par Reynald Dal Barco | 7/10

Comme il est rapporté par le dossier de presse, Rodriguez a cherché à réaliser un film qui se démarque du genre horreur traditionnel. En d’autres termes, bousculer les frontières, sortir des sentiers battus. Non pas pour faire original, mais bien pour rendre hommage à une catégorie d’œuvres qu’il a toujours honorée. Que le diptyque Grindhouse, dans sa forme, soit une originalité, est une évidence : pellicule raturée, son déglingué et montage merdique. Puisque nous en sommes à évoquer le sujet, Rodriguez y est même allé plus fort que Boulevard de la Mort, jusqu’à nous la jouer : "Désolé pour cette interruption d’image" - au moment le plus inopportun bien entendu. Pour Monsieur-je-sais-tout, ça ne déplacera pas des briques ; mais dans le contexte actuel...
Lire la critique...
par Olivier Caron | 4/5

Il faut définitivement prendre "Grinhouse" avec légèreté pour pouvoir l'apprécier. À mi-chemin entre parodie et hommage de haute voltige, l'ensemble épars que forment ces séquences de films raboutés est très efficace. Le tout ravira à la fois les fans de Rodriguez et de Tarantino. Même si le tout dure plus de trois heures, on ne voit pas le temps passer, à condition bien sûr de ne pas avoir le coeur trop sensible !
Lire la critique...
par Jérôme Momcilovic | 1/5

Rodriguez est parfait au stade larvaire : Machette, seule bande-annonce Grindhouse à avoir traversé l'Atlantique (livrée ici avec Planète terreur), petit gag maniériste fort rigolo et cent fois plus réussi, dit bien le drame de Planète terreur : ces 1h45 dont il ne sait vraiment que faire.
Lire la critique...
par Isabelle Regnier | Positif

Introduit par de fausses bandes-annonces de films de séries Z fantasmés, Planète Terreur est un concentré d'actions délirantes et d'idées loufoques qui se télescopent à une vitesse sidérante, le divertissement rêvé pour un soir de vacances estivales.
Lire la critique...
par Pierre Murat | Positif

On pourra, une fois encore, s'agacer de l'infantilisme apparent des deux compères (Tarantino le classique, Rodriguez le baroque) et des films très "mode" qu'ils s'obstinent à réaliser : un cinéma de "best of", de citations et de références, un cinéma de coucou, en quelque sorte, à l'image de cet oiseau sans gêne qui s'installe chez les autres pour y faire son propre nid. Si ce n'est que ces deux-là parviennent à faire de leurs films en habits d'Arlequin des modèles de rythme et d'insolence.
Lire la critique...
par Julien Welter | Positif

A l'inverse de la réalisation de Quentin Tarantino, sortie en juin, celle de Robert Rodriguez reste toutefois amusante, grâce à un humour sanglant et à des stars cabotines (Bruce Willis et Fergie, des Black Eyed Peas, notamment).
Lire la critique...
par Gilles Renault | Positif

Fidèle à ses habitudes artisanales, Robert Rodriguez a encore collectionné les casquettes pour Planète terreur, assurant tour à tour les fonctions de scénariste, producteur, chef opérateur, compositeur, monteur et réalisateur ; comme au bon vieux temps du cinéma d'action pouilleux, auquel Machete, la vraie fausse bande-annonce qui précède Planète terreur, adresse un clin d'oeil liminaire et déjà subversif (gaffe aux opprimés…).
Lire la critique...
par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Ça ne vole franchement pas très haut, mais le cahier des charges est respecté à la lettre. Difficile de dire d'un film aussi extrême qu'il ne ferait pas de mal à une mouche. C'est pourtant la vérité : aussitôt vu, aussitôt oublié, mais pour une deuxième vision et même plus, c'est sans aucun problème.
Lire la critique...
par Thomas Baurez | Positif

"Si vous voulez connaître l'état d'un pays, regardez ses films d'horreur", a un jour écrit un critique américain. Dont acte ! Outre ces considérations politiques, le plaisir et l'intérêt de cette Planète terreur viennent de la générosité avec laquelle Rodriguez fait de cette série Z, une oeuvre esthétique admirable (si, si !), jouant avec l'hémoglobine et notre rapport primal à l'horreur.
Lire la critique...
par Olivier Guéret | Positif

Là où Quentin Tarantino l'avait pris avec beaucoup de hauteur (qui a dit prétention ?), Roberto Rodriguez signe, avec son hommage aux purs films d'exploitation, son film le plus libre, le plus fou mais aussi le plus réussi !
Lire la critique...