Disco

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 4/10

Question ! Quelle marge de manœuvre pour deux comédies populaires ? Un peu plus loin, qu’est-ce qui différencie Bienvenue chez les Ch’tis de Disco ?

Le premier a joué des particularismes régionaux pour faire rire le public. Si du côté de Dany Boon la lecture apparaît horizontale pour au final véhiculer une certaine idée du vivre ensemble, Dubosc et Onteniente avancent un mode opératoire vertical, entendez par là non pas la France d’en haut contre celle d’en bas (même si l’idée transpire dans le film), mais plutôt les ploucs d’un côté...
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par Jérôme Momcilovic | 3/5

Contre toute attente, le nouveau Ontoniente n'est pas l'espèce de machin obèse et cynique auquel on s'attendait ; il s'y déploie même, avec une certaine efficacité, le savoir-faire minuscule déjà à l'oeuvre dans "Camping". Pas si mal donc.
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par Geoffroy & Vincy | 0/5

Que dire du dernier film de Fabien Onteniente déjà responsable des médiocres et beaufisants Jet Set 1 & 2, 3 zéros et Camping. Pas grand-chose, si ce n'est que le cinéaste semble avoir trouvé en la personne de Franck Dubosc un compagnon de route idéal pour nous offrir un énième portrait du beauf triste en pleine crise de la quarantaine ; grattage de couille gauche compris dans le tarif. Victime malgré lui, préférant l'aide de Julien Courbet à celle de l'ANPE.
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par Jacques Mandelbaum | 1/5

Après leur collaboration sur Camping (2006), satire soit-disant amicale de la France du bas en vacances, Fabien Onteniente, le réalisateur, et Frank Dubosc, acteur principal et co-scénariste, nous repassent donc les plats. Ceux-ci s'avèrent encore plus dénués des ingrédients de base qui font un film. Du scénario à l'interprétation en passant par la mise en scène et les chorégraphies, c'est la même indigence, le même dénuement de matière et d'esprit, pour peu qu'on ôte l'entraînante bande musicale (Sunny, par Boney M, Last Dance, par Donna Summer, First Be A Woman, par Gloria Gaynor...), sans doute destinée à combler les trous de ce quasi-néant.
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par Louis Guichard | 1/5

Disco concentre toute la paresse de la comédie franchouillarde industrielle - autour du suspense d'un concours, il suffit de comparer avec Litte Miss Sunshine... Sans rythme ni progression, le film bâcle ses numéros de danse, et même ceux qui sont supposés être bâclés.
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1/5

Là où Camping sombrait dans la vulgarité (la femme y était, au choix, bobonne, pute ou cocue), Discoest juste un film au ras de la casquette qui enfile les scènes convenues et prévisibles. Disco est l'archétype du film qui tire le niveau vers le bas (il atteint d'ailleurs zéro, bravo) pour produire un rire idiot.
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par E. Lo. | 3/5

Loin de la beaufitude (genre Pédale douce d'Aghion) à laquelle son nom est associé, Onteniente se révèle moins réellement comique que tragique contrarié, lunatique résigné. En témoignent un étrange caméo de Francis Lalanne et une scène où Didier, passant en costard-cravate parmi ses amis grévistes qui ne le reconnaissent pas, se fait traiter de vendu au patronat. Avec un instant de retard sur le reste de ce choeur syndicaliste, se détache un soliste qui lui lance le dernier cri de l'insulte bling-bling : "Intellectuel !"
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par Guillaume Tion | 2/5

Les comédiens se lancent enfin dans le bain du premier degré, sans distance fastoche, pour une très bonne scène de danse finale où, enfin, ils dansent et n'imitent pas des gens grotesques en train de danser. La clôture du film devient attachante, les rails de l'émotion sont enfin posés. Il était temps.
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par Michel Rebichon | 2.5/5

On rit parce que le réalisateur a su éviter le gras et le vulgaire en portant sur ses personnages un regard plein d'humanité, à la réelle empathie. On rit aussi parce que les situations comiques savent s'épanouir dans des scènes d'émotion pudiques et touchantes.
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par Thierry Cheze | 1/5

D'un côté, le riche intelligent et forcément méchant. De l'autre, le pauvre un brin benêt mais tellement gentil. Comment alors s'attacher à quiconque puisque, dans une logique inverse de celle de Bienvenue chez les Ch'tis, on ne rit jamais avec mais aux dépens de ses personnages ou de ses guests comme Danièle Gilbert ou Francis Lalanne ?
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