par Jean-Luc Douin | 3
Reste, face à cette époustouflante démonstration de savoir-faire, un déficit. Les personnages restent des silhouettes, marginaux sympathiques mais désincarnés. Le héros du film, c'est l'ingénieur en prouesses, l'artisan des mécaniques improbables, le manieur de poulies, celui qui récupère, trie, répare, recycle : c'est Jeunet, génial brocanteur, mais dont les pieds nickelés restent graphiques, instruments d'une éblouissante machinerie de divertissement dont la profondeur humaine reste un peu trop opaque.
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Reste, face à cette époustouflante démonstration de savoir-faire, un déficit. Les personnages restent des silhouettes, marginaux sympathiques mais désincarnés. Le héros du film, c'est l'ingénieur en prouesses, l'artisan des mécaniques improbables, le manieur de poulies, celui qui récupère, trie, répare, recycle : c'est Jeunet, génial brocanteur, mais dont les pieds nickelés restent graphiques, instruments d'une éblouissante machinerie de divertissement dont la profondeur humaine reste un peu trop opaque.
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par Jacques Morice | 4
On préfère le Jeunet qui dégaine les revolvers plutôt que les violons (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain). Dans cette farce caustique et joyeuse, il bricole, combine et fignole en connaisseur. De la bonne mécanique, qui tourne bien. Un super train électrique. Un jeu comme Jeunet.
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On préfère le Jeunet qui dégaine les revolvers plutôt que les violons (Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain). Dans cette farce caustique et joyeuse, il bricole, combine et fignole en connaisseur. De la bonne mécanique, qui tourne bien. Un super train électrique. Un jeu comme Jeunet.
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par Aurélien Ferenczi | 2
Hélas, ces «micmacs», montés comme de minutieuses réactions en chaîne, ne sont jamais prenants ni jubilatoires. Quant à l'esthétique si singulière qui a fait la gloire de Jeunet, elle paraît aujourd'hui curieusement usée, comme épuisée. Une inspiration nouvelle est demandée.
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Hélas, ces «micmacs», montés comme de minutieuses réactions en chaîne, ne sont jamais prenants ni jubilatoires. Quant à l'esthétique si singulière qui a fait la gloire de Jeunet, elle paraît aujourd'hui curieusement usée, comme épuisée. Une inspiration nouvelle est demandée.
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par Eric Van Cutsem | 5
Vous vous en doutez, la fable sera bien sûr morale et drôle et fustigera les fabricants d'engins de mort avec tout le plaisir du cinéma de Jeunet et au travers d'un de ces personnages de paumés gentils mais rusés qu'affectionne tout particulièrement le réalisateur. Souvent muet, le film joue plus sur la pantomime et les trognes que sur des discours ravageurs et l'on pense inévitablement à Chaplin, Tati et consorts à chaque scène.
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Vous vous en doutez, la fable sera bien sûr morale et drôle et fustigera les fabricants d'engins de mort avec tout le plaisir du cinéma de Jeunet et au travers d'un de ces personnages de paumés gentils mais rusés qu'affectionne tout particulièrement le réalisateur. Souvent muet, le film joue plus sur la pantomime et les trognes que sur des discours ravageurs et l'on pense inévitablement à Chaplin, Tati et consorts à chaque scène.
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par Ruben Nollet | 4
Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur d'Amélie Poulain' farfouille dans un havresac bien connu mais ce qu'il en sort nous laisse un grand sourire sur le visage.
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Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur d'Amélie Poulain' farfouille dans un havresac bien connu mais ce qu'il en sort nous laisse un grand sourire sur le visage.
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par J.B. Morain | 1
On se dit par exemple, en voyant le pisseux Micmacs à Tire-Larigot (l'image est jaune comme si tout était filmé à travers un verre de pastis sans eau), que Jean-Pierre Jeunet, à force de vouloir élever la “pensée magique” de l'enfance au rang de vertu, a fini par tomber dans le gâtisme et la mièvrerie, mais que cet art psychotique du ressassement des mêmes motifs, allié à la popularité des comédiens (Dany Boon, Yolande Moreau…), a une chance de satisfaire son public.
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On se dit par exemple, en voyant le pisseux Micmacs à Tire-Larigot (l'image est jaune comme si tout était filmé à travers un verre de pastis sans eau), que Jean-Pierre Jeunet, à force de vouloir élever la “pensée magique” de l'enfance au rang de vertu, a fini par tomber dans le gâtisme et la mièvrerie, mais que cet art psychotique du ressassement des mêmes motifs, allié à la popularité des comédiens (Dany Boon, Yolande Moreau…), a une chance de satisfaire son public.
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par Anne-Claire Cieutat | 3
L'artisanat devient art ludique, l'enthousiasme, un credo revendiqué. Au centre de ce dispositif de fortune, le casting pétille : Omar Sy en chantre des expressions de la langue française, Dominique Pinon, en homme-canon obstiné, Jean-Pierre Marielle tout en roublardise sourde, André Dussollier, en méchant sardonique, et surtout Dany Boon, qui fait ici un parfait héros chaplinesque. Du recyclage et du scintillement : une première tentative d'éco-cinéma ?
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L'artisanat devient art ludique, l'enthousiasme, un credo revendiqué. Au centre de ce dispositif de fortune, le casting pétille : Omar Sy en chantre des expressions de la langue française, Dominique Pinon, en homme-canon obstiné, Jean-Pierre Marielle tout en roublardise sourde, André Dussollier, en méchant sardonique, et surtout Dany Boon, qui fait ici un parfait héros chaplinesque. Du recyclage et du scintillement : une première tentative d'éco-cinéma ?
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par M.S. | 3
Jeunet fait du pur Jeunet, quitte à donner parfois l'impression de se répéter. Il n'empêche, même si les personnages manquent un peu de chair pour émouvoir vraiment, on éprouve toujours un vif plaisir à se laisser émerveiller.
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Jeunet fait du pur Jeunet, quitte à donner parfois l'impression de se répéter. Il n'empêche, même si les personnages manquent un peu de chair pour émouvoir vraiment, on éprouve toujours un vif plaisir à se laisser émerveiller.
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par Veronique Le Bris | 2.5
Voilà donc du pur Jeunet, celui qui sait mélanger les époques, colorer ses images, traiter l'anecdotique, bricoler la récup', adopter une naïveté loin d'être enfantine.
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Voilà donc du pur Jeunet, celui qui sait mélanger les époques, colorer ses images, traiter l'anecdotique, bricoler la récup', adopter une naïveté loin d'être enfantine.
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par Julien Abadie | 1
"Micmacs à Tire-larigot" est taillé dans le même costume qu'"Amélie Poulain", mais enfilé à l'envers. Les attentions touchantes de la bonne âme de Montmartre, ses jolies choses de rien, se sont mués en petites crasses de tous les jours. Au secours !
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"Micmacs à Tire-larigot" est taillé dans le même costume qu'"Amélie Poulain", mais enfilé à l'envers. Les attentions touchantes de la bonne âme de Montmartre, ses jolies choses de rien, se sont mués en petites crasses de tous les jours. Au secours !
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L'actualité cinéma...
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