Precious

  »  La revue de presse

par Martin Gignac | 3

S'il est compréhensible de rester en retrait devant une oeuvre aussi lourde qui aimerait tellement remporter son lot de prix, il est également possible de se laisser atteindre par tant de misère et de tristesse. Bien que manipulateur, l'ouvrage demeure un condensé de souffrance qui ne laisse jamais indifférent, et dont la performance des actrices s'avère impressionnante de bout en bout. Cela donne vraiment le goût de lire le roman de Sapphire.
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par Marc-André Lussier | 3.5

Faut-il s'étonner qu'Oprah Winfrey et Tyler Perry, deux des figures les plus influentes de la communauté afro-américaine, aient mis leur notoriété au service du film de Lee Daniels? Precious: Based on the Novel «Push» by Sapphire fait partie de ces histoires exemplaires qui célèbrent l'affirmation de soi. Et l'affranchissement à travers l'éducation.
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par Mathieu Menossi | 4

A travers son film, en écho au récit de la romancière et poétesse noire américaine Sapphire ('Push') dont il est adapté, Lee Daniels dénonce ce monde qui persiste à s'imaginer "beau", au détriment d'une minorité invisible vouée à disparaître. Et ni Mariah Carey, méconnaissable en assistante sociale, ni les brèves apparitions de Lenny Kravitz en infirmier rédempteur ne viennent enrayer la puissance narrative de ce film bouleversant.
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par Eric Van Cutsem | 4

Formidable leçon d'espoir et d'optimisme, PRECIOUS n'est évidemment pas facile à encaisser pour tous ceux qui se voilent la face sur la cruauté du monde mais, en fin de compte et de vision, c'est bien la vie qui triomphe et qui montre le chemin de la réussite...
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par Thierry Chèze | 5

Trop mélo pour être honnête? Mais demande-t-on au Corniaud d'être mesuré dans les gags? Oui, Precious est un mélo mais un mélo flamboyant. Oui, il raconte une histoire en apparence too much pour être vraie. Mais l'ado séropositive, violée par son père et battue par sa mère qui donne son titre au film, est bien réelle.
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par Thomas Baurez | 1

Comment, en effet, ne pas aimer cette précieuse qui cumule a priori toutes les tares de notre monde moderne? En disant, simplement que la mise en scène de Lee Daniels est aussi finaude qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, et que son scénario additionne tous les écueils du mauvais mélodrame : sensiblerie, pathos...
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par Eric Libiot | 5

Precious est émouvant, dur, souriant, violent. Belle interprétation collégiale.
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par Jean-Luc Douin | 2

Push est devenu un film, qui a adopté comme titre le prénom de son héroïne. Surprenant Grand Prix au Festival du film indépendant de Sundance, plébiscité aux Oscars, Precious, hélas, n'est pas à la hauteur de ce que l'on pouvait espérer de cette transposition à l'écran. Tout y est lourd, gonflé de rêves au maniérisme gay, tapageur dans l'évocation de la violence, sans regard ni émotion, à l'exception du face-à-face final entre la mère indigne et sa fille rebelle.
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par Jacques Morice | 4

Une fille noire, pauvre, obèse, abusée par son père, mère à 16 ans de deux enfants nés des viols... En France, on parlerait de Zola ; aux Etats-Unis, de Richard Wright ou de Toni Morrison. De cette dernière, la poétesse Sapphire s'est inspirée, pour son premier roman, Push, petit phénomème littéraire dont est tiré Precious, triomphe cinématographique outre-Atlantique. Un film à faire pleurer dans les chaumières ? Justement, non. Precious tire sa sève du ­refus du misérabilisme. Il est violent, stimulant. Rien n'est fait pour qu'on s'apitoie sur l'héroïne, inerte, guère attachante.
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par Pierre Murat | 2

Du Zola, écrit Jacques Morice ? Ah non ! Juste un psy-show XXL... Auquel il manque -mais c'est, hélas, de plus en plus rare- un artiste, un vrai, qui réfléchirait à la portée de ses images. Et qui aurait un peu honte, alors, de conclure ses deux heures d'hystérie spectaculaire par un happy end moralisateur, destiné à rassurer son spectateur traumatisé... Bref, avec Lee Daniels, on est dans la complaisance, avec le réalisme pour ex­cuse et le compassionnel pour alibi.
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par M.S. | 3

Nominé six fois aux Oscars, ce film extrêmement éprouvant se révèle aussi énergique, engagé, naïf, déprimant et surchargé.
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par S. Kaganski | 3

Les mésaventures d'une ado d'Harlem. Porté par ses actrices, mais plombé par les effets de manche du réalisateur.
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par Didier Roth-Bettoni | 4

Le talent de cinéaste-DJ de Lee Daniels, qui pourrait être clinquant mais ne l'est (presque) jamais, est tout aussi virtuose dans sa manière de mixer les musiques, les ambiances visuelles ou des comédiens venus d'univers différents : débutante en tête d'affiche, pop et rock-stars en seconds rôles (Mariah Carrey, Lenny Kravitz), vedettes télé, acteurs de caractère (l'incroyable Mo'Nique)..., tous également parfaits.
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par Gael Golhen | 0

On connaissait le torture porn (Hostel, Saw et toute cette frange du cinéma US qui exploite la torture), Daniels invente le social porn. Une façon pornographique et archicomplaisante de mettre en scène la violence et la pauvreté, en balançant à la gueule du spectateur les traumas les plus pathétiques avec force clichés et autres atmosphères de sexploitation gothique rances. Precious ? Ridicule !
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par Vincent Malausa | 2

A priori, "Precious" a tout pour nous déplaire : pluggé sur l'imaginaire empesé d'un certain ciné indie se contentant de prendre le contre-pied d'Hollywood, le film de Lee Daniels est ce qu'on appelle avec une certaine horreur une bête de concours...
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