Harvey Milk

  »  La revue de presse

par Karl Filion | 4.5

Le scénario de Dustin Lance Black est un rigoureux travail de concision historique et un savant mélange de scènes extrêmement fortes et d'humour. On n'a pas fini d'être émerveillé par les prouesses de Penn et de Van Sant que le scénariste trouve le moyen, grâce à un opportun coup de fil par exemple, de décupler l'émotivité latente que contient déjà son histoire, et ce, même si sa funeste conclusion est connue de tous. Un travail rigoureux et inspiré qui ne passera pas inaperçu.
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par Helen Faradji | 4

Intégrant à son casting de véritables protagonistes de cette tragique épopée mais également quelques acteurs de haut calibre (exception fait de Diego Luna en insupportable amant, Josh Brolin, Emile Hirsch ou, plus surprenant, James Franco sont impeccables), «Milk» se devait surtout de trouver un acteur à la hauteur de la légende qu'il entreprend de revitaliser. Avec Sean Penn, c'est chose faite. Habitant le personnage avec une énergie et une conviction indéniables, malgré quelques tics maniérés agaçants, il façonne un homme aussi farfelu qu'il sait être galvanisant, aussi léger qu'il sait être noble.
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par Marc-André Lussier | 4

Ironie du sort, cet excellent Milk apparaît au moment même où les droits des gais refont surface dans l'actualité californienne. À cet égard, ce film emprunte aussi la forme d'un important devoir de mémoire.
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par Jérôme Momcilovic | 4

Pour qui commençait à tirer un peu la langue devant le sillon chic-arty-gazeux creusé à satiété par Gus Van Sant ces dernières années, l'efficacité limpide de "Harvey Milk" fera l'effet d'un réveil, et rappellera combien l'auteur de "Gerry" est aussi un admirable maître d'oeuvre.
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par Thomas Sotinel | 5

Gus Van Sant retrace avec grand talent l'épopée politique et intime d'un leader homosexuel de San Francisco.
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par Eric Van Cutsem | 4

Non seulement MILK est un film à voir pour son conteste un intérêt historique, mais aussi pour la qualité de la mise en scène qui parvient à s'effacer pour laisser la place à son personnage central et à la superbe interprétation de Sean Penn...
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par Ruben Nollet | 4

Milk et le quartier du Castro étaient symboles d'ouverture totale, un contraste fort avec le reste des Etats-Unis de l'époque, survolés par une vague conservatrice. 'Milk' présente joliment l'ensemble de la situation, sans jamais tomber dans le sentimentalisme à deux balles. En quittant la salle, on est empli d'un sentiment d'espoir, et ce genre de chose, on n'en a jamais assez.
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par Vincy | 4

Ce n'est pas tant l'exactitude des faits qui épate dans Harvey Milk (à deux trois détails près, tout est authentique, même ce qui paraît cinématographique). Ni la mise en scène fluide, efficace, précise de Gus Van Sant. Mais bien, dès la première scène, le fait qu'on se croit, au détour d'un escalier dans le métro new yorkais, immergé dans le milieu gay des années 70. Un grain à l'image, et surtout deux comédiens qui se moulent dans le costume avec une aisance rare. Sean Penn, et James Franco aussi, parviennent immédiatement à nous illusionner.
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par Eric Libiot | 5

Sans prosélytisme - Gus Van Sant a fait son coming out depuis longtemps - sans insister lourdement sur la reconstitution, le film, dont le scénario a été oscarisé, avance fermement pour défendre la tolérance et dire le besoin de toujours comprendre et accepter l'autre. Et puis il y a Sean Penn dans le rôle de Harvey Milk. Incroyable Sean Penn. Magnifique Sean Penn...
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par Hugo de Saint Phalle | 3

Sans sombrer dans l'ultra-conventionnel, façon A LA RENCONTRE DE FORRESTER, le cinéaste opte pour un académisme qu'on ne lui connaissait plus. Avec son récit sage et sa mise en scène centrée sur les personnages, HARVEY MILK relève du portrait classique. Un peu décevant vu l'homme d'images qui est aux manettes.
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par Aurélien Ferenczi | 4

Le récit ba­lisé, façon « biopic », fait la part belle aux scènes attendues (discours de campagne, soirs de défaite ou de victoire, conflit entre vie privée et vie publique). Mais le cinéaste le transfigure par un style inventif, synthèse de son art le plus radical (celui qui a donné Gerry ou Last Days) et de son talent de « story-teller » classique (Will Hunting ou A la recherche de Forrester). La façon très libre dont il mêle archives et fiction est remarquable, tout comme l'économie de moyens qui évite une reconstitution trop ostentatoire.
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