Nuits d'ivresse printanière

  »  La revue de presse

par Benoît Basirico | 3

Ce film nocturne et urbain, parfois suffocant, confronte les pulsions des individus à la mélancolie d'une mégalopole et livre quelques moments fortement émouvants, comme cette séquence de Karaoké où s'épanche la tristesse par un chant mêlé de larmes. Lou Ye signe avec 'Nuits d'ivresse printanière' une véritable tragédie sur les obsessions amoureuses.
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par Vincent Malausa | 4

Chaque image du film porte le poids de la clandestinité à laquelle semble condamné le "survivor" de la nouvelle vague chinoise : banni jusqu'en 2011 par le Bureau du film chinois, Lou Ye a filmé ce spleen d'une noirceur sans fond pour trois fois rien et à l'aide d'une petite caméra numérique dans les rues de Nankin, la capitale du Sud.
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par Fabrice Leclerc | 4

Dans un parti pris de lenteur et de sentiments diffus, le réalisateur offre un road movie du désir, plus méditatif que réellement sulfureux, un film incroyablement poétique et aérien.
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par Christophe Chadefaud | 1

Si le désir est un tourbillon des sens, il y a quelque chose qui coince dans le trio rapiécé de Lou Ye. On croira à la jalousie d'une femme trompée. Pour ce qui est de l'obsession de la chair ou de la psychologie des personnages qui semblent errer sans âme, on repassera. Dommage, c'était quand même son sujet. Meilleur scénario à Cannes ? Incompréhensible.
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par Eric Libiot | 3

Il aime le mouvement, les corps et les regards plus que les mots et la psychologie, il sait saisir une scène mais se regarde parfois trop filmer, pris dans une euphorie libératrice alors que le sujet nécessiterait une plus grande densité dramatique. Il y a cependant des moments magnifiques.
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par Thomas Sotinel | 3

Tourné sans autorisation, en images numériques, Nuits d'ivresse printanière conserve la force documentaire commune à nombre de films chinois du moment. On circule de restaurants minables en boîtes de travestis, de clubs électro en magasins de mode. Mais ce monde reste un peu vide.
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par Louis Guichard | 4

Le film capte les sensations fugaces d'une balade sans horizon entre amoureux dés­accordés, l'errance du désir, le sentiment d'incomplétude et d'égarement qui rattrape le trio.
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par M.S. | 3

Privé de financement et de distribution par les autorités de son pays, Lou Ye («Une jeunesse chinoise») signe un film courageux dans sa fabrication, fiévreux dans sa forme, avec un dénouement bouleversant.
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par Vincent Ostria | 4

Un mélo charnel et sensuel tourné à l'arrache à Nankin. Romantique et frénétique.
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par Didier Roth-Bettoni | 2.5

Ces images volées, pressées, arrachées à la nuit où le pouvoir chinois aurait voulu les maintenir, font de Nuits d'ivresse... un film clandestin sur des amours clandestines car homosexuelles. Mais ce contexte oppressant et essentiel ne saurait pour autant expliquer à lui seul les choix esthétiques et narratifs d'un cinéaste cinéphile.
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