière des lampadaires. Il ne faut pas cinq minutes - et le trajet en dure une bonne vingtaine ! - pour que l'angoisse se transforme en ennui, puis en agacement.
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par Léo Soesanto | 4
Acuité documentaire sur son pays et obsession des corps. Le prolifique Philippin s'aventure sans se renier dans le film d'horreur.
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Acuité documentaire sur son pays et obsession des corps. Le prolifique Philippin s'aventure sans se renier dans le film d'horreur.
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par Jean-Nicolas Berniche | 3
Alors que la première partie du film, déjà suffocante, étire sans cesse le temps, la seconde, au paroxysme de l'horreur, se complaît dans un voyeurisme excessif, certaines scènes frôlant l'insoutenable. On peut être fasciné par la maîtrise filmique de Mendoza, sa direction d'acteurs, la bande-son incroyable, mais ses choix de cinéma, troublants, laissent songeur. Comment recommander ‘Kinatay', alors que personne ne sortira indemne de ce cauchemar ?
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Alors que la première partie du film, déjà suffocante, étire sans cesse le temps, la seconde, au paroxysme de l'horreur, se complaît dans un voyeurisme excessif, certaines scènes frôlant l'insoutenable. On peut être fasciné par la maîtrise filmique de Mendoza, sa direction d'acteurs, la bande-son incroyable, mais ses choix de cinéma, troublants, laissent songeur. Comment recommander ‘Kinatay', alors que personne ne sortira indemne de ce cauchemar ?
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par Stéphanie Lamôme | 5
Un voyage au bout de l'enfer, ça s'éternise, et Mendoza nous fait prendre toute la mesure de la distance parcourue.
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Un voyage au bout de l'enfer, ça s'éternise, et Mendoza nous fait prendre toute la mesure de la distance parcourue.
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par Christophe Narbonne | 1
Là réside l'imposture de Mendoza : dans cette façon crétine, amatrice, de faire passer l'absence de contenu pour quelque chose de profond et de signifiant.
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Là réside l'imposture de Mendoza : dans cette façon crétine, amatrice, de faire passer l'absence de contenu pour quelque chose de profond et de signifiant.
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par Eric Libiot | 4
Unité de lieu, de temps et d'action pour une chronique caméra à l'épaule, qui mêle la banalité à la violence, la fluidité du récit à des ruptures dramatiques étonnantes. Mendoza est assurément un cinéaste et sa prolixité n'a d'égale que sa capacité à ne jamais laisser indifférent. Tant mieux.
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Unité de lieu, de temps et d'action pour une chronique caméra à l'épaule, qui mêle la banalité à la violence, la fluidité du récit à des ruptures dramatiques étonnantes. Mendoza est assurément un cinéaste et sa prolixité n'a d'égale que sa capacité à ne jamais laisser indifférent. Tant mieux.
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L'actualité cinéma...
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