Hors-la-loi

  »  La revue de presse

par Gaël Le Bellego | 4

On peut reprocher au cinéaste une « romantisation » du FLN, même s'il n'élude pas ses excès (les meurtres à la cordelette, dont un sur fond de Bill Haley !), et s'il dénonce le totalitarisme parfois aveugle de la cause (le personnage de Saïd). Mais son souffle épique, le trio d'acteurs parfaits et les décors en studio évitent à « Hors-la-loi » le didactisme du film historique qu'on montre au lycée, pour rester - c'est déjà pas mal - un must du divertissement intelligent.
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par Frédéric Bas | 2

Le problème, c'est que le scénario qui va déployer cette bonne hypothèse de départ va suivre la voie toute tracée d'un imagerie d'Epinal, une histoire familiale édifiante avec trois frères scénaristiquement ultra-bookés : Abdelkader, l'inflexible (Bouajila) incarne la lutte idéologique qui ne souffre aucun compromis ; Messaoud, l'aîné qui doute, dont l'expérience comme soldat en Indochine prépare le combat anti-colonial aux côtés de son frère à Paris ; enfin, Saïd (Debbouze), le cadet apolitique qui préfère l'intégration en France par le Milieu (proxénétisme, boxe, business en tout genre) plutôt que par la grande porte révolutionnaire.
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par Xavier Leherpeur | 2

Filmé - sans parvenir hélas à se hisser au niveau de ses modèles - à la manière d'un film noir entre Lang et Melville, Hors-la-loi manque de souffle épique. Ses héros manquent de cette dimension romanesque qui eût suscité soit l'empathie, soit la détestation, mais en tout cas une émotion. Celle-là même qui manque de bout en bout et eût réchauffé cette fresque quelque peu froide.
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par Thomas Sotinel | 2.5

Pour raconter la douleur de la lutte pour l'indépendance algérienne, Rachid Bouchareb a choisi le cinéma ultra-classique. Les tribulations de trois frères (Jamel Debbouze, Sami Bouajila et Roschdy Zem) de 1945 à 1961, sont soumises aux contraintes du studio, au risque de perdre leur vitalité.
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par Jacques Morice | 4

Les épisodes s'enchaînent vite, implacables. Le film devient d'autant plus poignant que les personnages, machines de guerre ou gangster, se doivent de réprimer toute émotion. Sami Bouajila, intransigeant fiévreux, et Roschdy Zem, humain malgré lui, donnent beaucoup d'intensité à leur sacrifice. « Qui a gagné ? » demande, à un moment, le colonel Faivre (Bernard Blancan), un flic intelligent qui finit en barbouze infâme. Les cadavres, répond Bouchareb. Il est rare d'avoir sur un mouvement de libération une vision aussi sombre et glaçante.
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par Samuel Douhaire | 2

C'est sûr, les scènes d'action ont de l'allure - elles étaient, déjà, très convaincantes dans Indigènes. Mais, cette fois, Rachid Bouchareb les noie dans un cours d'histoire à la fois superficiel et poussif. Hors-la-loi, c'est la guerre d'Algérie façon zapping : dix minutes pour le massacre de Sétif, cinq minutes pour la Toussaint rouge de 1954, dix minutes pour la rivalité entre le FLN et le MNA...
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par P.V. | 2

C'est du cinéma carré (un peu trop, parfois, à voir l'interprétation un peu amidonnée de Sami Bouajila), avec une charpente classique ponctuée de scènes d'action et de virgules sentimentales. Polémique ou pas, le grand public devrait y trouver son compte.
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par S. Kaganski | 2

La guerre d'Algérie du point de vue de FLN dans une fresque un peu simpliste.
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par Bernard Achour | 2.5

À l'arrivée, il reste une tranche de cinoche joliment ripoliné, pas désagréable à suivre au demeurant mais néanmoins à des années-lumière du Il était une fois en Algérie, du Independence Now ou du Gangs of Sétif qu'un Leone, un Coppola ou un Scorsese auraient pu tirer de la même histoire.
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