Repères chronologiques (extrait du dossier de presse)... Dès le XIXème siècle, sont créées des institutions spécifiques pour l’enfermement des mineurs : en plus de ces "prisons d’amendement", qui soumettent les jeunes condamnés à un régime d’éducation très strict, des quartiers de mineurs apparaissent au sein des prisons classiques. Les lois des 5 et 12 août 1850 sur l’éducation et le patronage des jeunes détenus, vont plus loin dans la segmentation des établissements réservés aux mineurs. Sont ainsi créés : - les établissements pénitentiaires : ils accueillent les mineurs enfermés au titre de la correction paternelle - à la demande du père de famille - et ceux condamnés à une peine inférieure à six mois d’emprisonnement. - les colonies pénitentiaires : elles sont destinées aux mineurs acquittés pour manque de discernement, et aux jeunes condamnés à une peine comprise entre six mois et deux ans d’emprisonnement. - les colonies correctionnelles, qui sont réservées aux jeunes
condamnés à plus de deux ans d’emprisonnement et aux "insoumis", ou "rebelles" des colonies pénitentiaires. En 1927, 15 ans après la création des tribunaux pour enfants, les colonies pénitentiaires sont rebaptisées Maisons d’éducation surveillée, plus connues sous le nom de Maisons de redressement et Maisons de correction. C’est dans l’une d’entre elles que fut enfermé Auguste Le Breton. L’ordonnance du 1er septembre 1945 créé la direction de l’Education surveillée, détachée de l’administration pénitentiaire : le jeune délinquant est à partir de cette époque considéré comme un individu à part entière, les établissements ne sont plus fermés, et l’accent est mis davantage sur l’éducation au détriment de l’apprentissage, qui a montré ses limites. En 1972, les internats professionnels sont transformés en Institutions spéciales de l’éducation surveillée (ISES) et de petits établissements sont créés : les centres d’orientation et d’action éducative (COAE). En 1990, l’Education surveillée devient la Protection judiciaire de la jeunesse. La loi du 9 septembre 2002 réforme la justice des mineurs et les dispositifs de placement des délinquants : institution de sanctions éducatives ; possibilités élargies de retenue des mineurs de 10-13 ans et possibilité de prendre certaines sanctions pénales à leur encontre ; possibilité sous certaines conditions de mettre les 13-16 ans en détention provisoire ; mise en place d’une procédure de jugement à délai rapproché ; institution pour les mineurs d’un juge de proximité aux attributions restreintes ; création de centres éducatifs fermés.
L'actualité cinéma...
Pan Am pourrait bien avoir une seconde vie, si l'on en croit le site Deadline qui révèle l'information. Le site Amazon serait en effet...
