par Martin Gignac | 3
Pour apprécier «Bad Lieutenant : Port of Call New Orleans» à sa juste valeur, il faut absolument oublier le précédent essai de Ferrara et même la filmographie d'Herzog. Bien que saoulant et manquant parfois de cohérence, le résultat se délecte au second degré, puisant sa source auprès de la composition désinvolte de Cage dans sa représentation d'une société parfaitement consciente de sa décadence et qui ne fait même plus d'effort pour s'en sortir. Quand tout va mal, la seule façon de garder le moral est d'en rire.
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Pour apprécier «Bad Lieutenant : Port of Call New Orleans» à sa juste valeur, il faut absolument oublier le précédent essai de Ferrara et même la filmographie d'Herzog. Bien que saoulant et manquant parfois de cohérence, le résultat se délecte au second degré, puisant sa source auprès de la composition désinvolte de Cage dans sa représentation d'une société parfaitement consciente de sa décadence et qui ne fait même plus d'effort pour s'en sortir. Quand tout va mal, la seule façon de garder le moral est d'en rire.
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par Marc-André Lussier | 2.5
Or, tout cela tourne un peu à vide. Même si Herzog affirme à qui veut l'entendre que ce film n'est pas du tout un remake de celui de Ferrara, l'utilisation du titre, et le crédit donné aux auteurs originaux, forcent le spectateur à tirer des traits de comparaisons. Sur ce plan, ce nouvel opus ressort grand perdant. Ferrara nous entraînait dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine et faisait écho à un vrai questionnement. Herzog se contente de proposer un drame policier comme il en existe tant d'autres, interprété, il est vrai, par une distribution de haut vol.
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Or, tout cela tourne un peu à vide. Même si Herzog affirme à qui veut l'entendre que ce film n'est pas du tout un remake de celui de Ferrara, l'utilisation du titre, et le crédit donné aux auteurs originaux, forcent le spectateur à tirer des traits de comparaisons. Sur ce plan, ce nouvel opus ressort grand perdant. Ferrara nous entraînait dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine et faisait écho à un vrai questionnement. Herzog se contente de proposer un drame policier comme il en existe tant d'autres, interprété, il est vrai, par une distribution de haut vol.
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par Laurent Djian | 4
Herzog en tire un ovni abstrait, halluciné, embrumé, parfois tordant, qui dézingue les codes du polar hollywoodien convenu. L'ambiance qu'il dépeint d'une Nouvelle-Orléans post-Katrina convainc également. Plus qu'un film, c'est un trip, où Nicolas Cage bourré de tics en fait des caisses et nous régale.
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Herzog en tire un ovni abstrait, halluciné, embrumé, parfois tordant, qui dézingue les codes du polar hollywoodien convenu. L'ambiance qu'il dépeint d'une Nouvelle-Orléans post-Katrina convainc également. Plus qu'un film, c'est un trip, où Nicolas Cage bourré de tics en fait des caisses et nous régale.
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par Julien Welter | 3.5
Doux dingue notoire, Herzog façonne le "mauvais lieutenant" à son image grâce à l'acteur Nicolas Cage. Le personnage est toujours aussi déjanté mais il est également drôle. Hélas, cet autoportrait aux meilleures intentions pédale dans la semoule quand il s'agit de se colleter avec l'intrigue policière.
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Doux dingue notoire, Herzog façonne le "mauvais lieutenant" à son image grâce à l'acteur Nicolas Cage. Le personnage est toujours aussi déjanté mais il est également drôle. Hélas, cet autoportrait aux meilleures intentions pédale dans la semoule quand il s'agit de se colleter avec l'intrigue policière.
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par Jacques Mandelbaum | 4
Si ce Bad Lieutenant est un remake, ce serait donc celui de Nosferatu, remake plus convaincant que celui déjà réalisé par Herzog en 1979 avec Klaus Kinski. Cet oeil européen qui fixe du fin fond de l'expressionnisme allemand la décadence de l'Empire à travers le corps d'un mort-vivant hollywoodien confère au film une dimension visionnaire, poétique autant que politique.
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Si ce Bad Lieutenant est un remake, ce serait donc celui de Nosferatu, remake plus convaincant que celui déjà réalisé par Herzog en 1979 avec Klaus Kinski. Cet oeil européen qui fixe du fin fond de l'expressionnisme allemand la décadence de l'Empire à travers le corps d'un mort-vivant hollywoodien confère au film une dimension visionnaire, poétique autant que politique.
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par Samuel Douhaire | 3
Entre deux scènes d'enquête, tournées avec indolence, l'auteur de Fitzcarraldo réussit quelques visions hallucinées dont il a le secret ; un accident de voiture provoqué par un alligator (!) et un très gros plan sur un iguane, aux sons d'un blues... Mais, au concours du « qui sera le plus délirant », Herzog est battu par Nicolas Cage à qui il semble avoir donné carte (et poudre !) blanche. L'acteur s'amuse à surjouer la défonce au crack ou le sadisme d'un tortionnaire, plus burlesque qu'inquiétant.
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Entre deux scènes d'enquête, tournées avec indolence, l'auteur de Fitzcarraldo réussit quelques visions hallucinées dont il a le secret ; un accident de voiture provoqué par un alligator (!) et un très gros plan sur un iguane, aux sons d'un blues... Mais, au concours du « qui sera le plus délirant », Herzog est battu par Nicolas Cage à qui il semble avoir donné carte (et poudre !) blanche. L'acteur s'amuse à surjouer la défonce au crack ou le sadisme d'un tortionnaire, plus burlesque qu'inquiétant.
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par Léo Soesanto | 4
Une non-suite étrange au film d'Abel Ferrara. Un faux polar foutraque mais surtout fou, par le légendaire Werner Herzog.
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Une non-suite étrange au film d'Abel Ferrara. Un faux polar foutraque mais surtout fou, par le légendaire Werner Herzog.
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par Guillaume Loison | 5
Difficile d'imaginer projet plus aberrant : un remake du "Bad Lieutenant" de Ferrara par Werner Herzog, lequel garantit n'avoir jamais vu l'original. Verdict ? Tout aussi aberrant, le résultat est, simplement, génial. Petite leçon de cinéma flibustier.
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Difficile d'imaginer projet plus aberrant : un remake du "Bad Lieutenant" de Ferrara par Werner Herzog, lequel garantit n'avoir jamais vu l'original. Verdict ? Tout aussi aberrant, le résultat est, simplement, génial. Petite leçon de cinéma flibustier.
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par Eric Van Cutsem | 3
Réalisateur de l'extrême, Werner Herzog met ici sa caméra au service d'une histoire policière plutôt classique mais avec un personnage central hors du commun. Il joue de la caméra à l'épaule et de points de vue différents (dans le dos de Terry notamment) pour conférer à l'ensemble un ton étrange, presque irréel, comme sous l'emprise de la drogue.
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Réalisateur de l'extrême, Werner Herzog met ici sa caméra au service d'une histoire policière plutôt classique mais avec un personnage central hors du commun. Il joue de la caméra à l'épaule et de points de vue différents (dans le dos de Terry notamment) pour conférer à l'ensemble un ton étrange, presque irréel, comme sous l'emprise de la drogue.
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par Ruben Nollet | 3.5
'Bad Lieutenant: Escale à la Nouvelle-Orléans' est fascinant dans son excentricité soutenue, le regard tourné sur un home qui perd toute emprise sur la réalité. Et nous sommes ravis de revoir Nicolas Cage une fois de plus dans son élément.
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'Bad Lieutenant: Escale à la Nouvelle-Orléans' est fascinant dans son excentricité soutenue, le regard tourné sur un home qui perd toute emprise sur la réalité. Et nous sommes ravis de revoir Nicolas Cage une fois de plus dans son élément.
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