Crazy Heart

  »  La revue de presse

par Helen Faradji | 3

... «Crazy Heart» ne serait rien sans Jeff Bridges. Réinventant son propre personnage du «Big Lebowski», mais dans une version plus trash, plus sudiste et beaucoup moins nonchalante, il est la colonne vertébrale de ce film inégal mais sincère. Un peu à la manière de Mickey Rourke l'an dernier dans «The Wrestler», il habite avec justesse et vérité chaque plan de cette oeuvre que l'on sent conçue comme un véhicule pour son talent. Grand bien en ont pris aux producteurs (parmi lesquels l'acteur Robert Duvall) et au réalisateur, puisque de cette rencontre entre un rôle et un acteur naît un moment de cinéma attachant et authentique.
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par Sylvie St-Jacques | 3.5

Malgré un scénario prévisible - un chanteur de 58 ans qui empoigne sa bouteille de Jack le matin et une maman d'un gamin le soir, ça ne peut que mal tourner -, Crazy Heart impose fièrement son esprit country sans jamais sombrer dans le pathétique ou, pire, le quétaine. La qualité du jeu des acteurs y est pour beaucoup. Outre Gyllenhaal et Bridges, Colin Farrell fait un passage bref mais efficace dans les habits de scène de Tommy Sweet, étoile montante de Nashville, qui voue un culte à Blake, son aîné et mentor qui chante en première partie de ses concerts.
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par Karl Filion | 3

Le jeu des acteurs de soutien est lui aussi rehaussé; autant Colin Farrell, étonnant de naturel, que Maggie Gyllenhaal, humaine et sensible, séduisent à chaque instant grâce à des personnages crédibles et forts. Dommage que le récit ne soit pas plus audacieux. Reste que Crazy Heart est un film qui, s'il est modeste, demeure réussi; un film qui a la force de ses qualités et qui minimise ses défauts. Soyons honnête : c'est déjà un succès.
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par Véronique Trouillet | 4

Certains films brillent par le jeu de leurs acteurs. Crazy Heart est de ceux-là.
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par Eric Libiot | 1

On accordera cette étoile au seul Jeff Bridges, très à l'aise en chanteur de country alcoolique décidé à se refaire une santé. Le film, lui, est convenu.
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par Thomas Sotinel | 3

Le plaisir de Crazy Heart ne réside pas dans cette intrigue assez prévisible, plutôt dans le spectacle de la vie au jour le jour de Bad Blake, tel que l'a inventée Jeff Bridges. Musicien plus que compétent, l'acteur n'a aucun mal à donner vie aux chansons qu'ont composées pour lui T-Bone Burnett (collaborateur d'Elvis Costello, de Bob Dylan et des frères Coen, entre autres), et Stephen Bruton. Comme un vrai album de country, le film est ponctué de duos, avec Maggie Gyllenhaal, toujours aussi intelligente, bien sûr, mais aussi avec Robert Duvall et Colin Farrell. Le premier incarne un tenancier de bar texan qui assure à Bad Blake un peu de sécurité de l'emploi. Le comédien irlandais joue un élève du vieux musicien devenu plus fameux que son maître, et désormais en position de lui faire la charité.
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par Jérémie Couston | 3

« J'ai joué malade, ivre, divorcé et en cavale. De toute ma vie, je n'ai jamais loupé un concert. » Le coup du chanteur de coun­try sur le retour, alcoolo pour oublier ses quatre mariages foirés et sa carrière en berne et qui reprend goût à la vie en tombant amoureux d'une jeunesse, on nous l'a déjà fait. Les perdants magnifiques, les histoires de rédemption, Hollywood en raffole, surtout à la veille des Oscars. Pourtant, dès qu'on fait la connaissance de Bad Blake (génial pseudo !), on oublie sur le champ ses préventions.
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par H.L. | 4

Grâce à la performance de Jeff Bridges, à l'authenticité de la musique, ce road-movie ne verse ni dans le pathétique ni dans le sentimentalisme. A déguster sans modération.
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par Jacky Goldberg | 4

Un vieux chanteur de country alcoolique entrevoit le bout du tunnel en s'éprennant d'une jeune journaliste. Un écrin en or pour un Jeff Bridges très inspiré.
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par Gérard Delorme | 4

Ce premier film d'un acteur passé à la réalisation est littéralement porté par ses deux interprètes principaux : Maggie Gyllenhaal, généreuse et brave en mère célibataire qui veut encore tenter sa chance avec un homme pourtant prénommé Bad, et Jeff Bridges, qui a l'air d'être né pour ce rôle conflictuel opposant le charme et la douceur à l'irresponsabilité et l'autodestruction.
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par Pascale Bodet | 3

Pour faire vrai, authentique, pour que le moindre détail "sente le vécu", tout le monde a "bien bossé". "Crazy heart" est le contraire de "Black snake moan", émanation démesurée d'un blues électrifié.
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