Mademoiselle Chambon

  »  La revue de presse

par Thomas Sotinel | 4

Stéphane Brizé signe un film d'une grande délicatesse, au plus près de la vérité des sentiments.
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par Juliette Bénabent | 4

Au lieu d'une austérité froide, cette épure fait éclore une rare délicatesse. Ainsi, lors de ce repas familial où Jean regarde si intensément Mlle Chambon que sa femme (Aure Atika, qui confirme tout son talent) le regarde à son tour et comprend tout... Pas une ligne de dialogue, presque pas de mouvement, et tout est dit. Le film de Stéphane Brizé est à l'image de cette scène, qui joue sur l'étirement du temps pour faire jaillir l'émotion. En leur imposant la frugalité, le cinéaste façonne ses personnages en funambules que l'on regarde avancer, conscients du vide sous leurs pieds.
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par Louis Guichard | 2

Les pudeurs immobiles de Vincent Lindon et de Sandrine Kiberlain sont donc filmées avec une dévotion transie. Il ne demande pas mieux, elle ne rêve que de ça, mais ils s'effleurent à peine, et Stéphane Brizé est déjà en plein recueillement. Mademoiselle Chambon est pétri de la présomption qu'en ajoutant du moins à du moins on obtiendra du plus. Or non seulement cela donne un cinéma étale, exigu, mais, très vite, toute cette retenue devient encombrante, cette modestie, prétentieuse, et ce minimalisme, du faux chic, du non-style. Quitte à célébrer l'infime et l'inaccompli, il aurait fallu le faire jusqu'au bout - c'était la grandeur d'In the mood for love, de Wong Kar-wai, qui, paradoxalement, s'autorisait toutes les folies formelles.
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par Service Ciné | 4

Histoire d'adultère a priori banale, rendue singulière par son traitement sec et subtil.
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par NDLR | 4

Un film tout en finesse magnifiquement interprété par Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon.
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par Roland Hélié | 2

D'une certaine façon, il s'agit là de la charte même du film : ne peser sur rien, évacuer comme nul et non avenu tout ce qui pourrait obérer l'amour, en empêcher la naissance, pour ne faire qu'effleurer, ou suggérer, la climatologie du sentiment amoureux, précipitations, embellies et dépressions. Comme si s'efforcer d'en comprendre le mystère plutôt que les manifestations pouvait compromettre la pudeur et la délicatesse dont ‘Mademoiselle Chambon' semble avoir fait son unique programme.
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par M.S. | 3

Douze ans après « le Septième Ciel » de Benoît Jacquot, Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon ont bien fait de se retrouver.
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par Isabelle Danel | 2.5

... en adaptant (avec Florence Vignon) le roman d'Éric Holder et en le transposant des années 50 à nos jours, il n'évite pas l'écueil d'une intrigue simplissime et un peu datée.
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par Thomas Pietrois-Chabassier | 2

Stéphane Brizé a choisi d'unir Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain (divorcés à la ville) dans ce récit d'un impossible amour, s'amusant à laisser résonner les échos intimes d'une vie de people dans un jeu de comédiens forcément troublé et contraint à une rigueur professionnelle plus aiguë que jamais.
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