par Reynald Dal Barco | 9/10
On ne compte plus les massacres perpétrés par Hollywood à l’encontre des chefs d’œuvres littéraires. Au regard des intentions des producteurs, le spectateur averti remerciera ainsi l’Australien John Hillcoat d’être resté plutôt fidèle au best-seller de McCarthy, d’en avoir perçu l’essence, et de l’avoir restituée à l’écran. Pour rappel, "La Route" est un Pulitzer apocalyptique vécu en noir et blanc sinon tout en gris, où la couleur est l’attribut du rêve...
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On ne compte plus les massacres perpétrés par Hollywood à l’encontre des chefs d’œuvres littéraires. Au regard des intentions des producteurs, le spectateur averti remerciera ainsi l’Australien John Hillcoat d’être resté plutôt fidèle au best-seller de McCarthy, d’en avoir perçu l’essence, et de l’avoir restituée à l’écran. Pour rappel, "La Route" est un Pulitzer apocalyptique vécu en noir et blanc sinon tout en gris, où la couleur est l’attribut du rêve...
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par Mélanie Carpentier | 5
Magnifiée par la musique puissante de Nick Cave, ‘La Route' s'impose comme une fresque monumentale de toutes les évidences, de tous les doutes, les craintes et les absurdités de l'humanité.
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Magnifiée par la musique puissante de Nick Cave, ‘La Route' s'impose comme une fresque monumentale de toutes les évidences, de tous les doutes, les craintes et les absurdités de l'humanité.
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par Vincent Malausa | 3
Capable de distiller l'effroi sans forcer - les milices cannibales qui menacent de surgir n'importe quand - Hillcoat sait surtout comment entretenir le feu de son récit picaresque. Les séquences progressent selon une logique d'accélérations (ellipses, sautes) et de suspensions (la parenthèse magique dans la cave bondée de provisions) qui doivent probablement autant au roman de McCarthy qu'à la force tranquille de conteur du cinéaste.
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Capable de distiller l'effroi sans forcer - les milices cannibales qui menacent de surgir n'importe quand - Hillcoat sait surtout comment entretenir le feu de son récit picaresque. Les séquences progressent selon une logique d'accélérations (ellipses, sautes) et de suspensions (la parenthèse magique dans la cave bondée de provisions) qui doivent probablement autant au roman de McCarthy qu'à la force tranquille de conteur du cinéaste.
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par NDLR | 4
Cette adaptation du roman de Cormac McCarthy est une bonne surprise.
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par Thierry Chèze | 4
Une adaptation modeste mais réussie du chef-d'oeuvre de Cormac McCarthy.
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par Thomas Sotinel | 3
Mais La Route, celle de Cormac McCarthy, celle de John Hillcoat, ne se perd pas dans le néant. Peut-être las du pessimisme de ses ouvrages précédents, le romancier a infléchi le cours de son récit, vers la fin du livre. A la lecture, on pouvait en concevoir un certain soulagement - comme si l'on recevait de bonnes nouvelles de l'auteur. A l'écran, cette concession à l'optimisme prend une forme plus gênante surtout vers la fin du film, qui édulcore ce voyage, le ramenant trop près des balises hollywoodiennes.
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Mais La Route, celle de Cormac McCarthy, celle de John Hillcoat, ne se perd pas dans le néant. Peut-être las du pessimisme de ses ouvrages précédents, le romancier a infléchi le cours de son récit, vers la fin du livre. A la lecture, on pouvait en concevoir un certain soulagement - comme si l'on recevait de bonnes nouvelles de l'auteur. A l'écran, cette concession à l'optimisme prend une forme plus gênante surtout vers la fin du film, qui édulcore ce voyage, le ramenant trop près des balises hollywoodiennes.
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par Aurélien Ferenczi | 3
Sans révéler le dénouement, la prudence exagérée du père finira par se révéler contre-productive. Cette méfiance érigée en règle de vie, ce credo communautaire qui replie l'individu sur sa famille, et aussi cette conviction qu'il faut répondre à la violence par la violence étaient sans doute ceux des pères fondateurs des Etats-Unis (les personnages de La Route sont les nouveaux pionniers). Toute une philosophie qui a aujourd'hui gagné et qu'on sait gré au film de mettre en question, tant la menace du retour à l'état sauvage concerne déjà, de façon latente, notre monde actuel. Bienvenue dans le film dont vous serez bientôt le héros.
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Sans révéler le dénouement, la prudence exagérée du père finira par se révéler contre-productive. Cette méfiance érigée en règle de vie, ce credo communautaire qui replie l'individu sur sa famille, et aussi cette conviction qu'il faut répondre à la violence par la violence étaient sans doute ceux des pères fondateurs des Etats-Unis (les personnages de La Route sont les nouveaux pionniers). Toute une philosophie qui a aujourd'hui gagné et qu'on sait gré au film de mettre en question, tant la menace du retour à l'état sauvage concerne déjà, de façon latente, notre monde actuel. Bienvenue dans le film dont vous serez bientôt le héros.
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par M.S. | 3
Méconnaissable, amaigri et habité, Viggo Mortensen réalise une performance éprouvante de réalisme, face à un jeune partenaire à la hauteur.
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Méconnaissable, amaigri et habité, Viggo Mortensen réalise une performance éprouvante de réalisme, face à un jeune partenaire à la hauteur.
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par S. Kaganski | 2
La musique sirupeuse n'arrange rien, adoucissant l'univers de McCarthy en frôlant le hors-sujet - la mauvaise surprise est qu'elle est signée Nick Cave. Alors que le livre était métaphorique et minimal, le film est trop littéral. La meilleure façon de le regarder est de se faire peur en s'imaginant qu'il s'agit d'un docu à peine anticipé (nous sommes tous des Afghans à Sangatte) sur la fin terminale proche de nos sociétés libérales avancées - “avancées” comme on le dit d'un fromage.
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La musique sirupeuse n'arrange rien, adoucissant l'univers de McCarthy en frôlant le hors-sujet - la mauvaise surprise est qu'elle est signée Nick Cave. Alors que le livre était métaphorique et minimal, le film est trop littéral. La meilleure façon de le regarder est de se faire peur en s'imaginant qu'il s'agit d'un docu à peine anticipé (nous sommes tous des Afghans à Sangatte) sur la fin terminale proche de nos sociétés libérales avancées - “avancées” comme on le dit d'un fromage.
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par Helen Faradji | 1
Mettant en scène la violence comme dans une série B cheap de seconde zone, à grands renforts d'effets de manche et autres débauches stylistiques gratuites, émaillant le récit de flash-backs dégoulinants et mièvres, il laisse son film mis en lumière dans des tons grisâtres et artificiels s'enfoncer sans imagination sur ses sentiers boueux.
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Mettant en scène la violence comme dans une série B cheap de seconde zone, à grands renforts d'effets de manche et autres débauches stylistiques gratuites, émaillant le récit de flash-backs dégoulinants et mièvres, il laisse son film mis en lumière dans des tons grisâtres et artificiels s'enfoncer sans imagination sur ses sentiers boueux.
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par Alex Masson | 3
Malgré tout, l'alchimie entre Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee, ainsi que l'intense représentation d'un monde postapocalyptique monochrome rendent le film suffisamment captivant pour que le spectateur ne se retrouve pas reclus dans la même position que ces deux personnages, planqués dans les fourrés, témoins passifs de l'horreur en cours.
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Malgré tout, l'alchimie entre Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee, ainsi que l'intense représentation d'un monde postapocalyptique monochrome rendent le film suffisamment captivant pour que le spectateur ne se retrouve pas reclus dans la même position que ces deux personnages, planqués dans les fourrés, témoins passifs de l'horreur en cours.
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par Marc Cassivi | 3
Prisonnier du roman, John Hillcoat a fait le choix d'une certaine forme de fidélité, au détriment d'une originalité dans le traitement. En résulte un film correct mais plat, sans l'ombre de la grâce du roman. Existe-t-il des romans inadaptables au cinéma? Peut-on excuser à un film mineur de s'inspirer d'une oeuvre majeure? À chacun sa réponse.
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Prisonnier du roman, John Hillcoat a fait le choix d'une certaine forme de fidélité, au détriment d'une originalité dans le traitement. En résulte un film correct mais plat, sans l'ombre de la grâce du roman. Existe-t-il des romans inadaptables au cinéma? Peut-on excuser à un film mineur de s'inspirer d'une oeuvre majeure? À chacun sa réponse.
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par Eric Van Cutsem | 4
Le réalisateur australien John Hillcoat et le scénariste Joe Penhall sont restés les plus fidèles possibles au roman et ont admirablement joué tant sur la teintes de gris et de couleurs que sur un script qui évite de se pencher sur les causes du cataclysme et sur le passé pour se concentrer sur les protagonistes au moment présent. Et Viggo Mortensen porte fébrilement sur ses épaules le fardeau de ce monde en pleine débâcle, comme d'ailleurs le jeune Kodi Smit-McPhee dont il faudra certainement tenir la carrière à l'oeil.
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Le réalisateur australien John Hillcoat et le scénariste Joe Penhall sont restés les plus fidèles possibles au roman et ont admirablement joué tant sur la teintes de gris et de couleurs que sur un script qui évite de se pencher sur les causes du cataclysme et sur le passé pour se concentrer sur les protagonistes au moment présent. Et Viggo Mortensen porte fébrilement sur ses épaules le fardeau de ce monde en pleine débâcle, comme d'ailleurs le jeune Kodi Smit-McPhee dont il faudra certainement tenir la carrière à l'oeil.
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par Steven Tuffin | 4
Les acteurs principaux Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee ont l'air de véritables vagabonds. Le jeu de la caméra dirigée par Javier Aguirresarobe ne recule devant aucun détail sordide. Seul le jeu subtil de Nick Cave et Warren Ellis nous offrent de temps à autre un peu de quiétude.
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Les acteurs principaux Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee ont l'air de véritables vagabonds. Le jeu de la caméra dirigée par Javier Aguirresarobe ne recule devant aucun détail sordide. Seul le jeu subtil de Nick Cave et Warren Ellis nous offrent de temps à autre un peu de quiétude.
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