Soyez sympas, rembobinez

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 7/10

On pourrait lancer un sondage en demandant au public de donner son avis sur le meilleur film de Gondry ! En tout cas, Soyez sympas, rembobinez ne remporterait certainement pas - de notre côté - le prix du meilleur titre. Non, l’excitant et l’existant chez Michel Gondry, le perfectionniste, le minutieux, c’est son rapport au graphisme, son amour pour la bricole du matériau. Là, on est encore bien servis. Son dernier ouvrage regorge d’inventivités. On se souvenait très bien de l’omniprésence du carton et des petits papiers cellophanes dans la romantique Science des Rêves. Ici, ses délires visuels s’expriment au travers de ses personnages, derniers représentants old-school du format VHS, qui, selon l’intrigue...
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par Hugo de Saint Phalle | 5/5

Au-delà donc des franches rigolades que provoquent les versions « suédées » par les deux personnages principaux, SOYEZ SYMPAS, REMBOBINEZ (Grrr !!!) s'impose comme un vrai film à message, tendre, décalé, intelligent. Sans la jouer passéiste, Gondry vante les mérites du « fait main ». Sans donner de leçon, il plébiscite le don de soi, la solidarité et tacle le cynisme des puissants. Sans se montrer mielleux, il déclare sa flamme au Cinéma et son amour pour les gens.
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par Jean-Philippe Tessé | 2/5

Le nouveau Gondry, récréation autour du thème de la jouissance des matériaux, est aussi plaisant que vain. Gênant aussi, à travers cette plate naïveté telle qu'elle se reformule en ce que Jung appelait le "rêve compensatoire"...
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par Helen Faradji | 2/5

Mais le film a pourtant les défauts de sa qualité. Plombé par un rythme inégal et une musique envahissante, il souffre en réalité de sa vision naïve et primitive des rapports humains. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil ou presque et le cinéma a cette merveilleuse capacité de nous révéler à nous-même notre solidarité et notre générosité. Le conte de fées est joli comme tout, soutenu en prime par les interprétations tout à fait convaincantes de Jake Blake en hurluberlu échevelé et de Mos Def très solide en benêt au coeur d'or et par les prestations des vrais habitants de la ville recrutés comme figurants pour l'occasion.
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par MpM | 5/5

On est en effet enchanté à la fois par les références cinématographiques (Ghostbusters et ses monstres kitschs, même dans l'original, 2001 et ses images mythiques, Rush hour et ses situations débiles), par la manière dont les personnages du film se les réapproprient, et par les extraits qu'ils revisitent. Et puis, surtout, Michel Gondry pose sur ses personnages un regard à la fois ironique dénué de complaisance et d'une grande tendresse.
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par Isabelle Regnier | 4/5

Enfant prodige du vidéoclip devenu ces dernières années la nouvelle coqueluche du cinéma indépendant américain, Michel Gondry, 43 ans, donne l'impression de se tenir devant le cinéma comme un enfant devant un immense coffre à jouets. Avec Soyez sympa, rembobinez, comédie complètement déjantée, le cinéaste français bascule de la fantaisie théorique acidulée qui caractérisait Eternal Sunshine of The Spotless Mind, ou La Science des rêves, à un burlesque follement original, alliant outrance et finesse, maîtrise et improvisation, avec une maestria à couper le souffle.
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par Juliette Bénabent | 4/5

Dans ce film brillant mais jamais prétentieux, Michel Gondry dessine ainsi sa vision d'une cinéphilie sans frontières ni tabous, où un patrimoine classique cohabite pacifiquement avec des films cultes de qualité variable, pour lesquels on est autorisé à éprouver une certaine tendresse. A l'image du jazzman Fats Waller, icône de la communauté de Passaic, dont le biopic amateur clôt le film en beauté, Gondry se glisse dans le costume d'un potache désinvolte, pour ciseler l'air de rien un bijou soigneusement maîtrisé, mêlant gaieté et nostalgie.
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par Éric Libiot | 4/5

Une histoire pleine de poésie, de baisses de tension, de scènes hilarantes et d'idées géniales, qui rend hommage à cette machine à émerveiller qu'est le cinéma. Et préfère le prototype au produit. Gondry ne calcule jamais, pas plus qu'il ne réussit parfaitement son coup. Mais il s'amuse et invente. Soyez sympas, rembobinez est un film accueillant. Et c'est pour ça qu'on l'aime.
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par P.A. | 2/5

Pour le reste, le film a les mêmes défauts que la Science des rêves : vision du monde grande comme un village d'enfant, tentation permanente de verser dans le be-happy movie, morale de gentil. On est chaque fois plus loin du vertige angoissant d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, son second film. Be Kind, c'est un peu une page MySpace : on n'y croise que des gens qui veulent être ton ami. Ils avaient raison à la pub : Be Kind… pourrait être hyper cool… s'il n'était pas si obsédé par l'idée d'apparaître sympa.
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par S.B. | 4/5

Un film de Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, La science des rêves) ne plaît pas à tout le monde. On peut se fermer à sa fantaisie et pointer les anachronismes (un vidéoclub, à notre époque !) ou accepter sa poésie. L'absurde côtoie l'émotion.
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par T.B. | 1.5/5

Mais, préoccupation d'auteur ou pas, ce "gloubiboulga" régressif manque cruellement de rythme et de densité. Bref, le Frenchie signe un nouveau film-gadget et donne la triste et agacante impression d'un grand enfant qui refuse de ranger sa chambre.
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