C’est une histoire de mystère et d’amour, une fable extraordinaire sur la vie et la mort, les regrets et le pardon, l’amour et la rédemption.
En 2006, dans A LA RECHERCHE DU BONHEUR, le réalisateur Gabriele Muccino et l’acteur nominé aux Oscars Will Smith racontaient la bouleversante histoire d’un père qui, après s’être retrouvé à la rue, reconstruit sa vie grâce au courage et à l’espoir que lui inspire son fils de cinq ans. Enorme succès mondial, le film a été très largement salué et a reçu d’innombrables prix et nominations, dont une à l’Oscar et une au Golden Globe pour l’émouvante interprétation de Will Smith.
Les deux hommes se retrouvent pour SEPT VIES, une histoire d’amour unique entre Ben Thomas et Emily Posa, une jeune femme qu’il ne connaissait pas et qu’il voulait aider. Celui qui va apporter le plus à l’autre n’est pas forcément celui que l’on croit…
Gabriele Muccino raconte : « Cette histoire m’a tout de suite attiré parce qu’elle raconte un parcours personnel mystérieux qui est en lui-même une véritable déclaration d’amour. Pour moi, SEPT VIES est l’histoire d’un homme rongé par le remords et la douleur d’avoir perdu un être cher, qui se retrouve face à ce qu’il n’attendait plus : la chance de repartir à zéro et de vivre une nouvelle vie. C’est une histoire qui fait réfléchir, audacieuse, touchante et riche d’émotion. Je savais que l’échange d’idées et d’énergie qui donne tellement de force à ce film n’était possible qu’avec Will Smith. »
Will Smith déclare : « J’ai trouvé le scénario et l’idée absolument fantastiques. Cet homme trouve un but à sa vie et une raison d’exister. C’est une histoire d’amour très moderne qui ne ressemble à aucune autre. Gabriele Muccino connaît parfaitement les émotions humaines, il sait où les trouver et comment les nourrir et les faire s’épanouir. Quand vous combinez ce savoir-faire avec des personnes comme Rosario Dawson et Woody Harrelson, vous avez tous les ingrédients pour faire un grand film. »
Will Smith poursuit : « Pour moi, ce film était une chance d’aborder sous un autre angle un sujet qui continue de me fasciner : comment les humains surmontent-ils leurs traumatismes ? Comment faisons-nous pour continuer de vivre quand tout va mal ? C’est de cela dont parle SEPT VIES. C’est une histoire de rédemption, et je suis certain que son dénouement surprendra beaucoup. »
Pour le scénariste Grant Nieporte, la quête de Ben pour trouver la rédemption a pris la forme d’une histoire d’amour inhabituelle qui va élargir son horizon bien au-delà de ce qu’il avait imaginé. Il raconte : « Cette histoire a commencé pour moi comme un mystère, et puis elle s’est transformée en une histoire d’amour qui surprendra autant le public que Ben. Le seul objectif de cet homme est de trouver des gens bien à aider, mais en faisant cela il va se retrouver dans une situation qu’il n’avait pas prévue. En tombant amoureux d’Emily, il va sortir de son isolement et voir la vie autrement. Alors qu’il pensait être déjà mort, perdu pour ce monde, Emily va changer sa vie et sa vision des choses. En rencontrant cette femme étonnante capable de faire battre à nouveau son cœur, il va devoir prendre une décision très difficile pour commencer une vie nouvelle. »
Avec le scénario de Grant Nieporte, les producteurs Jason Blumenthal, Todd Black et Steve Tisch de Escape Artists, qui ont aussi produit A LA RECHERCHE DU BONHEUR, savaient qu’ils avaient entre les mains quelque chose de rare : une histoire encore jamais vue sur les écrans de cinéma. Jason Blumenthal se souvient : « Dès que j’ai commencé à lire le scénario, j’ai su que cette histoire était spéciale. Je n’avais jamais rien lu ou vu de semblable. Le mystère qui est au centre de l’histoire évoluait et se développait au fil des pages, c’était passionnant. Cela commence avec un agent du fisc qui fait une chose que la plupart des gens trouveront étrange : il cherche des personnes à aider. On découvre pourquoi au fil de cette histoire, qui devient ensuite une magnifique histoire d’amour. »
Todd Black ajoute : « Cette romance est au cœur du récit et l’idée de raconter une histoire d’amour aussi unique à notre époque était très excitante. Nous avons tout de suite su que nous allions produire le film. »
Jason Blumenthal, Todd Black et Steve Tisch se sont dit que ce projet était l’occasion rêvée pour réunir deux cinéastes qui ont connu le succès et sont devenus très proches l’un de l’autre avec A LA RECHERCHE DU BONHEUR. Steve Tisch raconte : « Will Smith avait accepté de jouer dans A LA RECHERCHE DU BONHEUR parce que l’histoire était excellente, et nous avions le sentiment que SEPT VIES lui offrait l’opportunité de jouer un personnage qu’il n’avait encore jamais incarné, d’explorer un territoire inédit et excitant. »
Les cinéastes ont donc présenté le scénario de SEPT VIES au producteur James Lassiter, le partenaire de Will Smith chez Overbrook Entertainment. Celui-ci se souvient : « Le scénario de SEPT VIES a provoqué en moi une réaction très forte et immédiate. C’était une histoire hors du commun sur la douleur, le sacrifice et la rédemption. Son héros, Ben Thomas, n’est pas le genre de personnage qu’on a l’habitude de voir sur les écrans. J’étais très excité à l’idée de raconter cette histoire. En tant que producteur, ce genre d’occasion ne se présente pas tous les jours. »
Will Smith accepta de participer au projet, et les producteurs tombèrent d’accord sur le fait que Gabriele Muccino, le réalisateur italien qui avait fait un début hollywoodien prometteur avec A LA RECHERCHE DU BONHEUR, était le choix idéal. En plus d’avoir noué des liens exceptionnels pendant le tournage d’A LA RECHERCHE DU BONHEUR, Gabriele Muccino et Will Smith ont développé une compréhension mutuelle immédiate et implicite. Plus important encore, les producteurs étaient convaincus que la sensibilité artistique de Gabriele Muccino était ce dont ils avaient besoin pour traiter les questions existentielles et l’ambiance sombre, romantique et mystérieuse du film avec réalisme, dans un style visuel dynamique et original.
James Lassiter commente : « Dès le début, j’ai pensé que ce film serait entre de bonnes mains avec Gabriele Muccino à la réalisation. A LA RECHERCHE DU BONHEUR avait été une expérience très gratifiante pour moi en tant que producteur, j’avais donc très envie de travailler à nouveau avec lui. »
Connu pour répéter et discuter beaucoup avec ses acteurs pour parvenir au cœur des personnages, Gabriele Muccino est un cinéaste dont le tempérament s’accorde bien à l’intensité du drame. Todd Black explique : « Gabriele a réussi avec brio à évoquer le sentiment viscéral d’une histoire d’amour ; il a su le transposer à l’écran d’une façon vibrante et passionnée. »
Steve Tisch ajoute : « Gabriele a une énergie particulière et un point de vue très spécial sur la création d’un film. Et comme c’était la seconde fois qu’il travaillait avec Will, cela a rendu les choses encore plus intenses. »
Gabriele Muccino était heureux de collaborer à nouveau avec les producteurs d’A LA RECHERCHE DU BONHEUR. Il confie : « Ce qui est fantastique avec eux, c’est qu’ils me laissent faire des films hollywoodiens avec mon approche de cinéaste européen. Comme avec Will, il y a une immense confiance entre nous, et grâce à cela tout est possible. De toute ma vie, je n’ai jamais travaillé aussi bien et aussi facilement avec une équipe. »
Ce personnage était très différent des rôles que Will Smith a interprétés auparavant, comme Muhammad Ali dans ALI de Michael Mann, ou le père courageux d’A LA RECHERCHE DU BONHEUR de Gabriele Muccino, pour lesquels il a été nommé à l’Oscar du meilleur acteur. Will Smith était fasciné par la complexité de ce personnage, qui va subir une transformation qu’il pensait impossible.
Will Smith explique : « Au début de l’histoire, Ben essaie de faire preuve d’altruisme, mais sa douleur l’empêche d’aimer qui que ce soit, et d’un seul coup, alors qu’il ne s’y attendait pas, Emily parvient à faire battre à nouveau son cœur. Elle réveille chez lui des sentiments et des émotions. Elle le séduit comme nous avons tous déjà été séduits : un jour, vous regardez une personne dans les yeux et ce que vous voyez est différent de ce que vous y avez vu la veille. Vous sentez une lumière et une chaleur nouvelles dans son regard et à ce moment-là, vous savez que votre vie vient de changer. »
Ben n’avait jamais imaginé que sa vie puisse changer de cette façon, et cette profonde évolution est au cœur de l’interprétation de Will Smith. Il raconte : « La partie la plus délicate de mon rôle a été de montrer que Ben ne pense vraiment qu’à lui au début de l’histoire, et qu’il commence à devenir moins égoïste et moins centré sur lui-même après sa rencontre avec Emily. Ce petit virage sur sa route vers la rédemption est ce qui rend son histoire si forte.
« Ben est à l’opposé de ce que je suis, et je dois dire que pendant le tournage, sa douleur et ses idées noires étaient parfois difficiles à supporter sur le plan émotionnel. »
Will Smith a trouvé l’énergie nécessaire pour surmonter la noirceur de l’âme de Ben dans la très forte complicité qu’il a développée avec l’actrice Rosario Dawson, l’interprète d’Emily. Will Smith observe : « Elle a su capturer la douceur et la bonté naturelles d’Emily, c’était fantastique de la voir jouer ce rôle. Emily a elle aussi vécu un traumatisme, mais elle réagit d’une façon différente. Elle parvient encore à rire et à rêver alors que Ben a abandonné depuis longtemps l’idée de vivre un jour une vie meilleure. Je pense que c’est ce qui l’attire vers elle. Il ne comprend pas pourquoi elle continue de croire à la vie, mais plus il la regarde, plus il sent l’espoir renaître en lui. »
Will Smith a aussi été très inspiré par la portée de cette histoire. « La romance entre Ben et Emily est magnifique, mais ce n’est qu’un aspect de l’histoire. Pour Gabriele et moi, SEPT VIES n’est pas seulement la rencontre d’un homme et d’une femme à un moment critique de leurs vies, c’est avant tout une histoire d’amour entre un homme et l’humanité. »
Rosario Dawson raconte : « Le scénario de SEPT VIES est un des meilleurs que j’aie jamais lus. Je suis tout de suite tombée amoureuse d’Emily. Je me suis vraiment battue pour décrocher ce rôle parce que je tenais absolument à raconter son histoire, mais tous les autres personnages m’ont aussi beaucoup émue par leur authenticité et leur réalisme. J’étais donc très excitée quand j’ai passé mon audition, et j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour participer à ce projet. »
Très vite, Rosario Dawson a convaincu les cinéastes qu’elle était l’actrice dont ils avaient besoin. Steve Tisch se souvient : « Quand Rosario a auditionné avec Will, nous avons tout de suite senti qu’il se passait quelque chose. Il y avait entre eux une fragilité, une sincérité et une tendresse qui faisaient qu’on ne pouvait que les aimer. L’alchimie était parfaite. »
Rosario Dawson explique : « Pour incarner Emily, il fallait rester simple et authentique. Le message que ce film tente de faire passer est à la fois très fort et très subtil, et la clé était de permettre aux spectateurs de croire à la réalité de ces personnages. Gabriele Muccino nous a vraiment facilité la tâche parce qu’en plus d’être un excellent réalisateur, c’est la personne la plus sensible que j’aie jamais rencontrée, et cette qualité était d’une importance capitale pour ce projet. »
Rosario Dawson continue : « Je me sens très proche d’Emily et cela m’a aussi beaucoup aidée à l’interpréter. J’adore son caractère têtu et indépendant, et le fait qu’elle soit une survivante qui trouve toujours une façon de prendre soin d’elle. Mais à cet instant de sa vie, elle se sent seule et elle réalise qu’elle est de plus en plus à la merci des autres. La difficulté était donc de montrer sa solitude en même temps que sa curiosité, sa jeunesse et sa rage de vivre. »
Une autre difficulté de son interprétation était liée aux conséquences de son anomalie cardiaque sur son apparence, sa façon de bouger et même de respirer. Rosario Dawson commente : « Une personne souffrant de cette maladie serait constamment à bout de souffle, c’est une chose très difficile à vivre. Je voulais donner l’impression qu’elle est toujours sur le point de manquer d’air pour montrer que vivre normalement est pour elle une épreuve de chaque instant, et souligner sa détermination. »
Rosario Dawson observe : « J’avais déjà joué avec Will Smith, mais j’ai été très impressionnée par son talent et son expérience. La façon dont il a joué Ben, tout en émotions contenues, était un choix incroyable. Will s’est profondément impliqué dans son rôle, et c’est une chose que j’ai beaucoup appréciée. »
Comme Will Smith, Rosario Dawson voit l’histoire d’amour de Ben et Emily comme un élément d’une histoire plus large. Elle explique : « Pour moi, SEPT VIES parle de plusieurs types d’amour : celui qu’on espère, celui qu’il faut accepter, l’amour de soi-même, celui qu’on peut avoir pour les autres, et le plus important, l’amour de la vie. »
Ben Thomas débute sa quête avec une liste de sept noms de personnes qui sont toutes dans une situation désespérée. L’une d’elles est Ezra Turner, un pianiste aveugle interprété par Woody Harrelson, un acteur polyvalent qui passe avec facilité de la comédie au drame comme l’ont montré ses rôles dans NON, CE PAYS N’EST PAS POUR LE VIEIL HOMME ou la comédie SEMI-PRO. Woody Harrelson n’était pas un choix évident pour ce rôle, mais il avait toutes les qualités que recherchait Gabriele Muccino. Le réalisateur observe : « Woody a cette douceur d’âme dont j’avais besoin pour Ezra, qui est un être très sensible. Il se sent coupé du monde à cause de sa cécité, mais il a au fond de lui une véritable envie de profiter de la vie, et c’est une chose que Woody a été capable de montrer. »
Pour préparer son rôle, Woody Harrelson a pris des leçons de piano avec plusieurs professeurs et a travaillé avec le Braille Institute pour apprendre à bouger et à se déplacer comme un véritable aveugle. Il déclare : « Jouer ce rôle a été très enrichissant parce que les gens qui m’ont appris à jouer du piano et à interpréter un personnage aveugle étaient formidables. »
Woody Harrelson confie : « Ce rôle était un véritable défi et je dois dire que Will Smith a été d’une aide précieuse. Le premier jour, j’étais très nerveux à l’idée de jouer un pianiste aveugle, et puis Will est arrivé et a salué tout le monde d’une petite tape amicale dans le dos et en prenant les gens dans ses bras. J’ai trouvé cela incroyable : Will est une des plus grandes stars au monde, mais c’est aussi une des personnes les plus gentilles que je connaisse. Après cela, je me suis senti plus à l’aise. Il a été comme ça pendant tout le temps que j’ai passé sur le plateau. Il est aussi très concentré sur son travail et toujours prêt à essayer de nouvelles choses, et je pense que cela nous a aidés à saisir tout le potentiel émotionnel de cette histoire. »
Woody Harrelson a aussi pris plaisir à travailler en étroite collaboration avec Gabriele Muccino pour développer Ezra et sa relation avec Ben, dont la nature profonde reste un mystère jusqu’aux tous derniers instants du film. Woody Harrelson raconte : « Gabriele est un cinéaste extrêmement talentueux. Il vous fait travailler dur, vous explique toujours clairement ce qu’il va filmer et ce qu’il ressent, et il semble toujours savoir comment rendre une scène ou votre interprétation encore meilleure. »
Autre personnage important du film, le jeune frère de Ben est interprété par Michael Ealy qui a été nommé au Golden Globe pour son rôle dans la série « Sleeper Cell », et dont la filmographie compte BARBERSHOP, 2 FAST 2 FURIOUS, et MIRACLE A SANTA-ANNA. Dan, l’ami fidèle de Ben, est interprété par Barry Pepper, acteur cité au Golden Globe et à l’Emmy pour le rôle de Roger Maris dans le téléfilm de Billy Crystal « 61 », et connu pour avoir joué dans MEMOIRES DE NOS PERES, IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN et LA LIGNE VERTE.
Bien qu’il soit intimement lié à la quête de son aîné, le frère de Ben est brouillé avec lui et essaie désespérément de le rencontrer pendant toute la première partie du film. Michael Ealy se souvient : « Quand Will et moi avons commencé à répéter les scènes où nous parlons au téléphone, nous avons senti que cela manquait d’intensité dramatique. Will a alors eu l’idée de jouer ces scènes avec de vrais téléphones. Nous avons donc essayé, et le fait de ne plus nous voir et de ne plus pouvoir observer nos réactions a immédiatement créé la tension émotionnelle dont nous avions besoin. C’était absolument génial. »
Ce rôle, comme beaucoup d’autres dans SEPT VIES, nécessitait de savoir jouer une large palette d’émotions. Michael Ealy note : « Gabriele Muccino aime mettre en scène des émotions contradictoires, et toute la difficulté de mon personnage était de trouver un équilibre entre la colère et l’amour. La situation est explosive et très passionnée quand il finit par retrouver son frère, mais en même temps, il y a entre eux cette proximité qui n’existe qu’entre deux personnes qui s’aiment profondément. »
Pendant ce temps, le plus vieil ami de Ben, Dan, un avocat, est confronté à un dilemme : il doit aider Ben à accomplir une mission remarquable, mais qui soulève néanmoins de délicates questions morales et légales. Barry Pepper raconte : « Dan se retrouve dans une situation qui le met en difficulté sur le plan spirituel, émotionnel et professionnel. Il est conscient du supplice que son ami endure et accepte de l’aider, mais pour y parvenir il doit faire la chose la plus difficile qu’il ait jamais envisagée. »
Barry Pepper continue : « Tout s’est mis en place très naturellement avec Will Smith parce qu’il cherche à atteindre l’authenticité chez les personnages. C’est fantastique de travailler avec lui parce qu’il est toujours très présent et à l’écoute de vos idées. Il n’utilise pas de trucs d’acteur pour l’aider à jouer les émotions de son personnage, il vit simplement chacune de ses scènes comme s’il était vraiment celui qu’il incarne.
« J’ai été très touché par le scénario parce qu’il aborde mes thèmes préférés, ceux qu’on trouve dans toutes les grandes histoires intemporelles - le sacrifice, la rédemption et le véritable amour. Mais ce n’est que quand vous commencez à voir comment ils s’accordent avec la vision du réalisateur et celle des autres acteurs que vous pouvez savoir si le film va vraiment fonctionner. Et sur celui-ci, j’ai su que nous allions raconter une grande histoire dès que j’ai posé le pied sur le plateau. »
Les autres personnages dont les noms figurent sur la mystérieuse liste de Ben sont interprétés par un ensemble d’acteurs parmi lesquels l’actrice mexicaine Elpidia Carrillo (NINE LIVES) dans le rôle de Connie Tepos (et la jeune star Madison Pettis dans celui de sa fille), et Bill Smitrovich (L’ŒIL DU MAL) dans le rôle de George Ristuccia.
L’histoire de SEPT VIES est racontée dans un style visuel qui permet de ressentir l’urgence tout en étant très soigné. Selon Gabriele Muccino, cette esthétique apporte au film « une profondeur narrative supplémentaire ». Le réalisateur explique : « Je voulais un style visuel très marqué parce que Ben vit dans sa bulle et voit la vie différemment. Le monde qui l’entoure est magnifique mais il a le sentiment d’en être complètement exclu. Il voit les autres profiter de sa beauté, mais il est incapable de faire de même jusqu’à ce qu’il rencontre Emily. »
Pour créer l’esthétique du film, Gabriele Muccino a engagé le directeur de la photographie français Philippe Le Sourd, qui a récemment éclairé la comédie romantique et provençale de Ridley Scott UNE GRANDE ANNEE. Gabriele Muccino raconte : « J’ai découvert le talent incroyable de Philippe en travaillant avec lui sur une publicité. Nous nous sommes inspirés de tableaux célèbres pour développer l’esthétique du film, et d’une certaine façon il a tourné SEPT VIES comme il aurait peint une toile. Il a filmé le début de l’histoire dans un style très austère qu’il a ensuite emmené vers un monde coloré et vivant. »
La même évolution se retrouve dans le travail du chef décorateur Michael Riva, qui avait déjà collaboré avec Gabriele Muccino sur A LA RECHERCHE DU BONHEUR. Michael Riva explique : « Au début, les décors reflètent le point de vue personnel de Ben sur le monde, nous avons donc utilisé une palette de couleurs sombres et voilées qui évoluent ensuite vers des teintes magenta. Quand Ben rencontre Emily, tout ce qui est terne et fade devient de plus en plus coloré. »
Michael Riva note : « Je me suis beaucoup inspiré du film LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON de Julian Schnabel et d’un film français des années 60, LES CHOSES DE LA VIE de Claude Sautet, qui raconte l’histoire d’un homme hanté par ses regrets. Ces deux films ont une beauté et un lyrisme que je voulais retrouver dans SEPT VIES. »
Michael Riva a exploré Los Angeles pour trouver les décors et les extérieurs du film, et travaillé avec Gabriele Muccino pour développer l’environnement personnel de chacun des personnages. Il explique : « Emily et Ezra, par exemple, ont chacun un monde bien à eux dont l’apparence et l’ambiance reflètent leurs personnalités. La maison d’Emily est pleine de couleurs éclatantes alors que tout est très spartiate, organisé et fonctionnel chez Ezra. »
Une des scènes qui illustrent la vision de Gabriele Muccino, Philippe Le Sourd et Michael Riva est celle où Ben et Emily discutent dans une prairie luxuriante, bien loin de l’agitation de la vile. Cette scène a toujours été un passage important du film aux yeux de Gabriele Muccino. Michael Riva se souvient : « Gabriele voulait un paysage de Toscane très romantique et sentimental pour cette scène, mais nous étions en plein milieu d’un désert et je ne connaissais aucun lieu de ce genre à Los Angeles. Nous avons donc cherché, et cherché encore. Et finalement nous avons trouvé cette magnifique prairie couverte d’herbe haute à Charmlee Park à Malibu. C’était exactement ce que voulait Gabriele. »
Le producteur Jason Blumenthal commente : « C’est une des scènes les plus romantiques que j’aie jamais vues. Le fait que Ben et Emily ne se touchent pas rend leur relation encore plus forte et plus émouvante. »
Gabriele Muccino explique : « Cette scène devait illustrer visuellement sur quoi repose l’amour entre Ben et Emily. Pour moi, c’était une façon de faire ressentir ce sentiment de vie autour de deux êtres unis dans un moment où ils s’abandonnent à la beauté du monde qui les entoure. »
Le soin apporté par Gabriele Muccino pour tirer de chacune des scènes le plus d’émotion et d’amour possible a été une grande source de motivation pour toute l’équipe du film. Todd Black se souvient : « Gabriele disait régulièrement aux producteurs, à Will, à Rosario, à tous les acteurs et à toute l’équipe qu’il ne fallait jamais perdre de vue qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. Depuis la façon dont il a tourné ce film, jusque dans le choix des décors et de la musique, tout ce qu’il a fait avait toujours pour but de raconter et de renforcer cette histoire d’amour. »
Gabriele Muccino conclut : « J’espère que le public sortira des salles avec le sentiment que la vie est une chose unique. Nous avons parfois tendance à l’oublier, et avec SEPT VIES j’ai voulu montrer aux gens comme elle peut être fragile, éphémère, et magique. Nous avons parfois besoin d’une histoire pour nous rappeler la beauté du monde qui nous entoure, des personnes que nous aimons, et des liens qui nous unissent. »
