par Olivier Pélisson | 3
Dans la peau de cette femme éteinte qui dépasse tout ce qu'elle aurait pu imaginer, Isabelle Huppert excelle, sans forcer le trait, entre blessure et apaisement, accompagnée d'un acteur qui manque au cinéma, Jean-Hugues Anglade, ici brillant dans la retenue, au second plan. Ils font vibrer ce voyage intérieur et géographique inédit, épaulés par la photographie dense de Caroline Champetier, qui saisit par sa force plastique, sans jamais jouer la carte postale.
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Dans la peau de cette femme éteinte qui dépasse tout ce qu'elle aurait pu imaginer, Isabelle Huppert excelle, sans forcer le trait, entre blessure et apaisement, accompagnée d'un acteur qui manque au cinéma, Jean-Hugues Anglade, ici brillant dans la retenue, au second plan. Ils font vibrer ce voyage intérieur et géographique inédit, épaulés par la photographie dense de Caroline Champetier, qui saisit par sa force plastique, sans jamais jouer la carte postale.
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par Jean-Luc Douin | 3.5
Le film, c'est une de ses qualités, va vite. Il est tranchant, aligne des émotions imprévisibles sans s'épancher, sans expliquer. C'est un film sans psychologie, où Benoît Jacquot saisit des états d'âme, ou plutôt une métamorphose d'états d'âme.
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Le film, c'est une de ses qualités, va vite. Il est tranchant, aligne des émotions imprévisibles sans s'épancher, sans expliquer. C'est un film sans psychologie, où Benoît Jacquot saisit des états d'âme, ou plutôt une métamorphose d'états d'âme.
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par Aurélien Ferenczi | 4
Rencontres de hasard, amitiés fidèles (Jean-Hugues Anglade, d'une grande justesse) et mini-coup de théâtre concourent peu à peu à l'apaisement. Le cinéaste semble contempler cette métamorphose avec la même sidération que le spectateur : le périple qu'il donne à voir est aussi celui d'une immense actrice s'appropriant un personnage, le conduisant haut dans l'éther pour mieux le ramener sur terre, parmi nous.
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Rencontres de hasard, amitiés fidèles (Jean-Hugues Anglade, d'une grande justesse) et mini-coup de théâtre concourent peu à peu à l'apaisement. Le cinéaste semble contempler cette métamorphose avec la même sidération que le spectateur : le périple qu'il donne à voir est aussi celui d'une immense actrice s'appropriant un personnage, le conduisant haut dans l'éther pour mieux le ramener sur terre, parmi nous.
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par Vincy | 3
Villa Amalia peut indifférer ou charmer. Selon si vous êtes sensibles aux interprétations psychanalytiques, aux images symboliques, aux récits dévertébérés, se laissant porter par une femme instable, insaisissable, indécise, incertaine. Villa Amalia est un film à trois étages. Isabelle Huppert. Les hommes. Le voyage.
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Villa Amalia peut indifférer ou charmer. Selon si vous êtes sensibles aux interprétations psychanalytiques, aux images symboliques, aux récits dévertébérés, se laissant porter par une femme instable, insaisissable, indécise, incertaine. Villa Amalia est un film à trois étages. Isabelle Huppert. Les hommes. Le voyage.
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par S. Kaganski | 3.5
On pourrait comparer son personnage à celui de Dominique Blanc dans L'Autre. Partant d'une même étincelle de jalousie, la femme jouée par Blanc s'enferme en elle-même et en sa névrose alors qu'Ann/Huppert remet tous les compteurs à zéro et se redéploie ailleurs. A l'arrivée, deux performances également magistrales. Mais à l'expérimental de Trividic et Mario Bernard, Jacquot oppose son classicisme mâtiné de modernité sèche.
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On pourrait comparer son personnage à celui de Dominique Blanc dans L'Autre. Partant d'une même étincelle de jalousie, la femme jouée par Blanc s'enferme en elle-même et en sa névrose alors qu'Ann/Huppert remet tous les compteurs à zéro et se redéploie ailleurs. A l'arrivée, deux performances également magistrales. Mais à l'expérimental de Trividic et Mario Bernard, Jacquot oppose son classicisme mâtiné de modernité sèche.
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par Christophe Carrière | 4
Il faut attendre le dernier quart d'heure pour connaître de quoi il retourne exactement. Avant, ceux qui se seront laissé balader par le metteur en scène et sa comédienne (Isabelle Huppert, impec' évidemment) auront approché les effets envoûtants de la solitude.
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Il faut attendre le dernier quart d'heure pour connaître de quoi il retourne exactement. Avant, ceux qui se seront laissé balader par le metteur en scène et sa comédienne (Isabelle Huppert, impec' évidemment) auront approché les effets envoûtants de la solitude.
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par Anne-Claire Cieutat | 4
Femme et gamine, opaque et transparente, contenue et libérée, Isabelle Huppert, plus confiante que jamais sous le regard fraternel de Benoît Jacquot, déconstruit, plan par plan, sa silhouette pour n'en retenir que le noyau dur et non négociable : la part enfantine. Celle qui comme personne fréquenta le gouffre et la faille au cinéma, est ici plus entière et transparente, plus sereine et lumineuse que jamais.
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Femme et gamine, opaque et transparente, contenue et libérée, Isabelle Huppert, plus confiante que jamais sous le regard fraternel de Benoît Jacquot, déconstruit, plan par plan, sa silhouette pour n'en retenir que le noyau dur et non négociable : la part enfantine. Celle qui comme personne fréquenta le gouffre et la faille au cinéma, est ici plus entière et transparente, plus sereine et lumineuse que jamais.
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par Didier Roth-Bettoni | 3.5
Du roman de Pascal Quignard auquel il est très fidèle, Benoît Jacquot a tiré un film qui, à l'instar de son personnage, se dépouille progressivement de ses artifices pour s'ouvrir à l'essentiel : la lumière, l'espace, le silence, la liberté.
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Du roman de Pascal Quignard auquel il est très fidèle, Benoît Jacquot a tiré un film qui, à l'instar de son personnage, se dépouille progressivement de ses artifices pour s'ouvrir à l'essentiel : la lumière, l'espace, le silence, la liberté.
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par Jean-Philippe Tessé | 3
Ca n'est pas vraiment le scoop de l'année, mais Isabelle Huppert est assez fortiche comme actrice, et il n'est pas toujours facile à "Villa Amalia" d'exister à côté d'elle.
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Ca n'est pas vraiment le scoop de l'année, mais Isabelle Huppert est assez fortiche comme actrice, et il n'est pas toujours facile à "Villa Amalia" d'exister à côté d'elle.
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L'actualité cinéma...
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