Tout savoir sur le film !

Dans L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS DES DINOSAURES, les spectateurs vont retrouver tout ce qu’ils ont aimé dans les deux premiers films, avec encore plus d’humour, d’action et d’images spectaculaires. Nos chers héros reviennent sur les écrans accompagnés de nouveaux personnages mémorables... Cette fois, l’histoire se déroule dans un monde souterrain immense et mystérieux peuplé de dinosaures. Luxuriant et encore plus vaste que les étendues glacées de la surface, ce monde contraste fortement avec les décors des deux premiers films. C’est une terre dangereuse habitée par des créatures titanesques, des mammifères herbivores, une belette intrépide et une demoiselle écureuil rusée nommée Scratina qui va mettre le coeur et les nerfs de Scrat à rude épreuve. On y trouve des lieux aux noms aussi charmants que le Gouffre de la Mort ou le Falaises de l’Effroi. Même Manny le mammouth, le plus gros animal de la période glaciaire, se sent minuscule dans ce monde démesuré... Avec ce nouvel univers, les cinéastes voulaient placer leurs personnages face à des situations et des défis nouveaux. Lori Forte, qui a eu en 1999 l’idée de L’AGE DE GLACE et a produit les trois films, note : « Nous avons toujours voulu voir jusqu’où nous pouvions pousser nos personnages. »

Carlos Saldanha, déjà réalisateur de L’AGE DE GLACE 2, ajoute : « L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS
DES DINOSAURES est de loin le plus ambitieux des trois films. Nous avons plongé nos héros, qui ne connaissent que la période glaciaire et la fonte des glaces, dans un monde complètement étranger pour eux. » Le coréalisateur Michael Thurmeier déclare : « Le film est beaucoup plus riche sur le plan visuel, c’est presque un film de genre. L’histoire est toujours aussi intelligente, drôle et centrée sur les personnages, mais le monde souterrain et les protagonistes apportent une dimension épique qui est vraiment nouvelle dans la franchise de L’AGE DE GLACE. » On retrouve dans cette nouvelle et grande aventure la famille improvisée formée par le mammouth Manny, sa compagne Ellie (qui attend maintenant un mini mammouth), Sid le paresseux, Diego le tigre à dents de sabre, et les opossums Crash et Eddie.

Le coscénariste Michael Berg explique : « Dans les films précédents, Manny, Sid et Diego ont vécu ensemble de grands changements et leur relation s’est transformée en amitié. Cela a créé une résonnance émotionnelle que nous voulions retrouver dans ce film. » Le coscénariste Peter Ackerman ajoute : « Avec les années, nous nous sommes profondément attachés à ces personnages et nous voulons vraiment qu’ils réussissent quels que soient les changements qu’ils doivent endurer. » Manny, le chef du groupe, se prépare à faire face à un nouveau défi : la paternité. Il prend cela très, très au sérieux, allant jusqu’à essayer de rendre la nature « baby-proof » en enlevant les innombrables pierres, branches et dangers potentiels autour de lui. La frénésie qui s’empare de Manny est une chose que Ray Romano, qui lui prête une nouvelle fois sa voix dans la version originale, connaît bien. L’acteur déclare : « J’ai vécu exactement la même chose. Quand on prépare l’arrivée d’un bébé, on devient vite complètement dingue ! » Ray Romano remarque : « J’ai beaucoup apprécié l’évolution de Manny à travers les films de la franchise. Dans le premier, c’était un personnage aigri et misanthrope. Et puis petit à petit, il s’est fait des amis, il a trouvé l’amour, et il est devenu plus agréable. »

Après dix-huit mois de gestation, Ellie est plus que prête pour l’arrivée du bébé. Bien que Manny lui demande de se reposer, elle est toujours aussi active et indépendante. Queen Latifah, qui avait déjà prêté sa voix au personnage créé dans L’AGE DE GLACE 2, raconte : « Manny et Ellie se comportent très différemment face à l’arrivée imminente du bébé. Manny est nerveux et essaye de s’assurer que tout soit parfait et sans danger pour le bébé, alors qu’Ellie est plus maternelle et commence à assumer le rôle de matriarche dans cette famille composée d’amis. » Les animateurs d’Ellie ont beaucoup réfléchi à la façon de montrer sa grossesse. Le chef animateur Juan Carlos Navarro-Carrión explique : « Nous ne voulions pas lui donner l’air de peser des tonnes. C’est toujours le personnage joyeux et plein d’entrain que nous avons connu dans L’AGE DE GLACE 2, et nous voulions conserver cette énergie. Nous avons donc décidé de ne pas trop faire bouger son ventre, il devait juste être là et ne pas la ralentir. Pour protéger son ventre et son bébé, une femme enceinte gère l’espace et ses mouvements différemment, et c’est une chose que nous avons aussi gardée à l’esprit. » La grossesse d’Ellie préoccupe tellement Manny qu’il ne voit pas que ses amis vivent aussi de grands changements. Sid, qui a développé avec Manny une sorte de relation petit frère/grand frère, craint que Manny ne le laisse pas faire partie de sa nouvelle petite famille. Lorsqu’il découvre trois énormes oeufs dans une caverne, il décide de fonder sa propre famille. Manny lui demande de les ramener là où il les a trouvés, mais Sid insiste pour les adopter, et bientôt, trois adorables bébés dinosaures viennent au monde. Bien qu’ils fassent deux fois la taille de Sid, les bébés le prennent immédiatement pour leur mère et commencent à imiter tous ses mouvements, devenant de véritables « minis Sid ». Sid redouble d’efforts pour s’occuper de ses petits, mais la vraie mère des bébés, un T-Rex géant, ne voit pas la situation d’un très bon oeil. Très vite, les ennuis surviennent, comme toujours avec Sid, et toute l’équipe se retrouve embarquée dans une aventure qui va les mener dans un monde souterrain incroyable. Bien que la relation de Sid avec Manny et ses amis ait un peu changé, et que cette aventure se déroule dans un environnement complètement nouveau, la propension de Sid à faire des pitreries, son désir d’être pris au sérieux, et sa générosité restent intacts.

En créant la voix de Sid dans L’AGE DE GLACE, John Leguizamo lui a donné un zézaiement inoubliable après avoir appris que les paresseux stockaient de la nourriture dans leurs joues. Dans ce nouveau film, John Leguizamo a repris son zézaiement tout en trouvant de nouvelles façons d’ajouter de la profondeur au personnage. L’acteur raconte : « Sid veut être pris au sérieux, être respecté, et être traité comme un adulte. »
Dans le film, Sid relève l’incroyable défi d’élever trois bébés T-Rex. John Leguizamo commente : « D’abord, Sid doit transporter des oeufs qui sont plus gros que lui. Ensuite, les bébés ne mangent pas la même chose que lui, Sid est un végétarien et les « enfants » mangent de la viande. Elever des enfants est une chose difficile, mais quand ils sont d’une espèce différente et qu’ils considèrent tout ce qui bouge comme un repas potentiel, la situation peut vite devenir très compliquée… » Le meilleur ami de Manny, Diego le tigre à dents de sabre, traverse une autre sorte de crise. Depuis quelque temps, il a plus l’impression d’être un gentil matou qu’un redoutable félin, et craint de perdre son instinct de prédateur en restant avec le groupe.Au lieu de participer aux préparatifs pour l’arrivée du bébé, Diego part à l’aventure, pensant qu’il est temps pour lui de quitter le troupeau. Notre quatuor de héros est complété par l’infortuné mais infatigable écureuil/rat préhistorique connu sous le nom de Scrat, qui passe son temps à courir après un gland qui lui échappe toujours. Les petits cris, gloussements, grognements et gémissements du personnage sont une fois de plus émis par Chris Wedge, le réalisateur du premier L’AGE DE GLACE et producteur exécutif des deux autres films.

Créé à l’origine comme un personnage périphérique de L’AGE DE GLACE, l’énorme popularité de Scrat dès la bande-annonce du film a poussé les cinéastes à développer son rôle. L’AGE DE GLACE 2 explorait de nouvelles façons de bouger et de nouvelles situations comiques pour Scrat, tout en laissant sa quête de gland inachevée. En plus de provoquer la fonte des glaces et l’inondation qui en résultait, Scrat finissait par sauver tout le monde. Il faisait aussi une impressionnante démonstration d’arts martiaux contre une armée de piranhas. L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS DES DINOSAURES va encore plus loin en plaçant sur la route de Scrat une charmante et maligne demoiselle écureuil nommée Scratina, qui lui volera son coeur et son trésor. La bataille des sexes apporte une nouvelle dimension comique, de l’action et une histoire d’amour inattendue au personnage toujours aux abois de Scrat. Amour et rivalité vont de pair pour le couple de rongeurs, à tel point qu’une scène les montre en train de se battre, puis de danser le tango, sur un classique de Lou Rawl, « You’ll Never Find Another Love Like Mine ». Le réalisateur Carlos Saldanha se souvient : « Quand nous avons commencé à réfléchir à cette scène, nous nous sommes dit « OK, ils se battent pour le gland. Que pouvonsnous faire pour que cette bagarre se transforme en une scène romantique et en même temps pleine d’action ? »

Le résultat est cette séquence qui, comme beaucoup d’autres, montre le désir des cinéastes d’inventer de nouvelles situations comiques dans chaque film de la franchise L’AGE DE GLACE. Même l’objet de leurs bagarres, le gland, joue un rôle dans le film en faisant entendre un air émouvant inspiré de la chanson de Gilbert O’Sullivan, « Alone Again (Naturally) », avec des paroles spéciales écrites par le coscénariste Yoni Brenner. Scratina, comme tous les personnages de L’AGE DE GLACE, a été dessinée par le célèbre artiste Peter de Sève, qui a travaillé sur tous les films de la franchise. Il raconte : « Sur le plan physique, nos deux rongeurs se ressemblent beaucoup, mais sur le plan mental ils sont très différents. Scratina est plus intelligente que Scrat, et elle est aussi plus raffinée et évoluée. »

Un autre personnage fait son entrée dans le monde de L’AGE DE GLACE : Buck, une belette intrépide et borgne un peu dingue tombée accidentellement dans le monde souterrain. Au cours d’une rencontre effrayante avec un dinosaure albinos terrifiant nommé Rudy, Buck a perdu un oeil et pris une dent au dinosaure. Depuis, comme le capitaine Achab dans « Moby Dick », Buck parcourt le monde souterrain à la recherche de la créature géante pour se venger. Carlos Saldanha commente : « Nous aimions bien l’idée d’un aventurier, un type tombé par erreur dans un monde inconnu dont la raison de vivre est de se venger de Rudy, un dinosaure blanc. Cela fait de lui un personnage plutôt étrange, mais aussi très amusant. »

Le coscénariste Michael Berg ajoute : « Buck se voit et se comporte comme un héros mythologique, cela le rend très drôle et lui donne une ampleur extraordinaire ! » Unique mammifère dans un monde de lézards géants, Buck est resté seul pendant longtemps – trop longtemps – et parle souvent aux arbres et aux arbustes qui l’entourent. Le coscénariste Yoni Brenner note : « Carlos Saldanha tenait absolument à ce que les raisons de la folie douce de Buck soient clairement définies. Son comportement et ses pitreries devaient s’expliquer. En plus d’être vraiment très drôle, il devait avoir un sens et une certaine logique en tant que personnage. » Le coscénariste Peter Ackerman ajoute : « Nous nous sommes demandé qui est ce type ? Qu’est-ce qu’il fait dans le monde souterrain ? Comment va-t-il se comporter avec nos personnages venus du dessus ? Est-ce qu’il va se joindre à eux et les aider ? » Le créateur des personnages Peter de Sève, le superviseur de l’animation Galen Tan Chu et son équipe, et le département articulation et mouvements ont donné à Buck une souplesse incroyable qui lui permet d’échapper à tous les dangers de la jungle et à son redoutable ennemi, Rudy. Peter de Sève explique : « Buck est un peu fou, mais très athlétique, nous avons donc amplifié sa capacité à se tordre, s’étendre et tourner sur lui-même. Le fait qu’il n’ait qu’un oeil le rendait encore plus fascinant sur le plan visuel, mais cela a beaucoup compliqué le travail des animateurs. » Pour ce rôle, les cinéastes voulaient une voix qui se démarque de celles des autres personnages déjà connus. La productrice Lori Forte explique : « Chaque personnage de L’AGE DE GLACE a une voix bien distincte, mais elles forment un ensemble harmonieux. » Le rôle de Buck, dans la version originale, a finalement été confié à l’acteur anglais Simon Pegg. Lori Forte reprend : « Simon a un rythme comique formidable et son travail a donné à Buck un style vraiment très différent. Il fallait aussi faire passer le sentiment qu’il a vécu beaucoup de choses. » Simon Pegg, qui est en ce moment à l’affiche de STAR TREK dans le rôle de Scotty, l’ingénieur en chef de l’Enterprise, a été salué pour ses rôles dans les comédies SHAUN OF THE DEAD en 2005 et HOT FUZZ en 2007. L’acteur déclare : « J’aime beaucoup Buck, je me suis amusé à le faire parler avec un accent cockney. Il est plein d’énergie et c’est un personnage qui a de l’ampleur. Pour moi, c’est un peu un croisement entre Indiana Jones et Kurtz, le colonel fou d’APOCALYPSE NOW. »

L’esprit aventureux de Buck et ses dangereuses cabrioles séduisent immédiatement les opossums Crash et Eddie, que les spectateurs ont découverts
dans L’AGE DE GLACE 2. Crash est toujours le marsupial braillard qui adore les sports extrêmes et les ennuis. Avec son frère Eddie, Crash s’empresse de rejoindre Buck pour parcourir le monde souterrain et se battre avec lui contre les dinosaures. Crash, Eddie, Manny, Ellie et Diego suivent leur ami Sid, et la Maman Dinosaure qui l’a emporté, dans un monde mystérieux sous la glace, un monde dont ils ne connaissaient pas l’existence et qui ne ressemble à rien de ce qu’ils ont pu voir auparavant. Ce monde souterrain peuplé de dinosaures est d’une ampleur complètement nouvelle dans l’univers de L’AGE DE GLACE. Cette terre immense et dangereuse est aussi un endroit magnifique, paisible et extraordinaire. Les surprises les plus charmantes y côtoient les dangers les plus terribles. Gareth Porter, responsable de l’assemblage des différents éléments du film, explique : « Nous voulions que ce monde soit un endroit difficile à traverser afin de mettre des obstacles entre nos personnages et leur objectif. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le département décors pour donner un sentiment d’immensité avec des vues grandioses. Elles contrastent avec les décors plus intimes que nous avons créés pour ne pas écraser les personnages et leur permettre de se développer pendant leur voyage.

Dans un monde aussi gigantesque, cet équilibre délicat entre l’épique et l’intime aide à garder le public concentré sur l’histoire. Cela lui permet de rester plus proche des personnages et de l’action. » Le directeur artistique Michael Knapp a créé un langage visuel reposant sur la couleur, l’éclairage et les formes qui a aidé à définir le monde souterrain. Il note : « Les couleurs et les tons de ce monde sont très riches. On peut sentir l’humidité et voir des faisceaux de lumière traverser la brume. En fait, c’est une sorte de terrarium souterrain géant. » Michael Knapp poursuit : « Eclairer ce monde a été une tâche délicate. Je ne voulais pas que cela ait l’air d’une grotte, nous avons donc trouvé des moyens de faire descendre la lumière et de faire varier son intensité comme si cet endroit se trouvait à l’extérieur. » Le « ciel » de ce monde souterrain est une immense plaque de pierre et de glace traversée par les rais de lumière du soleil. Le superviseur de la mise en lumière Haji Uesato note : « Notre « ciel » est en fait un plafond auquel avons donné une teinte bleuâtre. » Les habitants de ce monde ont représenté de nouveaux défis pour les cinéastes. Peter de Sève note : « Depuis JURASSIC PARK, c’est difficile de faire quelque chose d’original avec des dinosaures. En grandissant, nous avons tous vu des films avec des T-Rex, des Tricératops et des Brachiosaures. »

Malgré cela, Peter de Sève, Carlos Saldanha et les équipes artistiques et techniques ont travaillé dur pour introduire de nouvelles espèces encore jamais montrées au cinéma, comme le Guanlong, un carnivore redoutable qui chasse en groupe, possède un museau pointu surmonté d’une crête osseuse et est doté de pointes à l’arrière du crâne. Peter de Sève a travaillé avec le département modélisation dirigé par David Mei pour concevoir les nouveaux personnages et améliorer ceux que les fans de L’AGE DE GLACE connaissent déjà. David Mei observe : « Nos dinosaures sont réalistes et effrayants, mais ils vivent dans notre film, ils ne risquent pas d’en sortir pour essayer de vous manger ! » Au-dessus de ce monde se trouve un environnement plus familier, la vaste toundra enneigée du premier film qui, malgré la fonte des glaces de L’AGE DE GLACE 2, a été recréée pour cette nouvelle aventure. Michael Knapp explique : « Dans L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS DES DINOSAURES, une nouvelle vague de froid s’est abattue sur la Terre. Tout ce qui a fondu est à nouveau gelé. En termes saisonniers, le premier film passait de l’automne à l’hiver, et le deuxième passait de l’hiver au printemps. Avec L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS DES DINOSAURES, c’est le retour de la période glaciaire. »

Dans les ordinateurs de Blue Sky Studios, David Mei et le département modélisation ont conçu pour le film deux backlots numériques, un pour les étendues glacées en surface, et un autre pour le monde gigantesque et luxuriant qui se trouve en dessous. Imaginer et créer des décors de façon virtuelle présente plusieurs avantages. David Mei explique : « Avec un ordinateur, vous pouvez créer des décors immenses parce qu’il suffit de lui dire que telle unité équivaut à un kilomètre. Quand nous construisons un décor dans nos ordinateurs, il peut faire des centaines de kilomètres carrés, et notre monde souterrain est en fait aussi grand que le comté de Westchester. De plus, les décors virtuels nous permettent de filmer n’importe où et selon des angles qui seraient parfois impossibles dans la réalité. » Quand le département modélisation a terminé son travail sur les décors et les personnages, le groupe chargé de la construction du squelette et de l’articulation des personnages dirigé par Jeff Brodsky a créé l’ossature, la musculature et les mouvements des personnages, ainsi que leurs expressions faciales et les variables qui actionnent leurs mâchoires, leurs sourcils et leurs paupières. Sous la direction de Robert Cardone, le département layout a veillé à la continuité entre les plans, s’assurant du bon déroulement de l’histoire. Le département animation, dirigé par le superviseur de l’animation senior Galen Tan Chu, s’est occupé de tout ce qui bougeait, et a joué un grand rôle en créant le jeu d’acteur de chaque personnage. Le carrefour par lequel transitait tout ce travail était le département du montage, dirigé par le monteur Harry Hitner. L’AGE DE GLACE 3 – LE TEMPS DES DINOSAURES utilise pour la première fois dans l’histoire de la franchise la technologie 3-D. Dans les cinémas du monde entier, les spectateurs pourront voir leurs personnages préférés et les paysages stupéfiants qu’ils traversent en trois dimensions. Carlos Saldanha raconte : « Notre intention en utilisant ce procédé était de faire vivre une expérience immersive aux spectateurs, nous ne voulions pas nous contenter de les faire sursauter en faisant sortir des choses de l’écran. La 3 D nous a obligés à faire plus attention à la composition de l’image, au placement de la caméra et des personnages. Je ne voulais pas créer des plans qui vous sautent gratuitement à la figure. Si nous décidions que la 3-D pouvait améliorer un plan ou un point de l’histoire, alors nous l’utilisions, mais sans jamais sacrifier la composition en 2-D. » Le producteur John C. Donkin ajoute : « Nous voulions que la 3-D soit au service de l’histoire, pas qu’elle devienne le principal argument du film. Notre objectif n’était pas d’éblouir les spectateurs avec des effets et des trucs incroyables. Ce n’était pas nécessaire parce que le film est vraiment porté par son histoire et ses personnages. »

Le superviseur de la stéréoscopie Jayme Wilkinson observe : « Nous avons été très critiques avec nousmêmes pour être certains de créer la meilleure 3-D possible. Grâce à la 3-D, certaines scènes d’action sont devenues encore plus impressionnantes, en particulier les séquences en vol, et une autre dans laquelle Sid essaye d’attraper les oeufs de dinosaure. La 3-D a aussi permis à d’autres séquences moins « frénétiques » d’être plus immersives et drôles, comme celle où Scrat renifle partout à la recherche de son gland et de Scratina. Les spectateurs vont voir son nez se promener partout dans la salle ! Et puis il y a aussi cette scène où Scratina fait sa première apparition, des pétales de fleurs volent partout dans le décor, ça donne vraiment envie de tendre la main pour les attraper ! » Le sentiment d’immersion a été renforcé par le travail de l’ingénieur du son lauréat de deux Oscars Randy Thom, dont la filmographie récente comprend RATATOUILLE, CORALINE et HORTON. Il raconte : « Pour ce film, il a fallu créer de nombreux sons pour les dinosaures, depuis ceux des adorables bébés dinos et de leur maman T-Rex, jusqu’à ceux du terrifiant Baryonyx albinos nommé Rudy. Mais comme toujours, le plus difficile a été les voix des personnages. J’avais déjà créé les sons du monde en train de fondre de L’AGE DE GLACE 2, et cette fois-ci le défi était de rendre les sons des dinosaures plus impressionnants, meilleurs et plus effrayants que ceux de tous les films avec des dinosaures. »

Randy Thom explique : « Je me suis promené un peu partout pour enregistrer des sons d’animaux que j’ai ensuite déformés, modifiés et mélangés à d’autres sons. » Pour certains dinosaures géants, Randy Thom a utilisé des enregistrements d’éléphants réalisés en Afrique et dans un refuge en Thaïlande qu’il a rendu plus graves afin qu’ils soient encore plus impressionnants. Pour le terrible Rudy, Randy Thom a modifié des barrissements d’éléphants enregistrés pendant la saison des amours. Randy Thom a aussi créé plusieurs sons d’animaux qu’on ne voit pas dans le film, comme les oiseaux ou les amphibiens qu’on entend crier au loin. Randy Thom a parfois fait des choix inattendus pour créer les voix des créatures du film. Par exemple, le cri rauque et terrifiant d’un ptérodactyle est en fait celui d’un cochon en train de hurler. Randy Thom plaisante : « D’une certaine façon, les cochons peuvent vraiment voler dans ce film ! »

Le compositeur John Powell a intégré le design sonore de Randy Thom dans la musique du film. Après avoir composé la musique de L’AGE DE GLACE et L’AGE DE GLACE 2, John Powell a saisi l’occasion de développer les thèmes musicaux des héros et de leurs relations en constante évolution. Pour le compositeur, la grossesse d’Ellie et la création du nouveau thème de Buck étaient les principaux défis de ce nouveau film.

Au moment de la longue, complexe et toujours difficile période de postproduction, Carlos Saldanha confiait : « C’est formidable de retrouver et de suivre l’évolution de ces personnages que tout le monde adore, et créer pour eux un nouveau monde, une nouvelle aventure et une nouvelle dynamique a été un travail passionnant. » Pour le coscénariste Mike Reiss, l’attrait qu’exercent sur le public les films de la franchise L’AGE DE GLACE est comparable à celle d’une autre célèbre franchise d’animation, « Les Simpson » – Mike Reiss a remporté quatre Emmy Awards et un Peabody Award pour son travail sur la série. Il explique : « Les films L’AGE DE GLACE touchent des publics différents. Les enfants aiment l’animation, rire et s’amuser, et les adultes adorent la dynamique entre les personnages. » Quid des futures aventures de Manny, Sid, Diego, Ellie, Scrat et Scratina ? Manny et Ellie vont-ils se heurter à des problèmes d’éducation de leur famille? Nos deux célibataires endurcis, Diego et Sid, trouveront-ils l’âme soeur ? Scrat et Scratina vont-ils trouver le bonheur… et ce maudit gland ? Pour le moment, les cinéastes restent silencieux, mais comme le souligne la productrice Lori Forte : « Il reste de nombreuses histoires à raconter avec ces personnages. Et je pense que le public a très envie d’aller encore plus loin avec eux… »