Agora

  »  La revue de presse

par Vincent Ostria | 2

Si dans son infâme Passion du Christ Mel Gibson chargeait les Juifs de tous les maux, ici Amenábar stigmatise avec la même hargne les chrétiens, présentés comme des intégristes brutaux, hostiles à la science, au paganisme et au judaïsme (il les rend explicitement responsables de l'errance du peuple juif). Un plaidoyer tyrannique pour la tolérance.
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par Mathieu Menossi | 2

Dialogues convenus, mise en scène grandiloquente, le tout badigeonné d'une nappe sonore quasi continue, ce péplum philosophico-politico-religieux reste figé dans une trame bien trop superficielle. Le scénario ne fait qu'effleurer des problématiques autrement plus captivantes pour sombrer dans un jeu d'oppositions grossières et simplistes entre savoir et raison d'un côté, obscurantisme et ambition de l'autre. Décevant.
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par Thomas Baurez | 2

Nous sommes donc ici à Alexandrie en pleine révolution chrétienne (barbares !), période peu compatible avec l'esprit pur et noble d'une belle astronome (Rachel Weisz, convaincante) qui tente de distiller un peu de sagesse dans ce monde de brutes. Pas facile !
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par Thomas Sotinel | 3

Comme ses récents prédécesseurs, Ridley Scott (Gladiator) ou Wolfgang Petersen (Troie), il a voulu renouveler le genre. Agora est un péplum intellectuel. Cette aspiration donne au film un rythme étrange, qui tente de concilier le débat et les combats, le dialogue et le spectacle. Le résultat est gauche souvent, mais presque toujours intéressant. On croirait avoir découvert un livre dans une brocante, sans arriver à deviner s'il s'agit d'un manifeste philosophique, d'une version à rebours de Quo Vadis ou d'un canular.
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par Cécile Mury | 3

Lumineuse, délicate mais déterminée, Hypatie se dresse au centre du gâchis, comme une déesse païenne de la Tolérance et de la Sagesse. Que serait-elle sans la grâce de Rachel Weisz, son beau regard brillant ? La comédienne anglaise porte le film, de bout en bout. Dommage que ses co-interprètes ne soient pas vraiment à la hauteur, du fade Oscar Isaac (Oreste, élève d'Hypatie, puis préfet de la ville) au poupin Max Minghella (l'esclave Davus, « endoctriné » par les chrétiens).
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par NDLR | 3

L'occasion d'un péplum brillant et intelligent où il évoque l'extrémisme religieux dans des décors magnifiquement reconstitués, et ses résonances aujourd'hui.
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par Gael Golhen | 3.5

Certes, le drame intime n'est pas toujours à la hauteur du moment historique. L'essentiel reste qu'à travers cette page d'histoire, le film, lyrique, viscéral, ne parle finalement que du monde contemporain en racontant comment une civilisation stable et raffinée se meurt, rongée par le fanatisme.
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par Julien Abadie | 1

Non content de décalaminer le péplum, le nouvel Amenabar se veut à la fois destin de femme, manifeste quasi athéiste, plaidoyer féministe, vulgarisateur scientifique... sans que jamais rien ne soit en creux, mais toujours attaqué de front. Et avec tous les tics dialectiques de l'étudiant en Deug d'Histoire.
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par Eric Van Cutsem | 3

Et si il est indéniable qu'Amenabar s'en tire plutôt bien vu la complexité du sujet abordé, il n'en reste pas moins que le brassage de nombreux sujets limite un peu la portée de chacun d'entre eux et le spectateur avide d'en savoir plus sur cette époque historique restera un peu sur sa fin...
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par Ruben Nollet | 3.5

'Agora' brasse une série de grands thèmes et l'équilibre n'est pas toujours adéquat entre la grandeur épique (plans du vieux Alexandrie, grandes scènes de foule) et les scènes intimes des personnages hauts en couleur. A certains moments, on a l'impression qu'Amenàbar essaie de compiler en deux heures trois épisodes de 'Rome'.
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