Secret défense

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 6/10

Elle s’appelle Diane. Pour payer ses études de langues orientales, Diane se métamorphose en Lisa. Pour quelques billets déposés sur un coin de table, Lisa joue les prostituées. Comme si le destin s’acharnait, le jour des résultats de fin d’année, son professeur lui refuse la moyenne pour un demi point, un demi point qui scelle un redoublement, et donc un année de plus à jouer les racoleuses. A bout, Diane trouve pourtant un peu de réconfort dans les bras de Jérémy. Une nouvelle vie semble prendre le pas ; jusqu’au jour où Alex, le père de Jérémy, cadre des services secrets français, lui rappelle sa double vie. Plus le choix. Si Diane veut oublier Lisa, il faudra travailler pour l’Etat français.

Il s’appelle Pierre. Pour aider sa mère grabataire, pour financer sa consommation quotidienne, Pierre deale : ventes à l’arraché, planques face aux Stupéfiants. Une vie de errances, sans buts, une identité qui s’efface peu à peu. Fatalement, un jour...
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par Jean-Philippe Gueran | 3

L`interprétation est solide. Gérard Lanvin, Vahina Giocante, Rachida Brakni et Nicolas Duvauchelle sont impeccables.
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par Olivier Pélisson | 3

Le choix de Vahina Giocante et Nicolas Duvauchelle pour les incarner s'avère ainsi payant, car les deux acteurs frôlent les extrêmes avec leur épiderme, et portent avec brio et énergie complémentaire ce divertissement poids lourd. SECRET DEFENSE devrait réconcilier les férus d'aventures documentées, en résonnance à l'actualité, et les amateurs de sensations fortes.
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par Julien Abadie | 1

"Secret défense" souffre d'un mal qui est celui de tout un pan de notre cinéma de genre : voilà un projet courageux, une envie de thriller populaire et ambitieux qui se ratatine tranquillement faute de vraisemblance.
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par Thomas Sotinel | 2

Les flash back en noir et blanc, les changements de plan marqués par un bruit d'air comprimé ne remplissent pas leur fonction. La tension se dissipe, la crédulité et la bonne volonté du spectateur s'épuisent bien avant que l'on rentre dans le vif du sujet. A l'exception de Nicolas Duvauchelle, qui semble jouer dans un autre film, bien plus intéressant, où il serait question de vrais êtres humains, les interprètes se cachent derrière des effets impressionnants, en partie parce que leurs dialogues ne leur offrent guère de prise, tout en les exposant au ridicule.
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par Jérémie Couston | 2

La splendide Vahina Giocante ne parvient pas à rendre crédible son personnage d'apprentie-Nikita-call-girl-étudiante- en-langues-O. Idem pour Nicolas Duvauchelle, à la peine dans son rôle de petit dealer de shit lillois reconverti en djihadiste après un passage en prison. La demi-douzaine de consultants spécialisés en espionnage et en relations diplomatiques employés par Philippe Haïm ont peut-être sauvé le script. Ils n'ont pas transformé le piètre réalisateur des Dalton en Sydney Pollack.
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par MpM | 2

Philippe Haïm s'essaye au film d'espionnage à l'américaine, c'est-à-dire nerveux, haletant et spectaculaire. Hélas, la succession de scènes ultra-courtes et le morcellement artificiel de l'intrigue ne permettent pas au récit de s'installer. La musique tonitruante et répétitive tente de palier l'absence de rythme mais parvient surtout à casser les oreilles du spectateur. Clinquant, moderne… et surtout sans aucune personnalité.
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par Amélie Dubois | 2

Un film d'espionnage visant une efficacité spectaculaire à l'américaine, mais qui n'évite pas une certaine confusion intellectuelle.
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par Emmanuèle Frois | 3

Le cinéaste, qui est également compositeur de musique, a le sens du rythme, scénario bien orchestré, tournage caméra à l'épaule et direction d'acteurs sans fausse note : Lanvin, parfait de froideur et de détachement, Duvauchelle, âme perdue, broyée par la machine terroriste implacable, et Vahina Giocante prête à tout pour survivre…
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par Eric Libiot | 3

Si l'on accepte l'idée selon laquelle une fraîche recrue s'attaque aux pires méchants du monde, il faut reconnaître à Haïm et à ses scénaristes un sens du récit certain et un plaisir à raconter une histoire (pas toujours surprenante, mais solide) qui part de A pour arriver à Z. Cela dit, à Z ça vire au zimporte quoi, avec une fin peu crédible.
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