par Jean-François Rauger | Positif
"Birth" s'impose, tout d'abord et très vite, comme une description entomologique et ouatée de la haute bourgeoisie new-yorkaise, dont on voit un échantillon partagé entre les appartements sur Central Park, les concerts de musique de chambre et les salons littéraires, sous la férule douce mais impitoyable d'une redoutable autorité matriarcale (Lauren Bacall). L'irruption de l'enfant au milieu de cet univers est d'abord celle d'un intrus, d'un élément en trop, parasitant le fonctionnement d'un organisme trop solide, trop sûr de lui, protégé par les règles qu'il s'est imposées lui-même.
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"Birth" s'impose, tout d'abord et très vite, comme une description entomologique et ouatée de la haute bourgeoisie new-yorkaise, dont on voit un échantillon partagé entre les appartements sur Central Park, les concerts de musique de chambre et les salons littéraires, sous la férule douce mais impitoyable d'une redoutable autorité matriarcale (Lauren Bacall). L'irruption de l'enfant au milieu de cet univers est d'abord celle d'un intrus, d'un élément en trop, parasitant le fonctionnement d'un organisme trop solide, trop sûr de lui, protégé par les règles qu'il s'est imposées lui-même.
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Positif
Un face-à-face troublant auquel l'interprétation très intériorisée de Nicole Kidman donne toute son étrangeté.
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par Gilles Renault | Positif
Or, "Birth" tient sans problème la distance, menant le spectateur en bateau dans une intrigue assez sobre et accrocheuse pour tenir ses cent minutes réglementaires, sur un faux rythme qu'une impression hâtive inciterait à qualifier de languide, alors qu'il ne tarde pas à se révéler palpitant.
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Or, "Birth" tient sans problème la distance, menant le spectateur en bateau dans une intrigue assez sobre et accrocheuse pour tenir ses cent minutes réglementaires, sur un faux rythme qu'une impression hâtive inciterait à qualifier de languide, alors qu'il ne tarde pas à se révéler palpitant.
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par Camille Brun | 2/5
On apprécie surtout les très bonnes scènes où "Birth" prend une voie subversive. Comme celle qui a choqué outre-atlantique où Nicole Kidman se retrouve dans la baignoire avec celui qu'elle prend pour la réincarnation de son mari et qui n'a que dix ans. Malheureusement, ces moments hors-normes et courageux sont assez rares. Il faut donc se contenter de la toujours excellente Nicole Kidman pour passer le temps, qui s'avère tout de même bien long.
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On apprécie surtout les très bonnes scènes où "Birth" prend une voie subversive. Comme celle qui a choqué outre-atlantique où Nicole Kidman se retrouve dans la baignoire avec celui qu'elle prend pour la réincarnation de son mari et qui n'a que dix ans. Malheureusement, ces moments hors-normes et courageux sont assez rares. Il faut donc se contenter de la toujours excellente Nicole Kidman pour passer le temps, qui s'avère tout de même bien long.
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par Frédéric Mignard | 2/4
Il est pourtant difficile de ne pas ressortir de la projection de Birth frustré par le tour que prend progressivement l'intrigue du film. L'histoire d'amour surnaturelle qui se développe entre Nicole Kidman et la réincarnation juvénile de son mari ne nourrit pas suffisamment le suspense. Il vaut mieux être averti, le film est plus un drame psychologique qu'un thriller surnaturel. La réincarnation est au final traitée superficiellement par des scénaristes paresseux, plus intéressés par le rationnel que par le fantastique dans lequel ils ont voulu nous plonger initialement. La conclusion poussive et prévisible achève nos espoirs de voir le grand film tant attendu. La faute à des ambitions scénaristiques limitées qui desservent l'ingéniosité de la mise en scène.
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Il est pourtant difficile de ne pas ressortir de la projection de Birth frustré par le tour que prend progressivement l'intrigue du film. L'histoire d'amour surnaturelle qui se développe entre Nicole Kidman et la réincarnation juvénile de son mari ne nourrit pas suffisamment le suspense. Il vaut mieux être averti, le film est plus un drame psychologique qu'un thriller surnaturel. La réincarnation est au final traitée superficiellement par des scénaristes paresseux, plus intéressés par le rationnel que par le fantastique dans lequel ils ont voulu nous plonger initialement. La conclusion poussive et prévisible achève nos espoirs de voir le grand film tant attendu. La faute à des ambitions scénaristiques limitées qui desservent l'ingéniosité de la mise en scène.
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par Arnaud | Positif
Sur le fond, il faut être clair : "Birth" ne peut être d'aucune façon accusé de promouvoir la pédophilie. Moins radical qu'un "Beau-Père" de Bertrand Blier, moins initiation à l'eau de rose qu'"Un été 42" de Robert Madigan, "Birth" s'annone tout simplement comme l'histoire d'un amour impossible et la lutte interne d'un personnage féminin pour la rendre morale malgré les interdits. Un personnage qui joue dangereusement au jeu de l'autruche, même si le spectateur lui-même est un temps mené en bateau, qu'une résolution malhabile vient clore et qu'on imagine mal importée par Jean-Claude Carrière mais plutôt imposée par la frilosité de la New Line. On aurait préféré en effet que le doute et l'ambiguité perdure au delà du mot fin, offrant à notre imaginaire le soin de poursuivre son film idéal. Mais pour son heure d'un cinéma si rare que l'on croyait perdu, "Birth" enchante et nourrie l'espoir de voir Jonathan Glazer gravir prochainement les échelons d'un cinéma mi-européen, mi-hollywoodien dont nous avons tous besoin.
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Sur le fond, il faut être clair : "Birth" ne peut être d'aucune façon accusé de promouvoir la pédophilie. Moins radical qu'un "Beau-Père" de Bertrand Blier, moins initiation à l'eau de rose qu'"Un été 42" de Robert Madigan, "Birth" s'annone tout simplement comme l'histoire d'un amour impossible et la lutte interne d'un personnage féminin pour la rendre morale malgré les interdits. Un personnage qui joue dangereusement au jeu de l'autruche, même si le spectateur lui-même est un temps mené en bateau, qu'une résolution malhabile vient clore et qu'on imagine mal importée par Jean-Claude Carrière mais plutôt imposée par la frilosité de la New Line. On aurait préféré en effet que le doute et l'ambiguité perdure au delà du mot fin, offrant à notre imaginaire le soin de poursuivre son film idéal. Mais pour son heure d'un cinéma si rare que l'on croyait perdu, "Birth" enchante et nourrie l'espoir de voir Jonathan Glazer gravir prochainement les échelons d'un cinéma mi-européen, mi-hollywoodien dont nous avons tous besoin.
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L'actualité cinéma...
Celle qui fut reine de la pop R'n'B dans les années 80 et 90 a été retrouvée morte dans sa chambre de l'hôtel...
