par MpM (& V) | 3/5
Il n'y a rien de tel, pour observer l'Humanité, que de la confronter à une situation extrême où, livrés à eux, les êtres humains sont à la fois libérés du joug des règles sociales et contraints par la nécessité impérieuse de survivre. La situation imaginée par José Saramago dans son roman L'aveuglement (qui a servi de base au film) permet une multitude de questionnements sociaux, moraux, psychologiques et même politiques pouvant être résumés en une seule interrogation : jusqu'où est-on prêt à aller et qu'est-on prêt à supporter pour sauver sa propre vie ?
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Il n'y a rien de tel, pour observer l'Humanité, que de la confronter à une situation extrême où, livrés à eux, les êtres humains sont à la fois libérés du joug des règles sociales et contraints par la nécessité impérieuse de survivre. La situation imaginée par José Saramago dans son roman L'aveuglement (qui a servi de base au film) permet une multitude de questionnements sociaux, moraux, psychologiques et même politiques pouvant être résumés en une seule interrogation : jusqu'où est-on prêt à aller et qu'est-on prêt à supporter pour sauver sa propre vie ?
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par Isabelle Regnier | 1/5
On se demande si un tel programme relève de la pulsion sadique, d'un instinct de père la morale, ou des deux à la fois...
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On se demande si un tel programme relève de la pulsion sadique, d'un instinct de père la morale, ou des deux à la fois...
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par Samuel Douhaire | 2/5
Métaphore sur les catastrophes sanitaires type grippe aviaire, parabole sur l'aveuglement spirituel d'une civilisation obnubilée par le confort matériel, réflexion sur les limites des sociétés démocratiques, interrogation sur l'animalité de l'homme en situation extrême... Blindness, à l'instar du roman de José Saramago dont il est adapté, brasse large. Peut-être trop pour la mise en scène de Fernando Meirelles...
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Métaphore sur les catastrophes sanitaires type grippe aviaire, parabole sur l'aveuglement spirituel d'une civilisation obnubilée par le confort matériel, réflexion sur les limites des sociétés démocratiques, interrogation sur l'animalité de l'homme en situation extrême... Blindness, à l'instar du roman de José Saramago dont il est adapté, brasse large. Peut-être trop pour la mise en scène de Fernando Meirelles...
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par Eric Van Cutsem | 2.5/5
Ce qui par contre démarque clairement BLINDNESS des autres films de ce genre, c'est clairement le soin apporté à la mise en scène (jeu sur les blancs, les reflets, les yeux, etc) et le choix d'orienter le sujet vers l'intimisme et le lieux clos (une majorité des scènes se passent dans le lieu de la quarantaine) et donc de s'attacher à l'humain et à ses rapports dès l'instant où tout le monde devient aveugle.
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Ce qui par contre démarque clairement BLINDNESS des autres films de ce genre, c'est clairement le soin apporté à la mise en scène (jeu sur les blancs, les reflets, les yeux, etc) et le choix d'orienter le sujet vers l'intimisme et le lieux clos (une majorité des scènes se passent dans le lieu de la quarantaine) et donc de s'attacher à l'humain et à ses rapports dès l'instant où tout le monde devient aveugle.
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par Christophe Carrière | 3/5
Aveuglé par sa passion pour le livre, Meirelles ira jusqu'à abuser d'une voix off citant des passages du bouquin, qui suscita des réactions agacées après la présentation du film au Festival de Cannes. Depuis, le réalisateur l'a considérablement réduite. Tant mieux.
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Aveuglé par sa passion pour le livre, Meirelles ira jusqu'à abuser d'une voix off citant des passages du bouquin, qui suscita des réactions agacées après la présentation du film au Festival de Cannes. Depuis, le réalisateur l'a considérablement réduite. Tant mieux.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5
Le réalisateur varie les rythmes, joue avec les ombres, les lumières, les reflets et les transparences, pousse ses personnages dans leurs derniers retranchements. Et réussit à faire de BLINDNESS une oeuvre qui se vit intensément, les sens en éveil et les neurones en alerte.
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Le réalisateur varie les rythmes, joue avec les ombres, les lumières, les reflets et les transparences, pousse ses personnages dans leurs derniers retranchements. Et réussit à faire de BLINDNESS une oeuvre qui se vit intensément, les sens en éveil et les neurones en alerte.
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par B.T. | 2.5/5
Soutenu par des acteurs de talent - Julianne Moore, la seule à rester voyante, Mark Ruffalo en homme civilisé mais pas tant que cela, Danny Glover… -, le film réussit à dépeindre la dégradation progressive des règles de vie qui prévalent quand tout va à peu près bien. Certaines scènes (le viol, la lutte pour la nourriture) sont même assez effroyables. Mais des invraisemblances du scénario, le parti pris de lenteur et d'esthétique de la mise en scène (sans doute pour cultiver la dimension méditative de l'oeuvre), ainsi que la déréalisation voulue (la ville est une sorte de São Paulo, mâtinée de Tokyo et de Los Angeles) bloquent l'identification et nous laissent un peu en dehors.
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Soutenu par des acteurs de talent - Julianne Moore, la seule à rester voyante, Mark Ruffalo en homme civilisé mais pas tant que cela, Danny Glover… -, le film réussit à dépeindre la dégradation progressive des règles de vie qui prévalent quand tout va à peu près bien. Certaines scènes (le viol, la lutte pour la nourriture) sont même assez effroyables. Mais des invraisemblances du scénario, le parti pris de lenteur et d'esthétique de la mise en scène (sans doute pour cultiver la dimension méditative de l'oeuvre), ainsi que la déréalisation voulue (la ville est une sorte de São Paulo, mâtinée de Tokyo et de Los Angeles) bloquent l'identification et nous laissent un peu en dehors.
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par Xavier Leherpeur | 3/5
L'adaptation scénaristique tire parfois vers une certaine pesanteur démonstrative, mais la mise en scène du cinéaste brésilien, tout en recherche formelle et sensorielle, parvient à instaurer un climat d'incertitude et de trouble particulièrement inquiétant et adéquat.
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L'adaptation scénaristique tire parfois vers une certaine pesanteur démonstrative, mais la mise en scène du cinéaste brésilien, tout en recherche formelle et sensorielle, parvient à instaurer un climat d'incertitude et de trouble particulièrement inquiétant et adéquat.
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par Martin Gignac | 3.5/5
Même si la fin déçoit et que la subtilité n'est pas la qualité première du récit, il ne faudra pas pour autant bouder ce « Blindness ». Les choix esthétiques, les mystères qui en ressortent et l'interprétation de grande classe rachètent allègrement le tout, rendant le visionnement à la fois réconfortant et désagréable par les nombreux thèmes traités. Une expérience inaboutie qui n'est tout de même pas loin d'être unique en son genre.
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Même si la fin déçoit et que la subtilité n'est pas la qualité première du récit, il ne faudra pas pour autant bouder ce « Blindness ». Les choix esthétiques, les mystères qui en ressortent et l'interprétation de grande classe rachètent allègrement le tout, rendant le visionnement à la fois réconfortant et désagréable par les nombreux thèmes traités. Une expérience inaboutie qui n'est tout de même pas loin d'être unique en son genre.
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par Karl Filion | 3.5/5
Les acteurs, surtaxés et déstabilisés par la perte d'un sens, se démènent merveilleusement à travers les cadavres et les déchets qui s'amoncellent. Le sentiment d'urgence est palpable; en fait, le film prouve par cent qu'il manque une chose au cinéma pour qu'il soit un art total : l'odeur. Et puis - nécessairement - arrive la fin. Pas celle de l'humanité (pas tout de suite). Cette humanité qui doit retrouver la vue pour voir de quoi elle s'est rendue coupable, pour voir, comme révélée, sa bestialité sans limite.
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Les acteurs, surtaxés et déstabilisés par la perte d'un sens, se démènent merveilleusement à travers les cadavres et les déchets qui s'amoncellent. Le sentiment d'urgence est palpable; en fait, le film prouve par cent qu'il manque une chose au cinéma pour qu'il soit un art total : l'odeur. Et puis - nécessairement - arrive la fin. Pas celle de l'humanité (pas tout de suite). Cette humanité qui doit retrouver la vue pour voir de quoi elle s'est rendue coupable, pour voir, comme révélée, sa bestialité sans limite.
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par Aleksi K. Lepage | 3/5
Sous le bel accoutrement de la parabole brumeuse, donc probablement «riche de sens», cette coproduction intercontinentale chic et distinguée cache une variante originale et léchée du film de zombis classique, moins les accès de violence sanglante (zut!) Qu'avons-nous là: l'éclosion dans une cité d'un virus foudroyant et inattendu, des foules pestiférées et chassées par les milices, un monde en proie à la panique, des héros luttant pour leur survie. Ultimement, l'affrontement du Bien et du Mal.
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Sous le bel accoutrement de la parabole brumeuse, donc probablement «riche de sens», cette coproduction intercontinentale chic et distinguée cache une variante originale et léchée du film de zombis classique, moins les accès de violence sanglante (zut!) Qu'avons-nous là: l'éclosion dans une cité d'un virus foudroyant et inattendu, des foules pestiférées et chassées par les milices, un monde en proie à la panique, des héros luttant pour leur survie. Ultimement, l'affrontement du Bien et du Mal.
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par Julien Abadie | 1/5
Même si le retournement final émeut in extremis, impossible de ne pas se souvenir que, sur un pitch équivalent, Shyamalan avait shooté "Phénomènes". Un bijou théorique qui ne limitait pas ses propositions esthétiques à un décorum laiteux, comme ici.
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Même si le retournement final émeut in extremis, impossible de ne pas se souvenir que, sur un pitch équivalent, Shyamalan avait shooté "Phénomènes". Un bijou théorique qui ne limitait pas ses propositions esthétiques à un décorum laiteux, comme ici.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
