par Reynald Dal Barco | 4/10
Difficile de cautionner l’enthousiasme auréolant la sortie d’Appaloosa dont fait preuve la majeure partie de la presse dite spécialisée. Crier au génie parce qu’Ed Harris en appelle aux références du western ? Malheureusement ou non, le public n’a que faire des souvenirs des classiques de John Ford. Et donc, justifier, ou oublier, la posture statique d’Appaloosa par une double lecture, ou mieux encore, une finesse d’esprit que peu pourraient comprendre par manque de références, est nauséabond...
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Difficile de cautionner l’enthousiasme auréolant la sortie d’Appaloosa dont fait preuve la majeure partie de la presse dite spécialisée. Crier au génie parce qu’Ed Harris en appelle aux références du western ? Malheureusement ou non, le public n’a que faire des souvenirs des classiques de John Ford. Et donc, justifier, ou oublier, la posture statique d’Appaloosa par une double lecture, ou mieux encore, une finesse d’esprit que peu pourraient comprendre par manque de références, est nauséabond...
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par Jérôme Momcilovic | 4/5
La question de la loi, la mort de la Frontière, la civilisation qui redistribue les cartes, l'amitié virile et hawksienne, tous ces motifs archi-classiques passent au tamis sobre et délicat du film, filtrés par le regard de Harris, dessinant Appaloosa en épatante série B échappée de la fin des 50's.
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La question de la loi, la mort de la Frontière, la civilisation qui redistribue les cartes, l'amitié virile et hawksienne, tous ces motifs archi-classiques passent au tamis sobre et délicat du film, filtrés par le regard de Harris, dessinant Appaloosa en épatante série B échappée de la fin des 50's.
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par Denis | 2/5
Le réalisateur aurait sans doute gagné à un montage plus resserré (le film dure presque deux heures) afin d'éviter de trop nombreux stéréotypes et de s'égarer dans ces immense plaines de l'Ouest américain. Comme on dit toujours : « I'm a poor lonesome cowboy », mais bien heureusement ici la traversée d'Harris n'est pas complètement solitaire.
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Le réalisateur aurait sans doute gagné à un montage plus resserré (le film dure presque deux heures) afin d'éviter de trop nombreux stéréotypes et de s'égarer dans ces immense plaines de l'Ouest américain. Comme on dit toujours : « I'm a poor lonesome cowboy », mais bien heureusement ici la traversée d'Harris n'est pas complètement solitaire.
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par Jean-Luc Douin | 3/5
Mais la qualité de l'interprétation, ici irréprochable, comme l'originalité du traitement, y sont pour quelque chose. Appaloosa est un western un peu décalé, parsemé d'humour, explorant un territoire fictif inhabituel. Histoire d'une irréductible amitié d'abord. Deux durs à cuire ayant bourlingué ensemble durant douze ans se font une confiance aveugle (et justifiée). Ils sont déterminés à faire correctement leur métier jusqu'au bout.
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Mais la qualité de l'interprétation, ici irréprochable, comme l'originalité du traitement, y sont pour quelque chose. Appaloosa est un western un peu décalé, parsemé d'humour, explorant un territoire fictif inhabituel. Histoire d'une irréductible amitié d'abord. Deux durs à cuire ayant bourlingué ensemble durant douze ans se font une confiance aveugle (et justifiée). Ils sont déterminés à faire correctement leur métier jusqu'au bout.
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par Jérémie Couston | 3.5/5
Même s'il prend son sujet - la naissance de l'ordre et de la loi - au sérieux, Ed Harris est trop narquois pour le traiter sérieusement. Il expédie ainsi une scène de duel en deux minutes chrono (et fait même commenter l'action par son héros : « Ça a été rapide, non ? »), là où Leone aurait dilaté le temps avec emphase. Il affuble Virgil d'une obsession à vouloir améliorer son vocabulaire qui donne lieu à des dialogues absurdes. Il n'hésite pas à faire de son personnage féminin une femme volage et intéressée, à l'opposé des standards du genre. Avec ce mélange de classe et d'ironie qui le caractérise, Ed Harris nous rappelle, enfin, que les cow-boys se casent pour mourir.
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Même s'il prend son sujet - la naissance de l'ordre et de la loi - au sérieux, Ed Harris est trop narquois pour le traiter sérieusement. Il expédie ainsi une scène de duel en deux minutes chrono (et fait même commenter l'action par son héros : « Ça a été rapide, non ? »), là où Leone aurait dilaté le temps avec emphase. Il affuble Virgil d'une obsession à vouloir améliorer son vocabulaire qui donne lieu à des dialogues absurdes. Il n'hésite pas à faire de son personnage féminin une femme volage et intéressée, à l'opposé des standards du genre. Avec ce mélange de classe et d'ironie qui le caractérise, Ed Harris nous rappelle, enfin, que les cow-boys se casent pour mourir.
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par Jean-Christophe Derrien | 4/5
Le plaisir qu'on tire de la vision d'APPALOOSA est presque magique : il n'y a pas de morceau de bravoure, ni de scène inoubliable. Juste un film solide, clair et précis. Des westerns comme ça, on en redemande...
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Le plaisir qu'on tire de la vision d'APPALOOSA est presque magique : il n'y a pas de morceau de bravoure, ni de scène inoubliable. Juste un film solide, clair et précis. Des westerns comme ça, on en redemande...
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par Thomas Baurez | 4/5
La mise en scène intelligente d'Ed Harris reste à hauteur d'hommes, suit leur errance comme un vautour au-dessus de sa proie. Elle sait également se montrer très directe et, à l'image du scénario, va à l'essentiel sans tourner autour du pot. Dur et sensible en somme.
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La mise en scène intelligente d'Ed Harris reste à hauteur d'hommes, suit leur errance comme un vautour au-dessus de sa proie. Elle sait également se montrer très directe et, à l'image du scénario, va à l'essentiel sans tourner autour du pot. Dur et sensible en somme.
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par Martin Gignac | 2/5
Moins barbare que l'inutile variation de «3 :10 to Yuma» et plus significatif qu'un certain «Hidalgo», «Appaloosa» est loin d'être un western de grande qualité. L'action se fait rare et contrairement à un «Rio Bravo», les séquences explosives ne tiennent pas en haleine. La réalisation n'est pas à tout casser et il n'y a aucune virtuosité technique digne d'un Sergio Leone. Quant au scénario, rachitique et malléable, il est plutôt mal exploité au sein d'une quête dont le sort des héros touche difficilement. Il y a néanmoins de beaux chevaux...
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Moins barbare que l'inutile variation de «3 :10 to Yuma» et plus significatif qu'un certain «Hidalgo», «Appaloosa» est loin d'être un western de grande qualité. L'action se fait rare et contrairement à un «Rio Bravo», les séquences explosives ne tiennent pas en haleine. La réalisation n'est pas à tout casser et il n'y a aucune virtuosité technique digne d'un Sergio Leone. Quant au scénario, rachitique et malléable, il est plutôt mal exploité au sein d'une quête dont le sort des héros touche difficilement. Il y a néanmoins de beaux chevaux...
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par Eric Van Cutsem | 4
Avec cet APPALOOSA, et dans un genre hélas abandonné, Ed Harris s'est à nouveau lancé un pari difficile qu'il a magnifiquement transformé. En jouant sur une certaine nonchalance dans son propos et une caricature légèrement décalée, il détourne habilement les clichés classiques (les cowboys macho et durs) tout en s'offrant le luxe d'un certain réalisme (les combats au revolver font très "vrais").
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Avec cet APPALOOSA, et dans un genre hélas abandonné, Ed Harris s'est à nouveau lancé un pari difficile qu'il a magnifiquement transformé. En jouant sur une certaine nonchalance dans son propos et une caricature légèrement décalée, il détourne habilement les clichés classiques (les cowboys macho et durs) tout en s'offrant le luxe d'un certain réalisme (les combats au revolver font très "vrais").
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