La Tourneuse de pages

  »  La revue de presse

par Guillaume Loison | 1/5

Dans cette Tourneuse de pages, un symptôme d'un cinéma français qu'on croyait enterré depuis les années 80, disons entre Chabrol période Masques (pour le meilleur) et l'heure de gloire de Pierre Granier-Deferre (le pire évidemment) : le thriller champêtre à forte valeur sociale ajoutée. Au menu donc, sexualité refoulée contre naturalisme faussement bonhomme, lutte des classes contre musique classique, boucher contre pianiste.
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par Vincy | 1/5

Après une Lectrice, une Accompagnatrice, voici la Tourneuse de pages. Mahler de Mahler, il ne manquerait plus que le cinéma français soit sur le point de pencher sur des personnages dignes d'un reportage pour Jean-Pierre Perneault !
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par François-Guillaume Lorrain | Positif

Malgré cet air de déjà-vu, Denis Dercourt signe un des films les plus soignés, les plus tendus, les plus maîtrisés de cet été.
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par Eric Libiot | Positif

On ne dira jamais assez la justesse d'interprétation de Catherine Frot. Détective espiègle, bourgeoise coincée ou provinciale naïve, elle vaut souvent beaucoup mieux que les films dans lesquels elle joue. C'est encore le cas ici en pianiste professionnelle, qui engage la jeune Mélanie comme tourneuse de pages (de partition) pendant les concerts.
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par Thomas Sotinel | Positif

Cette petite histoire est mise en scène sèchement, nerveusement, avec un art consommé de la manipulation du spectateur. Denis Dercourt s'est offert le luxe de confier les seconds rôles à des comédiens de premier plan : Jacques Bonnaffé et Christine Citti jouent les parents de Mélanie enfant, Pascal Greggory le mari de la pianiste. Ils donnent un supplément de chair à ce tour de passe-passe séduisant.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Alors tant pis si le scénario de Denis Dercourt compte son lot de passages inutiles (l'épisode du violoncelliste) et d'instants trop appuyés, notamment la scène finale. Car on n'est pas prêt d'oublier le regard noir et inquiétant de la jeune femme au physique d'ange.
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par Jacques Morice | Positif

Il existe de moins en moins de cinéastes atypiques, et Denis Dercourt en est un. Une qualité d'autant plus appréciable que nombre de films semblent sortir d'un moule unique. Le scénario de La Tourneuse de pages ne s'apparente à aucun autre, sinon aux précédents de Dercourt, Les Cachetonneurs (1998) et Mes enfants ne sont pas comme les autres (2003), dans lesquels la pratique musicale est également présente.
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par Ange-Dominique Bouzet | Positif

Tout cet exercice de musique de chambre, d'une perversité un brin frigide, reste évidemment assez éloigné du bruit et de la fureur du monde contemporain. C'est son charme, analogue à celui des films anglais assaisonnés d'arsenic dans les tasses de thé. Dercourt se rattache à une forme plus française de classicisme : il conclut sur une pâmoison du plus pur style XVIIIe.
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