Paris

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 5/10

Paris marque la sixième collaboration entre Cédric Klapisch et Romain Duris. Si le public en est resté à L’Auberge espagnole et Les Poupées russes, le réalisateur a souhaité, lui, "bousculer son rapport à l’acteur dans une histoire où je me suis permis de prendre le temps de rendre hommage à ma ville et ses habitants." Voici donc notre héros incarnant un jeune trentenaire condamné du cœur qui, à l’orée de sa vie, prend conscience du désordre de sa vie, de ses échecs...
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par Jérôme Momcilovic | 0/5

Le film choral : solution et problème pour Klapisch. Solution parce que tout dans ses précédents films le destinait à se cogner pour de bon à cette vérité première du genre : la vie est pleine de gens, et réciproquement. Problème, parce dans cette triste leloucherie, ce sont les pires penchants de son cinéma, sa poésie neuneu du quotidien, son sens de l'émerveillement benêt, qui ont la voie libre. L'histoire, on ne vous la racontera pas, l'affiche de Paris y suffit, qui n'a pas beaucoup moins à dire que les deux heures et quelques du film...
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par Karine | 2/5

Un panorama aussi généraliste de la ville ne présente donc guère d'intérêt, et on aurait aimé que le réalisateur en propose une vision plus personnelle. En outre, à trop vouloir multiplier les rôles, il échoue à les traiter en profondeur. Aussi, certaines histoires, tout justes effleurées, paraissent superflues ou inabouties. De même, l'émotion reste trop en surface pour emporter. En définitive, le plus réussi dans ce film, ce sont tous ces moments d'humour tendre dont Klapisch a le secret.
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par Jacques Mandelbaum | 2/5

Ce problème intrinsèque du film choral, et donc de l'oeuvre de Cédric Klapisch, est lié à l'illusion qu'il se donne de pouvoir rattraper en nombre et en surface ce qu'il perd dans la profondeur, l'intensité et, pour tout dire, l'incarnation des caractères. Tout y paraît au mieux habile, au pire abusivement simplifié, comme si chaque personnage portait une casquette identitaire, comme si chaque situation, au lieu d'être comme il se doit sans cesse réinventée, n'était écrite que pour conforter l'idée préconçue que le spectateur s'en fait.
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par Mathilde Blottière | 4/5

Fable urbaine à la croisée du réalisme et de la rêverie, le Paris de Klapisch ose tout. Pour atteindre plus vite le coeur de la ville, son versant intime, il glisse ici ou là les clichés du Paname folklorique, qu'il s'amuse ensuite à déboulonner. L'inévitable accordéoniste se révèle n'être qu'un accessoire pour plateau télé. Véritable dragon à sa caisse, Karin Viard surjoue la boulangère réac et fait d'un rôle ingrat un truculent personnage de comédie. Une fois les poncifs détournés, le cinéaste peut s'offrir le luxe de la naïveté. Ainsi, le temps d'une folle équipée nocturne, les maraîchers de Rungis et les bourgeoises en Prada batifolent dans les chambres froides...
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par Louis Guichard | 2/5

Dans Paris, pas de ces histoires en bonne et due forme avec un début et une fin, qui n'arrivent jamais en réalité. Non, toute la saveur authentique d'un vrai film choral en liberté, comme si on n'en avait pas déjà vu passer cinquante ces dernières années. Juste des moments de vie. Des moments juste simples, juste beaux, juste justes. Dans Paris, tout le monde est logé à la même enseigne, ou sera remis à sa place.
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par Christophe Carrière | 2/5

Mais Klapisch se perd à trop penser son sujet là où il sut saisir l'instant.
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par Rémy Batteault | 2/5

PARIS a un mérite : faire travailler du monde. En effet, pour ce film choral, Cédric Klapisch s'est entouré d'un casting impressionnant. C'est l'intérêt primordial de ces deux heures dix qui se diluent dangereusement dans des intrigues plus ou moins longues, parfois réduites à de simples vignettes.
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par Béatrice Toulon | 3/5

Il y a longtemps qu'on n'avait pas vu Juliette Binoche aussi bouleversante que dans la peau de cette assistante sociale en quête d'amour. Les gens, voilà la grande affaire de Klapisch ; les acteurs, voilà son grand talent. Et, derrière, il y a notre capitale, cadre chaleureux et mélancolique d'un cinéma profondément humain.
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par Karl Filion | 3/5

Réalisé avec beaucoup plus de savoir-faire cependant que la plupart des comédies stéréotypées habituelles - qu'on attribue souvent aux Américains mais dont les Français se rendent aussi coupables -, Paris fonctionne pourtant assez bien. On trouve surtout le drame où on ne le cherchait pas : chez Luchini, véritable moteur du film, à la fois drôle et touchant. Abordés sans gêne apparente, ces clichés alourdissent inutilement le propos, tout comme ces nombreuses histoires inabouties. De deux choses l'une : ou bien la vie est un cliché, ou bien les Parisiens sont tous pareils.
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par Normand Provencher | 2/5

Les grandes attentes entraînent souvent de grandes déceptions. C'est un peu ce qui arrive avec le dernier Cédric Klapisch, Paris, un hymne d'amour à la célèbre ville et à ses habitants, mais desservi par une galerie de personnages trop souvent inintéressants.
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