Intrusions

  »  La revue de presse

par Karine | 1/5

Les intentions du réalisateur paraissent d'ailleurs assez floues. Heureusement que le titre est là pour nous aiguiller car si Bourdieu souhaite ici parler du caractère oppressant des intrusions extérieures et de l'aspect coercitif de certaines relations, il ne parvient guère à illustrer son propos malgré les métaphores lourdement explicites dont il abuse (l'insecte englué, le pilier à abattre) et l'interprétation outrée et mono-expressive de ses comédiens.
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par Jacques Mandelbaum | 2/5

Ouvert sur une note chabrolienne et clôt sur un ton bunuélien, ce film audacieux et d'une inspiration plutôt rare dans la production française ne tient pas pour autant les promesses de la feuille de route qu'il s'est fixée. Le passage de la chronique réaliste à la farce macabre et surréaliste sent un peu le coup de force et laisse le spectateur sur le chemin, tandis que ses interprètes semblent eux-mêmes avoir bien du mal à se convaincre de sa nécessité.
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par Mathilde Blottière | 2/5

Laborieusement, le film aboutit à une longue scène néo-buñuelienne de mascarade finale, censée débrider le récit en le faisant basculer du côté de la jubilation nerveuse, de celle qui suit les moments de grande tension. Dommage qu'il ait manqué la tension en question...
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par Julien Welter | 1/5

Seule Amira Casar a compris le truc, qui joue la servante sur le ton du boulevard.
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par Rémy Batteault | 1/5

Portrait d'une pauvre petite fille riche totalement brindezingue ? D'une relation père-fille particulièrement tordue ? D'une société qui va globalement mal ? Pas de quoi écrire une thèse.
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par B.T. | 2.5/5

Moins brillant et moins vénéneux que Les amitiés maléfiques, ces Intrusions prouvent quand même que Bourdieu trace une voie intéressante et pas très fréquentée dans le cinéma hexagonal.
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par ME Rouchy | 4/5

Monstrueux, manipulateurs autant que manipulés, les héros du dernier Bourdieu ont en commun un bouillonnement intérieur, un désordre interne et un culot qui fi nit par les rendre (très) sympathiques. Noir et loufoque, le film, porté par des acteurs en grande forme (Natacha Régnier, Bruno Podalydès et Amira Casar), est un pied de nez jubilatoire au cinéma prémâché qu'on nous sert trop souvent.
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