Two Lovers

  »  La revue de presse

par Vincent Malausa | 5/5

Pour son quatrième film, James Gray change de braquet : Two lovers est bizarre, flottant, indécidable, se refusant longtemps au spectateur partagé entre hébétement devant ce mélo un peu dérangé et reconnaissance d'une signature magistrale.
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par MpM | 4/5

Gray ne cherche pas à nous faire pleurer, et pourtant il nous met les larmes aux yeux. Lui, et surtout Joaquim Phoenix dont on sait désormais qu'il peut tout jouer, à l'aise dans la séduction comme dans la maladresse, dans le désespoir comme dans la hâblerie. Même avec quelques kilos en trop, même paumé, il irradie. Blasés et désabusés s'abstenir, pour une fois qu'un film fait brillamment appel à la midinette en chacun de nous, on ne laissera personne gâcher notre plaisir.
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par Jean-Luc Douin | 4/5

Bouleversante, tout en méandres douloureux, hésitations, élans lyriques, cette épopée affective est inspirée par Les Nuits blanches de Dostoïevski (jadis adaptées par Luchino Visconti). Le loser maniaco-dépressif du romancier russe évolue dans un univers que James Gray a voulu également hitchcockien. Tout à sa quête d'une femme inaccessible, épris d'une image de femme fatale blonde et passionné par la photographie, Joaquin Phoenix est héritier du James Stewart de Vertigo et de Fenêtre sur cour, épiant l'objet de son désir de sa chambre, la scrutant au téléobjectif. Two Lovers est l'histoire d'un homme en proie au vertige, c'est-à-dire pris entre le désir et la crainte. Il doit redescendre dépité vers les siens, victime de la loi de la gravitation sociale.
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par Jacques Morice | 5/5

Cela faisait longtemps que l'amour n'avait pas été filmé avec une telle intensité dramatique, sans romantisme, sinon celui, aveugle et crépusculaire, qui frappe Leonard.
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par Christophe Carrière | 4/5

Two Lovers redonne leurs lettres de noblesse aux sentiments, si souvent galvaudés par des auteurs en quête de légèreté. Voici donc non pas une bluette, mais un film d'amour. Et l'amour, c'est très beau quand c'est très bien fait.
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par Philippe Azoury | 5/5

Avec « Two Lovers », le cinéaste new-yorkais délaisse la mafia pour filmer la passion indécise d'un écorché vif. Un nouveau chef-d'oeuvre ténébreux et lyrique.
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par Aurélien Allin | 4/5

Qu'elle soit mobile ou non, proche des visages et des corps, ou isolée dans de larges étendues désertes (une plage, l'horizon urbain vu d'un toit…), la caméra est toujours là où il le faut, pour suggérer plus que souligner, effleurer plus qu'appuyer. Même quand elle n'est pas aussi heureuse qu'on le voudrait, observée par James Gray, la vie est belle.
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par Olivier Bonnard | 4/5

La force de ce grand «petit film» aux allures de conte tient à la caractérisation des personnages, tous ambivalents : Sandra est gentille mais lucide; Michelle est égoïste mais charmante; quant à Leo, fragile mais manipulateur, il est avant tout victime de ses propres obsessions, de ses propres démons. Remarquable.
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par David Morelli | 4

Loin des poncifs neu-neu des comédies romantiques, la version light des films d'amour, Gray n'a pas peur de faire dire à ses personnages "Je t'aime" sans pudeur, sans calcul, en tout abandon, quitte à faire souffrir, quitte à en crever. "Two Lovers" est grand film.
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