W. - L'improbable Président

  »  La revue de presse

par Karl Filion | 2/5

En abordant tous les thèmes prévisibles (alcoolisme, foi, etc.) et en faisant quelques métaphores et allégories douteuses, Stone demeure dans les sentiers battus en s'assurant de ne froisser personne. L'intervention en Irak est au centre du film, pourtant Stone est si mièvre et mitoyen que quiconque croit quoi que ce soit sur quelconque sujet se verra réconforté dans ses positions, quelles qu'elles soient. Ce n'est pas digne d'Oliver Stone, ni de W. à la limite, que de résumer la vie de l'homme le plus puissant du monde à un consensus. Le scandale est peu probable et les passions sont sauves.
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par Martin Gignac | 3/5

Quoique inégal mais pas dénué d'intérêt, «W.» fait rire lorsqu'il cherche le plus à coller à la réalité. En revanche, c'est lorsque Stone force la dose que l'ensemble tend vers la lourde pièce théâtrale platement réalisée. Le traitement humaniste ne cherche pas absolument à faire réagir comme c'était le cas de son « Natural Born Killers », ce qui est une bonne nouvelle pour les détracteurs du cinéaste. En revanche, les fans du metteur en scène s'attendaient peut-être à quelque chose de plus dérangeant et de plus mémorable.
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par Marc-André Lussier | 3/5

À défaut d'être vraiment instructif, W. reste quand même un film amusant, qu'on regardera même par moments comme s'il s'agissait d'un sketch de Saturday Night Live. Le ton reste en effet caricatural par grands bouts, et certains acteurs n'ont pas l'occasion de se faire valoir au-delà de ce premier degré, notamment Thandie Newton dans sa curieuse personnification de Condoleeza Rice. En revanche, Richard Dreyfuss (Dick Cheney), Toby Jones (Karl Rove), Elizabeth Banks (Laura Bush) et Ellen Burstyn (Barbara Bush) parviennent sans trop de difficulté à évoquer les vrais personnages.
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par Geoffroy | 2/5

W. - L'improbable président d'Oliver Stone n'est pas un film en réaction. Eloigné du pamphlet auquel on aurait pu s'attendre de la part d'un cinéaste clairement engagé à gauche nous nous retrouvons, au contraire, en face d'une oeuvre délibérément lisse, factuellement consensuelle et métaphoriquement caricaturale.
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par Thomas Sotinel | 3/5

Entre ces pastiches filmés de journaux télévisés, Stone veut nous faire passer les portes qui cachent les délibérations des puissants. Il arrive qu'il propose des hypothèses intrigantes, comme le jeu sadomasochiste qui s'installe entre Dick Cheney (Richard Dreyfuss) et George W. Bush, le premier payant par des humiliations à répétition l'influence qu'il exerce sur le second. D'autres épisodes relèvent de la télévision satirique, comme l'entrevue entre Bush et Tony Blair
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par Louis Guichard | 2/5

Concentré sur les numéros mimétiques de ses acteurs, pour la plupart réussis - notamment celui de Josh Brolin, héros de No country for old men -, Oliver Stone manque de fermeté dans la direction qu'il veut donner au film, terminé en queue de poisson. Pas franchement raté, loin d'être accompli, W. semble avoir été conçu trop vite, pour sortir avant la présidentielle, et avec la crainte étrange d'une péremption expresse.
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par Julien Welter | 3/5

Néanmoins, réduit à une crise de famille texane, le drame de « W. » a parfois l'air d'un éisode de Dallas magistralement interprété (Josh Brolin en tête, dans le rôle-titre). Le tout n'est vraiment passionnant qu'à l'orée du conflit irakien, dans la dernière partie.
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par Aurélien Allin | 2/5

S'il observe parfois Bush avec mélancolie (sa relation oedipienne avec George Senior), et en fait davantage un illuminé manipulé qu'un idiot, le cinéaste ne peut s'empêcher de le ridiculiser via des musiques parodiques inutiles ou des scènes manquant cruellement de point de vue (l'étouffement avec le bretzel…). Le tout appuyé par une interprétation lourdement mimétique, un écueil que seul Josh Brolin parvient à éviter.
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par Guillaume Loison | 4/5

La force d'Oliver Stone consiste à jongler entre l'idéal fonceur de Bush junior et celui, rationnel, de Bush senior. C'est évidemment réducteur comme un bon vieux film à thèse des années 70, mais ça a le mérite de l'efficacité.
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