Anges et Démons

  »  Notes de production

Quelques repères

ANGES & DÉMONS s’ouvre sur la mort du pape et sur le conclave, un rituel ancien durant lequel le Collège des cardinaux doit élire le nouveau Saint-Père. Parmi eux se trouvent les preferiti, les cardinaux les plus susceptibles d’être élus pape. Le conclave est connu pour se dérouler dans le plus grand secret, les cardinaux étant enfermés dans la chapelle Sixtine pendant toute sa durée. Ils communiquent les résultats de leurs scrutins successifs sous la forme de nuages de fumée. Une fumée noire indique qu’une majorité des deux-tiers n’a pas été atteinte, et une fumée blanche (accompagnée depuis peu de cloches), indique qu’une majorité de plus des deux-tiers a été atteinte et qu’un nouveau pape a été élu. Le camerlingue a des fonctions très particulières au sein du Vatican. Ce cardinal est chargé de constater la mort du pape, et doit détruire l’anneau papal avec son sceau officiel, qui est aussi appelé l’anneau du Pêcheur. Jusqu’à l’élection d’un nouveau pape, le camerlingue devient le chef de la Cité du Vatican.

La Garde suisse protège le pape et le Collège des cardinaux dans l’enceinte du Vatican depuis le 22 janvier 1506. Ils considèrent leur fonction non pas comme un travail, mais comme une vocation. Pour faire partie de la Garde suisse, il faut être un homme célibataire, catholique, avoir entre 19 et 30 ans, mesurer au moins 1,74m, avoir un diplôme d’études supérieures, avoir subi l’entraînement militaire de base de l’armée suisse, et être un citoyen suisse.

Les fonctions de police de la cité du Vatican sont assurées par la Gendarmerie. Ils s’occupent de l’ordre public, de la circulation et, entre autres choses, enquêtent sur les meurtres et les kidnappings. Dans ANGES & DÉMONS, ces groupes et les officiels du Vatican se retrouvent obligés d’agir lorsque les Illuminati kidnappent les preferiti, et menacent d’en tuer un toutes les heures avant de faire exploser une bombe au Vatican. L’histoire « officielle » des véritables Illuminati raconte que cette société secrète a été fondée en Bavière en 1776. Plus de 2000 « libres-penseurs » ayant atteint les plus hautes sphères artistiques, scientifiques et politiques, en sont devenus membres avant que le groupe ne soit officiellement dissout à la fin du XVIIIe siècle. Toutefois, certains pensent que cette société secrète était encore plus ancienne, et qu’elle serait née au XVIe siècle des conflits entre l’Eglise et les plus grands scientifiques de l’époque. Dans ANGES & DÉMONS, les Illuminati, que l’on appelle aussi « les Illuminés », sont entrés en clandestinité et ont disparu depuis plus d’un siècle, durant lequel ils sont devenus profondément anti-Vatican, choisissant « d’adorer » les quatre éléments de la nature, la terre, l’eau, le feu et l’air. 

Certaines personnes affirment que les Illuminati existent encore, et les articles, les images, et les histoires à leur sujet abondent aujourd’hui sur Internet. Parmi les théories qui circulent sur le Net, plusieurs suggèrent que les Illuminati contrôlent les événements mondiaux, sont à la tête des organisations les plus puissantes, et mettent en place un Nouvel Ordre Mondial qui remplacera tous les gouvernements par un gouvernement mondial autonome dirigé par les « Illuminés ».

Une nouvelle aventure de Robert Langdon

Dans ANGES & DÉMONS, Langdon tente de contrecarrer les Illuminati, une organisation secrète vieille de plusieurs siècles qui tente de détruire le Vatican. Ron Howard observe : « Quand j’ai lu « Anges & Démons », j’ai été conquis par l’idée des Illuminati parce qu’ils représentent une véritable menace, on ne pourrait rêver de meilleurs adversaires pour Robert Langdon. On raconte que des gens comme Galilée et Le Bernin ont fait partie de cette société secrète. Qu’est-il arrivé aux Illuminati ? Ont-ils vraiment été dissous ? Ont-ils réellement disparu ? Certains pensent qu’ils ont survécu sous la forme d’une organisation secrète qui exerce une puissante influence sur nos vies quotidiennes et sur les décisions que prennent les gouvernements et les grandes entreprises. » Le producteur Brian Grazer déclare : « Dans notre histoire, les Illuminati reviennent pour se venger de ce qui s’est passé il y a quatre cents ans. Ils kidnappent les quatre preferiti, et menacent de détruire la Cité du Vatican. Les autorités vaticanes n’ont pas d’autre choix que de faire appel à leur vieil ennemi, Robert Langdon, spécialiste en symbologie religieuse. Lui seul peut déchiffrer les étranges codes secrets des Illuminati liés aux anciens symboles de la terre, de l’air, du feu et de l’eau. »

Ron Howard continue : « Ce qui est fantastique dans les aventures de Robert Langdon, c’est qu’elles stimulent énormément la curiosité et l’envie de faire ses propres recherches. Vous lisez le livre ou vous regardez le film, et ensuite vous vous dépêchez d’aller dans une bibliothèque ou sur Internet pour savoir qui sont Le Bernin et Galilée, comprendre quelles étaient leurs relations avec le Vatican, avec le monde des arts et celui des sciences, et pour en apprendre plus sur les mystérieux Illuminati. Que vous y croyez ou non, c’est une histoire fascinante, et l’imagination fertile de Dan Brown vous entraîne d’indices en mystères tous plus passionnants les uns que les autres. »

Le producteur John Calley ajoute : « J’ai eu la chance de découvrir les livres de Dan Brown avant que le « Da Vinci Code » ne devienne un phénomène mondial. Je pense qu’avec « Da Vinci Code » et « Anges & Démons », Dan Brown a créé un genre qui reflète vraiment notre époque. Les deux livres sont des thrillers très rythmés avec une dynamique implacable et un héros très intelligent. Ce n’est pas étonnant que Dan ait eu autant de succès, et nous attendons tous avec impatience le prochain volet des aventures de Robert Langdon. » Ron Howard reprend : « J’ai tout de suite accepté de réaliser cette suite parce qu’il y a quelque chose d’unique dans le personnage que Dan Brown a créé. Robert Langdon est incroyablement original, il fait réfléchir et il est irrésistible en tant que héros. »

Avant ANGES & DÉMONS, Ron Howard n’avait encore jamais filmé deux fois le même personnage. Le réalisateur explique : « Je n’ai jamais voulu faire de suite parce que je cherche toujours à découvrir de nouveaux horizons. Même si le personnage central est encore Robert Langdon, ANGES & DÉMONS est un film très différent de DA VINCI CODE, c’est un autre rythme, un autre tempo, un voyage radicalement différent. Au sens propre comme au figuré, c’est un thriller explosif autour d’un mystère complètement nouveau. Ces deux éléments m’ont poussé à mettre en scène ce film d’une façon complètement différente de DA VINCI CODE. » Ron Howard poursuit : « Le film m’offrait aussi la chance de retravailler avec Tom Hanks. J’adore collaborer avec lui, c’est notre quatrième film ensemble, et j’aime beaucoup ce qu’il fait avec le personnage de Robert Langdon. Chaque jour, l’adéquation entre l’acteur et son rôle devient plus profonde et plus forte. L’intelligence, la curiosité et le sens de l’humour de Tom vont si bien à Robert Langdon qu’il en fait un personnage encore plus riche et captivant à suivre. » Tom Hanks déclare : « Il est très stimulant de jouer un expert dans un domaine aussi obscur. Robert Langdon est capable d’établir des liens que personne ne verrait, et les symboles n’ont aucun secret pour lui. Quand nous étions à Rome au milieu de tous ces monuments antiques, je me suis passionné pour l’histoire de cette ville. Comment a-t-elle été construite ? Comment les gens y vivaient-ils ? Qui a payé pour tout cela ? Quand et pourquoi ceci ou cela a-t-il été ajouté ? Robert Langdon voit toutes les couches de l’Histoire. Il prend des données, collecte des opinions contradictoires, puis les associe à différentes interprétations pour tenter de comprendre l’origine et la signification des symboles que les hommes ont créés. »

Tom Hanks poursuit : « Robert Langdon réveille notre curiosité et cette envie que nous avons tous de résoudre de grands mystères. Si vous êtes suffisamment intelligent pour trouver une piste et la suivre, et assez malin pour réunir tous les indices cachés, alors vous pouvez découvrir la conspiration. Personne n’y résiste parce que tout le monde adore les mystères et les énigmes. » Tom Hanks était lui aussi très heureux de retrouver Ron Howard. Il raconte : « Ron n’a peur de rien, et certainement pas de tourner au pied du Panthéon de Rome au milieu de centaines de touristes. Il nous a fait tourner dans de petites ruelles en plein après-midi alors qu’il y avait une foule nombreuse et une chaleur intense, mais il était tellement concentré sur son film qu’il n’en avait quasiment pas conscience. A chaque fois qu’il se retrouve face à une scène difficile, il trouve toujours une solution. Une grande confiance se dégage de lui. Ron a une filmographie impressionnante et il continue de faire avec une apparente facilité des films de plus en plus complexes et denses. Je crois qu’il est devenu bien plus audacieux en tant que cinéaste, il prend beaucoup plus de risques qu’avant, et cela nous demande à tous beaucoup plus d’efforts ! »

Pris dans une course contre la montre

Dans ANGES & DÉMONS, Tom Hanks est entouré de certains des plus grands acteurs mondiaux. Le producteur Brian Grazer note : « Nous voulions absolument réunir un casting international afin d’étendre la portée du film et de le rendre accessible dans tous les pays du monde. Aux côtés de Tom Hanks, nous avons pris les meilleurs, ceux dont la présence et le talent apportent quelque chose sur le plan artistique, et dans la plupart des cas, ceux que nous avons choisis en premier ont tous accepté. » Tom Hanks observe : « Les acteurs ont offert une grande énergie au film. Ewan McGregor est plus vrai que nature dans le rôle du camerlingue, Stellan Skarsgård joue l’impressionnant chef de la Garde suisse, et Armin Mueller-Stahl incarne à merveille le bienveillant, sage et très moral cardinal Strauss. Tout le monde s’est donné à fond sur ce film, le tournage a donc été une expérience particulièrement intense. »

Au cours de son aventure, Robert Langdon est rejoint dans sa quête par la scientifique italienne du CERN Vittoria Vetra, qui est interprétée par Ayelet Zurer. Le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est le plus grand laboratoire de physique des particules du monde. Situé de part et d’autre de la frontière franco-suisse près de Genève, le CERN a mis en marche pour la première fois son Grand collisionneur de hadrons, le plus grand accélérateur de particules du monde, pendant le tournage du film. Les expériences menées avec le Grand collisionneur de hadrons devraient changer notre point de vue sur l’univers en explorant les raisons qui font que la nature préfère la matière à l’antimatière, et en nous permettant d’étudier la matière telle qu’elle existait au commencement des temps. Dans ANGES & DÉMONS, le travail de Vittoria Vetra au CERN concerne un petit conteneur d’antimatière qui est volé pour en faire une arme de destruction massive qui menace le Vatican et les fondements de l’Eglise catholique.

Pour se préparer à son rôle, Ayelet Zurer s’est documentée sur les expériences réalisées avec des accélérateurs de particules comme celui du CERN et a lu le livre de vulgarisation scientifique de Bill Bryson, « Une histoire de tout, ou presque… » sur le conseil de Tom Hanks. Toute l’équipe s’est en fait passionnée pour ce livre, échangeant ensuite leurs impressions sur des chapitres parlant d’Einstein, de l’atome ou de la théorie de Darwin. Ayelet Zurer raconte : « J’ai trouvé Vittoria très intéressante parce qu’elle représente cette génération de femmes extrêmement cultivées dont la profession est encore dominée par des hommes, et qui n’ont pas abandonné leur vie personnelle et leur sensibilité pour leur carrière. C’est une femme intelligente et posée qui ne se laisse pas facilement désarçonner. »

Ayelet Zurer poursuit : « Les gens qui composent l’équipe de Ron Howard se connaissent depuis des années et ont travaillé ensemble sur de nombreux projets. Ils fonctionnent comme des abeilles dans une ruche. Ils ont leurs codes et un langage de travail que j’ai mis un certain temps à comprendre. Ils étaient rapides, drôles et efficaces, mais aussi très décontractés. J’ai trouvé cela formidable. Ron me disait « Du calme, prends ton temps, tu vas trouver ta place ». Il m’a vraiment aidée à rester au plus près du personnage. Il voulait que Vittoria soit forte, très intelligente, déterminée, et en même temps très affectée par les événements parce qu’elle se sent responsable de ce qui se passe. » Ayelet Zurer se souvient : « Vittoria parle avec un accent italien, mais je me suis efforcée d’en faire un personnage international, une femme qui ne se résume pas à sa nationalité. Malgré cela, j’ai parfois été surprise par la facilité avec laquelle je parlais avec l’accent italien. Peut-être parce que je suis méditerranéenne. C’était très agréable. »

Jusqu’à l’élection d’un nouveau pape, le Vatican est dirigé par le camerlingue. Dans ANGES & DÉMONS, ce personnage essentiel est interprété par Ewan McGregor. L’acteur commente : « Le camerlingue est un secrétaire, mais quand le pape décède, il devient le chef de la Cité du Vatican et dispose de beaucoup de pouvoir. C’est un personnage passionnant à jouer parce qu’il est d’une grande complexité. » Ewan McGregor continue : « Le camerlingue est très attaché à l’Eglise, ainsi qu’à la pérennité et à la force de l’Histoire qu’elle porte en elle. Juste au moment où il doit assurer la vacance du Saint-Siège, il voit tout ce qu’il aime être menacé. Il sait que la situation est très grave, et il est prêt à faire n’importe quoi pour sauver l’Eglise des Illuminati et de ce qu’ils représentent. »

Ewan McGregor ajoute : « La richesse du personnage en faisait un rôle très intéressant, mais je suis aussi un grand fan de Ron Howard et je ne voulais pas rater cette chance de pouvoir travailler avec lui. Je l’ai rencontré deux fois à Londres quand il tournait DA VINCI CODE. En fait, nous sommes tombés l’un sur l’autre par hasard dans un restaurant dans lequel nous aimons tous les deux déjeuner le dimanche. C’était fantastique de travailler avec un réalisateur qui, en plus d’être excellent sur le plan technique, est capable de vous aider à jouer votre personnage et l’émotion d’une scène. Je pense que le fait d’avoir été lui-même acteur est ce qui fait de lui un très, très bon réalisateur. »

Très différent du camerlingue, le cardinal Strauss est un homme impassible et plein de dignité joué par Armin Mueller-Stahl. Fin connaisseur des arcanes politiques vaticanes, le cardinal Strauss sait et voit plus de choses qu’il ne le laisse paraître. Son approche et son tempérament calme et discret concordent parfaitement avec celui de son interprète. Armin Mueller-Stahl raconte : « Strauss passe son temps à observer et à analyser la situation pour déterminer ce qu’il doit faire afin d’avoir toujours un temps d’avance sur les autres. Il ne dit pas grand-chose sur ce qu’il pense et qui il suspecte, et pour moi c’est aussi le secret du métier d’acteur. Vous montrez un visage, et sous ce visage s’en cache un autre qui doit rester secret. L’idée est de ne pas tout montrer, tout en laissant certaines choses transparaître. Vous devez vous faire comprendre du public tout en restant très mystérieux. » Pour créer son personnage, Armin Mueller-Stahl s’est documenté sur le pape actuel. L’acteur déclare : « J’ai lu plusieurs choses sur Joseph Ratzinger quand il était encore cardinal, et je m’en suis inspiré pour mon personnage. J’ai aussi fait appel à mes souvenirs parce que j’ai rencontré Jean-Paul II quand il était cardinal à Cracovie. C’était il y a très longtemps. »

Travailllant en tandem avec le cardinal Strauss, et le protégeant en même temps que le Collège des cardinaux, le commandant Richter, le chef de la Garde suisse, est joué par Stellan Skarsgård. La Garde suisse défend le Vatican depuis plus de cinq siècles – depuis le 22 janvier 1506 – et Richter, vénérable chef de cette impressionnante armée, personnifie tout ce qu’elle représente : le dévouement le plus total, et le respect et la fidélité au Saint-Siège. Malgré cela, Robert Langdon découvre au cours de son enquête qu’il pourrait être lui aussi un suspect. Stellan Skarsgård raconte : « En tant que chef de la sécurité du Vatican, Richter se retrouve dans une situation très difficile lorsque les quatre cardinaux sont enlevés et qu’une bombe menace le Vatican. Mais c’est un personnage très intéressant, un homme si froid et contenu que l’on se demande à plusieurs reprises s’il est vraiment digne de confiance. » Stellan Skarsgård continue : « Bien sûr, Richter déteste Langdon. C’est un soldat de l’Eglise, un homme très croyant, et à cause de ce qui s’est passé dans DA VINCI CODE il n’accepte pas de bonne grâce l’aide de Langdon. Ils essayent tous les deux de résoudre le crime, mais la méfiance et le scepticisme qu’ils éprouvent l’un envers l’autre les opposent. »

Naturellement, Richter travaille en étroite collaboration avec le camerlingue pendant toute la durée de l’enquête. Pendant le tournage d’une scène très intense entre les deux personnages, Ron Howard a placé ses caméras de façon à filmer en même temps chaque acteur en gros plan par-dessus l’épaule l’un de l’autre. Bien que l’éclairage et le placement des acteurs se soient révélés difficiles, ils ont permis à Armin Mueller-Stahl et Ewan McGregor de jouer cette scène d’une façon beaucoup plus naturelle et réaliste. Stellan Skarsgård explique : « Ron sait admirablement bien diriger ses acteurs. Il sait quand et comment lever la pression, il sait aussi ce qu’il peut vous demander, ce qu’il veut faire ressortir dans une scène, et comment il va y parvenir. Nous n’avons jamais parlé de mon personnage. Pendant les répétitions, nous avons surtout discuté des scènes et de la façon dont nous allions les jouer. »

En plus d’être le cœur de l’Eglise catholique, le Vatican est aussi un véritable Etat situé à Rome, en Italie. Alors que la Garde suisse protège le pape et le Collège des cardinaux, la Gendarmerie s’occupe des tâches de police dans l’enceinte de la Cité du Vatican. Quand les quatre cardinaux sont kidnappés, une « guerre des polices » éclate qui oppose le commandant Richter et l’inspecteur de la Gendarmerie Ernesto Olivetti qui est joué par l’acteur italien Pierfrancesco Favino. Ce dernier raconte : « Olivetti fait appel à Langdon après le marquage au fer rouge du prêtre physicien au CERN. Il comprend immédiatement qu’ils ne seront pas capables d’élucider le meurtre ; il sait que Langdon est la seule personne qui connaisse la signification de ces symboles. Cela le place en porte-à-faux avec Richter parce que ce dernier ne fait pas confiance à Langdon. Olivetti sait que Richter a plus de prérogatives que lui parce que la Garde suisse est responsable de la protection des cardinaux, et Langdon est son seul atout dans cette enquête. »

Pierfrancesco Favino continue : « On m’a dit peu de choses sur mon personnage, je savais seulement qu’il était marié et qu’il devait porter une alliance même si le sujet n’est pas abordé dans le film. Les règles de la Gendarmerie ne sont pas aussi strictes que celles de la Garde suisse, mais Olivetti est comme eux un fervent catholique. Cela m’a beaucoup aidé de l’imaginer comme un homme qui a une famille et une maison. »
Autre personnage important du film, le mystérieux et menaçant Mr Gray est interprété par l’acteur danois Nikolaj Lie Kaas. Il raconte : « J’ai tout de suite été attiré par ce rôle parce que Mr Grey conduit l’action : tout ce qui arrive dans le film est la conséquence du plan qu’il exécute. J’adore jouer les scènes d’action, c’est un peu comme retomber en enfance. » Nikolaj Lie Kaas ajoute : « En général, les réalisateurs me demandent toujours d’avoir un accent russe ou d’Europe de l’Est, mais cette fois-ci Ron m’a suggéré de parler avec mon propre accent danois. Il y a aussi une scène où quand je parle à un des cardinaux morts, je le fais en danois. C’est Ron et un des scénaristes qui ont eu cette idée, et je l’ai trouvée excellente. »

Tous les univers d'une énigme

LE CERN

L’intrigue d’ANGES & DÉMONS débute au CERN, le laboratoire de physique des particules de Genève. Ron Howard raconte : « Les recherches menées par le CERN sont vraiment très excitantes. Ce qui est fantastique, c’est que Dan Brown a écrit ce roman il y a dix ans, et maintenant le CERN est aux informations, et tout le monde parle des expériences qui y sont menées. Cela montre à quel point c’est un visionnaire. » Le CERN est un des plus grands et des plus prestigieux centres de recherche scientifique. Il a pour vocation la physique fondamentale, la découverte des constituants et des lois de l’univers. Au CERN, les plus grands et les plus complexes instruments scientifiques du monde sont utilisés pour étudier les constituants fondamentaux de la matière, les particules élémentaires. En étudiant ce qui arrive quand ces particules entrent en collision, les physiciens appréhendent les lois de la Nature. Les instruments qu’utilise le CERN sont des accélérateurs et des détecteurs de particules. Les accélérateurs portent des faisceaux de particules à des niveaux d’énergie élevés puis les font entrer en collision avec d'autres faisceaux ou avec des cibles fixes. Les détecteurs, eux, observent et enregistrent le résultat de ces collisions. Fondé en 1954, le CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, est situé de part et d’autre de la frontière franco-suisse, près de Genève. Il a été l’une des premières organisations à l'échelle européenne et compte aujourd’hui vingt États membres. Le Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN est un gigantesque instrument scientifique situé à environ 100 mètres sous terre. C’est un accélérateur de particules utilisé par les physiciens pour étudier les plus petites particules connues : les composants fondamentaux de la matière. Deux faisceaux de particules subatomiques de la famille des « hadrons » (des protons ou des ions de plomb) circuleront en sens inverse à l’intérieur de l’accélérateur circulaire, emmagasinant de l’énergie à chaque tour. En faisant entrer en collision frontale les deux faisceaux à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC va recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang. Des équipes de physiciens du monde entier analyseront les particules issues de ces collisions en utilisant des détecteurs spéciaux.

ROME

Le tournage d’ANGES & DÉMONS a débuté à Rome, où la production a tourné pendant un mois dans des lieux aussi célèbres que la Piazza del Popolo, la Piazza Navona, le château Saint-Ange, devant la superbe église baroque Santa Susanna, et dans les rues de Rome. Partout, le tournage a été salué par des centaines de fans, de touristes et de Romains enthousiastes. Depuis les œuvres de Raphaël, Michel-Ange et Le Bernin, jusqu’aux obélisques des nombreuses places de la ville et aux statues qui indiquent la direction de secrets cachés, les indices du livre de Dan Brown sont partout. Ils sont impossibles à ignorer, tout comme les légions de touristes venus à Rome pour admirer ses monuments et ses œuvres d’art, et qui, bien sûr, ont rapidement ajouté à leur planning de visites le tournage d’ANGES & DÉMONS. Comme le « Da Vinci Code » qui avait provoqué en France l’affluence de touristes autour des lieux clés du roman, « Anges & Démons » a donné naissance à Rome à de nombreux circuits touristiques qui retracent la Voie de l’Illumination. Le tournage d’un « simple » plan avec Tom Hanks et Ayelet Zurer marchant sur la Piazza della Rotonda située devant le Panthéon attirait des centaines de touristes qui souvent, tournaient le dos au temple romain antique et s’agglutinaient sur son portique pour voir et photographier le tournage. L’ambiance était souvent festive, à tel point qu’un jour, le cortège d’un mariage se présenta sur la place alors que l’équipe préparait une autre scène. Tom Hanks, chevaleresque, s'offrit alors pour aider la mariée et son père à se frayer un chemin jusqu'au Panthéon, en traversant le plateau, au milieu des câbles, des éclairages et des caméras. Le directeur de la photographie Salvatore Totino raconte : « En fait, cette ambiance bondée et frénétique était idéale. La présence de tous ces touristes a créé une effervescence qui s’accordait très bien avec notre approche. Avec Ron, nous voulions donner au film un sentiment d’urgence parce qu’une bombe risque d’exploser au Vatican. C’est une course contre la montre, et pour traduire cette tension en images nous voulions une caméra très mobile, nous avons donc employé des focales longues, et beaucoup utilisé la Steadicam et la dolly. » Pour Salvatore Totino et son chef électricien Rafael E. Sanchez, tourner au château Saint-Ange à Rome a été un des plus grands défis de la production. Construit par l’empereur Hadrien en 128 ap. J.-C. pour être son mausolée, le château a été une prison, une forteresse et la résidence du pape. Le pont qui mène au château est décoré de plusieurs statues d’anges, comme il en existe beaucoup à Rome, qui, à la nuit tombée, ont été spécialement éclairées pour le tournage. Rafael E. Sanchez et son équipe ont aussi créé un éclairage spécial pour le château. Salvatore Totino confie : « Les suggestions d’éclairage de Rafael pour le château Saint-Ange ont été très utiles. C’était une tâche délicate parce que nous ne disposions que de deux nuits de tournage. Quand nous l’avons visité pour la première fois, Rafael a eu l’idée d’un éclairage architectural qui rendrait le château encore plus spectaculaire. En d’autres termes, plutôt que de chercher à éclairer les moindres recoins du château, nous avons éclairé ce qu’il y avait de plus intéressant et laissé des zones d’ombre. Cela nous a permis de gagner du temps parce que les nuits étaient courtes, et nous ne pouvions filmer qu’une nuit sur le pont de l’entrée, et une nuit à l’intérieur. » Le tournage des extérieurs nocturnes au château Saint-Ange ont nécessité la participation d’hélicoptères en vol équipés de projecteurs et de nombreux policiers avec leurs véhicules pleins phares et sirènes hurlantes. Bien que le spectacle ait ravi les innombrables badauds, le Vatican, qui se trouve près du château auquel il est relié par un chemin aérien, n’a peut-être pas autant apprécié le vacarme !

DE LA CITÉ ÉTERNELLE… À LA CITÉ DES ANGES

Le tournage s’est poursuivi à Los Angeles où Rome a été recréée en studio et dans des extérieurs proches. Le producteur exécutif Todd Hallowell raconte : « Parmi les décors en extérieur qu’il fallait construire, nous avions besoin de répliques gigantesques de la place Saint-Pierre et de la Piazza Navona. J’ai demandé à notre régisseur général d’utiliser Google Earth pour trouver un endroit près des studios Sony. Nous avons cherché en élargissant de plus en plus notre cercle, et la première parcelle de terrain inoccupée suffisamment grande pour les décors a été le champ de courses d’Hollywood Park. Tout de suite, j’ai dit : « Prends la voiture, et va discuter avec les responsables pour trouver un arrangement. Nous allons avoir besoin d’environ dix hectares de terrain plat. » Ils ont été heureux de nous accueillir. »  Les répliques de la place Saint-Pierre et de la Piazza Navona se trouvaient juste à côté de l’unique bâtiment de style romain de Los Angeles, le Forum de Los Angeles, qui ressemble un peu aux grands cirques antiques comme le Colisée. Les cinéastes ont aussi recréé la chapelle Sixtine, le Panthéon, le château Saint-Ange, et les fresques, les fontaines et les statues de Michel-Ange et du Bernin.

Le département artistique s’est servi de livres, d’Internet et de caméras numériques haut de gamme pour collecter les informations dont ils avaient besoin pour les décors et les accessoires. La plupart des hauts lieux du Vatican et de Rome sont ouverts aux touristes qui filment et les équipes des divers départements artistiques se sont donc fondues dans la foule quotidienne des visiteurs pour étudier en détail les sites dans lesquels se déroule l’action du film. A partir de ces recherches, le chef décorateur Allan Cameron a conçu et construit des décors avec des murs amovibles. Il a travaillé en étroite collaboration avec Angus Bickerton, le superviseur des effets visuels, pour que les décors se fondent parfaitement avec les plans tournés à Rome ajoutés en postproduction. Allan Cameron raconte : « Quand je conçois un décor, je dois penser aux mouvements de caméra et à la façon dont le réalisateur va chorégraphier l’action. J’ai donc tendance à créer des décors qui ne sont pas toujours fidèles à la réalité, mais qui répondent aux besoins du scénario. Par exemple, l’église Santa Maria della Vittoria de Rome est assez petite et l’action qui s’y déroule dans le film est plutôt complexe. De plus, Salvatore, notre directeur de la photographie, et Ron Howard voulaient utiliser des caméras montées sur des grues, nous avons donc été obligés d’élargir les bas-côtés et la nef, et de la construire plus grande qu’elle ne l’est en réalité. » Les cinéastes avaient aussi besoin d’un violent incendie et d’une épaisse fumée pour les scènes tournées dans ce décor. Plusieurs écrans bleus ont donc été installés dans l’église baroque, sur lesquels l’équipe des effets visuels a ensuite amplifié le feu en postproduction.

L’impressionnante réplique de la place Saint-Pierre s’élevait sur le gigantesque parking d’Hollywood Park. Un peu plus petit que l’original, le décor a été construit dans sa majeure partie en contreplaqué et en polystyrène et complété par des incrustations numériques. Cette réduction était nécessaire, la place originale ayant été conçue par Le Bernin pour accueillir 300 000 personnes. La place est partiellement encerclée par deux colonnades couvertes qui comptent 284 colonnes doriques et 140 statues de saints et de martyrs sur leur tablier. Allan Cameron raconte : « Notre version était un tiers plus petite que l’original, mais cela ne se voit pas à l’image grâce aux angles de caméra, aux effets visuels et aux images que nous avons tournées sur la vraie place. J’ai passé beaucoup de temps avec le département des effets visuels et Angus Bickerton à construire des maquettes, à faire des dessins et à discuter de ce qui devait être réel et de ce qui devait être ajouté plus tard par ordinateur, et le résultat est vraiment très convaincant. » 

Pendant le tournage, les cinéastes ont combiné nouvelles technologies et trucages « à l’ancienne ». L’obélisque de 25 mètres que le pape Sixte Quint fit ériger sur la place Saint-Pierre (il était dans l’Antiquité au centre du cirque de Néron où fut supplicié Pierre), et qui joue un rôle clé dans le film, a été construit grandeur nature avec une colonnade un peu plus petite qu’en réalité. La plupart des acteurs se tenant près de l’obélisque, la colonnade se trouvait en arrière-plan, et une utilisation minutieuse de la perspective a permis au décor d’apparaître à l’image à la bonne taille. Les effets visuels ont aussi recréé tous les plans larges dans lesquels la colonnade devait apparaître dans toute sa splendeur. Pour ce faire, Angus Bickerton a placé des caméras autour du décor pour capter tous les détails, et en particulier les prises de vue de Salvatore Totino pour servir de base aux effets visuels. Plusieurs « caméras témoins » ont aussi été placées autour de la réplique de la place Saint-Pierre, et des mini caméras HD ont été fixées sur les caméras Arriflex de Salvatore Totino, saisissant les angles de chaque prise de vue pour faciliter le travail du département des effets visuels en postproduction.

Pour recréer les célèbres sols de marbre qui pavent la ville de Rome, l’équipe du chef décorateur Allan Cameron s’est servie d’ordinateurs et d’imprimantes haute définition pour dessiner du marbre sur des films plastiques. Bien qu’assez solide pour résister aux aléas d’un tournage, certaines précautions ont tout de même été prises, comme l’interdiction des chaussures de ville sur ce sol. Tout le monde devait porter des chaussons de protection, comme dans les hôpitaux, avant d’entrer sur le plateau.
La production a investi huit plateaux des studios Sony Pictures. Après chaque scène, les décors étaient détruits pour en construire un autre. Le studio 30, par exemple, a d’abord accueilli le décor de l’intérieur de l’église Santa Maria del Popolo, puis celui de l’église Santa Maria della Vittoria. De la même façon, après le tournage de toutes les scènes sur la place Saint-Pierre, Hollywood Park a été transformé en Piazza Navona. Bien qu’ils aient filmé quelques scènes sur la véritable Piazza Navona, les cinéastes ont demandé aux décorateurs de la recréer à Los Angeles en raison des travaux de restauration de la Fontaine des Quatre-Fleuves, qui était couverte d’échafaudages.

La réplique de la fontaine dessinée par Le Bernin était une véritable merveille. Sur cette œuvre d’art se tiennent les personnifications théâtralisées du Danube, du Gange, du Rio de la Plata et du Nil (symboles des quatre continents connus à l’époque), et plusieurs animaux, dont des lions. Construite en styrène, la copie d’Allan Cameron était une réplique parfaite de l’original avec ses statues et son bassin circulaire, et a servi de décor à une séquence qui a demandé une semaine de tournage de nuit, et durant laquelle un des cardinaux enlevés est sauvé.
En plus de la Fontaine des Quatre-Fleuves, l’équipe d’Allan Cameron a reproduit plusieurs autres statues du Bernin comme Habacuc et l’Ange, et L’Extase de Sainte Thérèse qui servent d’indices à Robert Langdon sur la Voie de l’Illumination. Le sculpteur Martin Smeaton et son équipe ont photographié les statues sous tous les angles et réalisé des petites maquettes en argile pour avoir une idée précise de leurs dimensions et de leurs proportions avant de commencer à les sculpter en taille réelle dans des blocs de styrène.

Parmi les décors construits par l’équipe d’Allan Cameron, un soin particulier a été apporté à la chapelle Sixtine qui a été reproduite à l’échelle sur le plateau 27 des studios Sony de Culver City. Ironiquement, la seule partie qui n’a pas été entièrement reproduite est son célèbre plafond, peint par Michel-Ange, afin de suspendre les éclairages de tournage. Allan Cameron se souvient : « Nous n’avons reproduit qu’une vingtaine de peintures de la chapelle, dont Le Jugement dernier de Michel-Ange. J’ai délibérément assombri les couleurs de la chapelle pour valoriser celles des costumes de Daniel Orlandi, le chef costumier du film. Par contraste, les tenues pourpres des cardinaux qui se réunissent dans la chapelle après la mort du pape pour choisir le prochain vicaire du Christ, sont éclatantes. » Daniel Orlandi raconte : « J’avais travaillé avec Ron Howard sur DA VINCI CODE. J’avais donc déjà une certaine connaissance des costumes ecclésiastiques, mais pour ANGES & DÉMONS j’ai été obligé de faire des recherches plus spécifiques. Nous avons recréé tous les costumes portés au Vatican, c'est-à-dire ceux des cardinaux – environ 200, les robes, habits, soutanes et vêtements liturgiques des évêques, des prêtres, des religieuses, des gardes suisses, et des laïcs qui travaillent au Vatican habillés d’uniformes croisés avec un petit col bordeaux et des boutons en laiton. Tous ces costumes ont été faits à la main parce qu’on ne peut les acheter nulle part. » Daniel Orlandi note : « Les costumes du Vatican n’ont plus aucun secret pour moi, je les connais dans les moindres détails. La garde-robe des cardinaux peut par exemple paraître monolithique, mais chacun des vêtements qui la composent a une signification religieuse et peut, dans une certaine mesure, être personnalisé. Cela s’applique aussi à la tenue du pape. » Daniel Orlandi poursuit : « Parler avec les tailleurs du Vatican des tenues du pape et de ce que portent les cardinaux quand ils se réunissent en conclave était réellement passionnant. Certains d’entre eux ne sont jamais venus à Rome, et ils ont le sentiment de travailler directement pour Dieu, c’est assez marquant. »

La complexité des vêtements est tout aussi impressionnante. Armin Mueller-Stahl raconte : « Quand on endosse une tenue de cardinal, on a presque l’impression d’accomplir un rituel religieux. Daniel a fait beaucoup de recherches, et il était très précis sur ce que je devais porter et quand. Cela concernait le choix des chaussures, les différents types de chapeaux, quelle chemise blanche porter, et l’ordre de superposition des pièces de vêtements… »
Daniel Orlandi a aussi créé un costume pour le « nouveau » pape du film en s’inspirant de celui du pape Benoît XVI. Le chef costumier explique : « Le costume du pape est très élaboré et très joliment fait. Nous l’avons fait faire à Rome, il est vraiment magnifique. L’étole est la même que celle que porte le pape Benoît XVI. Le style est solennel. Il y a eu un grand débat sur la robe papale parce que son style romain contraste beaucoup avec le style plus sobre que portait Jean-Paul II. Il porte une calotte en velours avec de l’hermine, ce qui est plutôt frappant parce qu’aucun pape n’en avait plus porté depuis le Moyen-Âge. Chaque souverain pontife a son propre style. Nous avons aussi conçu une mitre de style romain en nous basant sur des modèles que nous avons trouvés en Italie, elle est brodée à la main avec du cristal de Swarovski. »

Au milieu d’une mer de cardinaux en pourpre et d’évêques en violet, se trouve un personnage habillé d’une élégante et austère soutane noire : le camerlingue interprété par Ewan McGregor. Avec sa taille cintrée, sa robe évasée et ses trente-trois boutons qui symbolisent chaque année de la vie de Jésus, son costume créait toujours un contraste fort et fascinant que Ron Howard et Salvatore Totino n’ont pas manqué d’exploiter pour dynamiser l’image. Daniel Orlandi raconte : « La soutane d’Ewan a été faite à la main avec une toile de laine légèrement brillante absolument magnifique. Il la porte vraiment très bien, elle lui va comme un gant. J’avais déjà travaillé avec Ewan sur BYE BYE LOVE et j’étais très heureux de le retrouver sur ce film car nous nous étions beaucoup amusés. Nous n’avons pris aucune liberté avec sa soutane, elle est exactement comme celle que porterait un prêtre au Vatican. Nous avions discuté du fait qu’il serait très esthétique de la faire voler derrière lui quand il court, et cela a parfaitement fonctionné. »
Daniel Orlandi a aussi recréé les flamboyants costumes de la Garde suisse dont les couleurs rouges, jaune et bleu sont celles des Médicis. Figurant parmi les attractions favorites des touristes, le régiment de gardes suisses du film était semblable en tous points à celui du Vatican. Pour amuser toute l’équipe, Tom Hanks est arrivé un jour sur le plateau vêtu du célèbre uniforme coloré.

La musique

Une fois encore, Ron Howard a fait équipe avec le compositeur Hans Zimmer pour la musique d’ANGES & DÉMONS. Malgré la présence de Robert Langdon dont la première aventure a été racontée en 2006 dans DA VINCI CODE, la musique d’ANGES & DÉMONS a demandé une approche et des thèmes complètement différents. La nature même de l’histoire appelait quelque chose de nouveau. L’aventure d’ANGES & DÉMONS se reflète dans chaque aspect de la collaboration entre Ron Howard, le producteur Brian Grazer, les monteurs, l’équipe son, et bien sûr la musique de Hans Zimmer. Le compositeur a écrit une musique aussi vive et spectaculaire que l’intelligence de Robert Langdon, qu’il a fait jouer par un orchestre de chambre plutôt que par un orchestre traditionnel afin de créer un sentiment de proximité et d’urgence. ANGES & DÉMONS parlant de religion et de science, Hans Zimmer s’est aussi servi avec l’orchestre d’une chorale pour représenter la religion, et d’instruments électroniques pour évoquer la science. Ayant besoin de solistes pour accompagner l’orchestre, Hans Zimmer s’est tourné vers les meilleurs, dont le violoniste Joshua Bell. Hans Zimmer déclare : « Le résultat est une rencontre absolument magnifique entre la beauté du violon de Joshua et l’austérité de la musique électronique. » Ron Howard note : « Les musiques de film composées par Hans Zimmer sont toujours très différentes les unes des autres parce qu’elles répondent avant tout aux besoins des films qu’elles accompagnent. Dans ANGES & DÉMONS, nous avions besoin de quelque chose de nouveau qui souligne le mystère et l’urgence, et Hans a parfaitement su créer ces ambiances à travers ses thèmes. En guise de clin d’œil au spécialiste des symboles qu’est Robert Langdon, il a même caché un ambigramme musical en cinq notes dans la musique. Les gens ne le remarqueront peut-être pas, mais ce qui est sûr, c’est que Hans Zimmer est, à travers sa musique, un fantastique conteur. »