Public Enemies

  »  La revue de presse

par Martin Gignac | 3

Si le metteur en scène sait mieux que quiconque tourner des scènes d'action, ces dernières paraissent ici un peu trop abondantes. Lorsqu'il confrontait Robert De Niro à Al Pacino, ces séquences servaient une trame narrative à la fois simple et complexe. Ce n'est pas nécessairement le cas avec son dernier ouvrage où il cherche parfois à cacher quelques carences scénaristiques sous des rafles de mitraillettes. Cela ne l'empêche toutefois pas d'en mettre plein la vue lors de séquences époustouflantes.
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par Vincent Malausa | 5

Au moment (ou presque) où sort un "Ennemi public" en DVD (Richet), un autre débarque sur les écrans. Le moindre plan de "Public enemies" vient alors nous rappeler combien le diptyque moustachu de Richet demeure un pois chiche à l'aune du chef-d'oeuvre qui se déploie sous nos yeux.
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par Jean-Luc Douin | 5

Johnny Depp est Dillinger, ennemi public n° 1 dans l'Amérique des années 1930. Un film brillant de Michael Mann.
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par Jacques Morice | 4

Ce qui se joue à l'écran re­flète étrangement la réalité de l'action, et vice versa. Les gangsters imitent des modèles (James Cagney pour Baby Face Nelson), oscillent entre la plus grande violence et la romance. Le style de Michael Mann est à l'unisson de cette dualité. Comme toujours très réaliste dans l'action - crépitement des mitraillettes, impact des balles - et charnel - visages, peau filmés de très près. Mais aussi abstrait, limite fantastique.
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par NDLR | 4

Mais, comme d`habitude, Mann a du mal avec les personnages féminins, et Marion Cotillard a un rôle sympathique, mais sans réelle consistance. Peu importe, au fond : le polar picaresque est enlevé, vif, précis. C`est du cinéma électrique.
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par Geoffroy | 4

Public Enemies est un grand film hermétique. Si son futur statut de classique du polar noir américain ne fait aucun doute, l'utilisation de la caméra numérique HD donne un rendu plus froid, plus immédiat et sans doute plus difficile à accepter pour un film d'époque.
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par Jean-Marc Lalanne | 4

Le film est un portrait virulent des fondements du capitalisme d'aujourd'hui, à travers la figure romantique d'un gangster un peu anar.
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par Eric Libiot | 3

Toujours est-il que Public Enemies, engoncé dans un désir de plaire pour mieux répondre à l'appel de l'économie hollywoodienne, qui pardonne rarement deux fois les dérapages, n'affronte jamais la rigueur dramatique à laquelle Mann nous avait habitués. Si le film est formidablement réalisé en une forme agitée et moins géométrique qu'à l'accoutumée, qui dit bien l'époque troublée des années 1930, il ne fait qu'effleurer les possibilités que lui offre son scénario.
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par Normand Provencher | 2

Ce petit jeu du chat et de la souris entre les deux hommes forme le coeur du film. Le seul ennui, c'est que Mann ne réussit jamais à insuffler une âme à ses deux personnages. Un désintérêt grandissant s'installe pour eux et leur chassé-croisé fait de fusillades, de poursuites et d'évasions de prison. Au rayon des films de gangsters, la rivalité entre Kevin Costner et Robert De Niro, respectivement Eliot Ness et Al Capone, dans Les incorruptibles de Brian De Palma, était autrement plus captivante.
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par Caroline Vié | 4

La force de cette chasse à l'homme haletante vient de son ancrage dans une réalité que Michael Mann restitue avec l'exigence d'un documentariste et la force d'un grand cinéaste de fiction. Bien que l'action se déroule dans les années trente, abus de pouvoir et désespoir évoquent une période tout aussi rude mais nettement mois éloignée dans le temps.
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par NDLR | 4

Il ne manque à ce couple d'amants maudits qu'un zeste d'épaisseur psychologique pour devenir mythique, comme Bonnie and Clyde.
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par Gérard Delorme | 4

L'une des principales qualités du film, situé dans un contexte de crise économique, de chômage et de précarité, est son étrange actualité (calculée ou non).
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par Thierry Cheze | 5

Vous ne connaissez pas Dilinger ? Précipitez vous vers cette leçon d'histoire et de cinéma dispensée avec un seul mot d'ordre : le plaisir du spectateur.
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par Eric Van Cutsem | 4

Comme dans toutes biographies (où finalement le fil de l'histoire est connue), ce n'est pas par le scénario que le film brille mais plutôt par une mise en scène solide aux mouvements de caméras ciselés que l'on doit à un spécialiste en la matière, Michael Mann. Comme dans ses autres films (HEAT, COLLATERAL, THE INSIDER), sa mise en scène sert parfaitement son propos et anime l'ensemble du récit d'une dynamique compensant largement un scénario relativement linéaire et simple.
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par Steven Tuffin | 4

La plupart des scènes ne présentent pas de dialogues, à certains moments cruciaux, la bande-son - impressionnante - prend le dessus, et la photographie digitale donne aux années trente un côté presque trop vrai.
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