The Dead Girl

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 8/10

N’ayant pas vu Blue Car, sa première réalisation, il faudra se raccrocher au propos de l’Américaine Karen Moncrieff, lors de la présentation de son nouveau film à Deauville pour quantifier sa démarche. Eprise de culture française, de sa nourriture, de ses comédiennes et surtout de son cinéma, Moncrieff explique qu’Agnès Varda l’a influencée depuis le début, qu’elle aime les comédiennes vieillissantes pour leur caractère, et peut-être plus pour leur physique où se lisent les drames de la vie. Si James Franco...
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par Geoffroy | 3/5

En filmant les causes et les conséquences d'un meurtre atroce sur une jeune femme un peu paumée, Karen Moncrieff se hasarde à dresser le portrait de six visages féminins dans l'Amérique d'aujourd'hui. Sombre et pessimiste, the dead girl exprime frontalement la vision d'un auteur qui ne se fait plus aucune illusion quant à la cruauté du monde des hommes. Par ces portraits, la réalisatrice trace une ligne, scénarise son propos en offrant un tableau de femmes humiliées, abusées, trompées, violées, assassinées... afin de comprendre le pourquoi de cette violence gratuite qui broie les squelettes de celles qui aspirent juste au bonheur simple.
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par Thomas Sotinel | 2.5/5

Mais quand le film reprend sa respiration pour plonger dans les profondeurs de l'âme humaine, le ton se fait sentencieux et l'intrigue prévisible. Comme le style visuel, hivernal, fait passer Los Angeles pour le New Jersey en novembre, le spectacle de The Dead Girl, s'il n'est pas dépourvu d'intérêt, pèse sur l'humeur du moment, sans offrir grand-chose en compensation.
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par Mathilde Blottière | 3/5

Irruption macabre ou vivifiante que le film traite en cinq portraits : l'étrangère qui découvre le cadavre, la légiste chargée de l'autopsier, l'épouse du tueur, la mère de la morte, la victime... Cet intrigant puzzle narratif est inégal : les deux derniers chapitres, assez convenus, déçoivent. Mais The Dead Girl, grand prix du Festival du cinéma américain de Deauville, trouve longtemps le ton juste pour raconter différentes expériences de deuil.
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par Christophe Carrière | 4/5

C'est grave, rude, mais d'une telle justesse dans les points de vue adoptés que cette plongée dans les tourments d'une fille tétanisée par sa mère, d'une soeur en quête de deuil ou de l'épouse d'un serial killer présumé, s'avère salvatrice parce qu'intelligente.
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par Aurélien Allin | 3/5

Chacun trouve dans ce procédé son identité et son individualité. Le concept finit toutefois par jouer des tours au film : on aurait parfois aimé que certains destins soient plus détaillés (les personnages de Toni Collette et Rose Byrne notamment) quand ils n'apparaissent finalement qu'esquissés dans des segments forcément limitatifs. Moncrieff a sans doute voulu jouer le clair-obscur et laisser le spectateur faire travailler son imagination.
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par Thierry Cheze | 4/5

Plus qu'un thriller, The Dead Girl est le portrait brillant de femmes confrontées au cataclysme s'abattant sur leurs vies, interprétées par des comédiennes subjugantes. On en ressort troublé et impressionné.
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