par David Morelli | 3
Si l'on peut regretter le traitement auteuriste de Hanneke pour aborder un tel sujet, on ne peut par contre qu'être fasciné par l'épure de sa mise en scène, transcendée par une sublimes photo en noir en blanc (des plans comme des tableaux) et une direction d'acteurs parfaite; en particulier les enfants, tétanisants de froideur. L'indicible violence qui se cache dans leur regard renvoie, dans un troublant écho d'idées, à celle du "Village des damnés".
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Si l'on peut regretter le traitement auteuriste de Hanneke pour aborder un tel sujet, on ne peut par contre qu'être fasciné par l'épure de sa mise en scène, transcendée par une sublimes photo en noir en blanc (des plans comme des tableaux) et une direction d'acteurs parfaite; en particulier les enfants, tétanisants de froideur. L'indicible violence qui se cache dans leur regard renvoie, dans un troublant écho d'idées, à celle du "Village des damnés".
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par Vincent Malausa | 1
Le pire est que rien ici n'est dit qui n'ait été traité avant lui, de manière admirablement plus modeste et puissante (Le Village des damnés est partout). Au fond, la rigidité pontifiante du vieux papy moisi ne cache rien d'autre que ça : sa peur-panique de voir fondre sa carapace de vieux sage, dissimulant un petit prédicateur impuissant, sénile et pathétique.
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Le pire est que rien ici n'est dit qui n'ait été traité avant lui, de manière admirablement plus modeste et puissante (Le Village des damnés est partout). Au fond, la rigidité pontifiante du vieux papy moisi ne cache rien d'autre que ça : sa peur-panique de voir fondre sa carapace de vieux sage, dissimulant un petit prédicateur impuissant, sénile et pathétique.
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par Thomas Sotinel | 4
Plus Le Ruban blanc avance, plus les affrontements prennent un tour violent - le pire d'entre eux met aux prises le docteur et sa gouvernante, il ne passe que par les mots, il est presque insupportable. Mais, en même temps, ils se font de plus en plus dérisoires puisque l'on sait qu'à partir de l'été suivant des millions d'Européens, et par conséquent des dizaines d'hommes du village, vont mourir à la guerre. Plus qu'une prophétie a posteriori sur le nazisme dont il aurait montré les prémices, Le Ruban blanc, film terrible et pourtant élégant, apparaît comme une espèce de préface aux horreurs de tout le XXe siècle.
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Plus Le Ruban blanc avance, plus les affrontements prennent un tour violent - le pire d'entre eux met aux prises le docteur et sa gouvernante, il ne passe que par les mots, il est presque insupportable. Mais, en même temps, ils se font de plus en plus dérisoires puisque l'on sait qu'à partir de l'été suivant des millions d'Européens, et par conséquent des dizaines d'hommes du village, vont mourir à la guerre. Plus qu'une prophétie a posteriori sur le nazisme dont il aurait montré les prémices, Le Ruban blanc, film terrible et pourtant élégant, apparaît comme une espèce de préface aux horreurs de tout le XXe siècle.
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par Pierre Murat | 5
Que deviendront-ils, vingt ans, trente ans plus tard, ces enfants brisés au nom du bien ? Quand on les quitte, omniprésents et silencieux, ils ressemblent à un inquiétant choeur antique - comme les gamins blonds aux yeux vides d'un vieux film de SF en noir et blanc, Le Village des damnés. Le Ruban blanc (Palme d'or du dernier festival de Cannes) est lui aussi tourné en noir et blanc (superbe, signé Christian Berger). Une angoisse sourde naît de ces plans-séquences où tout semble constamment caché - derrière des portes closes et des esprits verrouillés. Mais sous son apparente austérité, la fureur y brûle. Haneke filme magistralement la noirceur qui s'infiltre dans les coeurs. D'où elle ne s'évadera plus.
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Que deviendront-ils, vingt ans, trente ans plus tard, ces enfants brisés au nom du bien ? Quand on les quitte, omniprésents et silencieux, ils ressemblent à un inquiétant choeur antique - comme les gamins blonds aux yeux vides d'un vieux film de SF en noir et blanc, Le Village des damnés. Le Ruban blanc (Palme d'or du dernier festival de Cannes) est lui aussi tourné en noir et blanc (superbe, signé Christian Berger). Une angoisse sourde naît de ces plans-séquences où tout semble constamment caché - derrière des portes closes et des esprits verrouillés. Mais sous son apparente austérité, la fureur y brûle. Haneke filme magistralement la noirceur qui s'infiltre dans les coeurs. D'où elle ne s'évadera plus.
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par J.B. Morain | 4
Maniant l'austérité comme un humour à froid cinglant, le cinéaste autrichien fait d'un village allemand du début du siècle un observatoire du mal en germe. Palme d'or 2009.
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Maniant l'austérité comme un humour à froid cinglant, le cinéaste autrichien fait d'un village allemand du début du siècle un observatoire du mal en germe. Palme d'or 2009.
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par Eric Libiot | 5
Maîtrise impressionnante de la mise en scène. Chronique terrible d'un monde phagocyté par la logique des classes et du respect transformé en intolérance. Haneke se défend d'avoir symboliquement filmé l'éveil de la bête immonde décrite par Brecht pour figurer le nazisme. Il n'empêche. C'est bien de cela qu'il s'agit aussi. Et de brillante manière, si l'on peut dire.
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Maîtrise impressionnante de la mise en scène. Chronique terrible d'un monde phagocyté par la logique des classes et du respect transformé en intolérance. Haneke se défend d'avoir symboliquement filmé l'éveil de la bête immonde décrite par Brecht pour figurer le nazisme. Il n'empêche. C'est bien de cela qu'il s'agit aussi. Et de brillante manière, si l'on peut dire.
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par Mathieu Menossi | 5
La sévérité de la mise en scène et la longueur du récit (près de 2h30) pourront malheureusement en dérouter plus d'un, mais 'Le Ruban blanc' confirme la très grande maîtrise de Michael Haneke à tous les niveaux de la réalisation, de l'écriture à la photographie, en passant par un casting époustouflant. Une véritable leçon.
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La sévérité de la mise en scène et la longueur du récit (près de 2h30) pourront malheureusement en dérouter plus d'un, mais 'Le Ruban blanc' confirme la très grande maîtrise de Michael Haneke à tous les niveaux de la réalisation, de l'écriture à la photographie, en passant par un casting époustouflant. Une véritable leçon.
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par Isabelle Danel | 5
Tout concourt à faire de ce film aux allures de cauchemar ordinaire une épure, glaçante et sublime.
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Tout concourt à faire de ce film aux allures de cauchemar ordinaire une épure, glaçante et sublime.
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par Marie Sauvion | 3
Ardu, passionnant et discutable, « le Ruban blanc » mérite d'être vu.
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Ardu, passionnant et discutable, « le Ruban blanc » mérite d'être vu.
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par Eric Van Cutsem | 5
Excellente illustration de la hiérarchie villageoise (à l'image de la hiérarchie d'un pays) et des conditions de vie des enfants à l'époque, le film est surtout un approfondissement des épiphénomènes qui conduisent à certains mécanismes sociaux complexes, le tout dans une forme parfaitement maîtrisée, sobre qui renforce l'effet oppressant de l'ensemble.
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Excellente illustration de la hiérarchie villageoise (à l'image de la hiérarchie d'un pays) et des conditions de vie des enfants à l'époque, le film est surtout un approfondissement des épiphénomènes qui conduisent à certains mécanismes sociaux complexes, le tout dans une forme parfaitement maîtrisée, sobre qui renforce l'effet oppressant de l'ensemble.
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par David Morelli | 4
Si l'on peut regretter le traitement auteuriste de Hanneke pour aborder un tel sujet, on ne peut par contre qu'être fasciné par l'épure de sa mise en scène, transcendée par une sublimes photo en noir en blanc (des plans comme des tableaux) et une direction d'acteurs parfaite; en particulier les enfants, tétanisants de froideur.
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Si l'on peut regretter le traitement auteuriste de Hanneke pour aborder un tel sujet, on ne peut par contre qu'être fasciné par l'épure de sa mise en scène, transcendée par une sublimes photo en noir en blanc (des plans comme des tableaux) et une direction d'acteurs parfaite; en particulier les enfants, tétanisants de froideur.
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L'actualité cinéma...
Pour sa première venue au Festival de Cannes, le réalisateur noir américain Lee Daniels a demandé à Nicole Kidman...
