Bamako

  »  La revue de presse

par Olivier De Bruyn | Positif

Les séquences du procès, remarquablement écrites, évitent la lourdeur démonstrative ; quant aux à-côtés quotidiens, ils témoignent de l'inspiration plastique et sensuelle du réalisateur, digne représentant d'un cinéma africain privé de sources de financement et de ce fait bien trop rare sur nos écrans.
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par Jean-Philippe Tessé | 4/5

C'est la première réussite du film, cette double vitesse, cette adjonction de rythmes antagonistes qui, dans l'espace resserré de la cour intérieur, ouvre sur de singulières et aléatoires dispositions : cohabitent dans le même plan l'avocat du FMI et une femme qui remplit un seau d'eau en l'écoutant distraitement, derrière tel autre juge des chèvres passent, des gosses apportent les dossiers sur la table du président, une chanteuse part au travail sans un regard pour l'assistance.
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par Sabrina | 3/5

Docu fiction usant de ces tant rares que précises forces de frappe, Bamako est une remarquable parabole politique qui, l'air de rien, usant du mariage des genres, portera à son paroxysme l'utopie d'une accessible prise de conscience. Quoi de plus chimérique que tel procès ! Et quoi de plus réaliste que ce verdict que l'on ne connaîtra jamais.
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par Jean-Luc Douin | Positif

Avocat des justes causes, le cinéma s'est maintes fois transformé en prétoire et s'est délecté à créer des effets de suspense à partir des épisodes d'un procès. Le cas de Bamako est un peu différent. Il s'agit d'un procès fictif et symbolique (une parabole) mis en scène par des représentants de la société civile africaine. Un faux procès, justifié par un crime vrai : l'inhumanité avec laquelle le Nord étrangle le Sud, le cynisme avec lequel les institutions financières internationales condamnent l'Afrique à sa perte, favorisent un capitalisme prédateur qui ne vise qu'à fabriquer "des profits à perpétuité".
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par Olivier Pélisson | 3/5

Chaque image traduit une Afrique qui vit, chante, pleure et meurt. Mais Sissako n'oublie pas le rire, avec une parenthèse parodique. Un western-spaghetti, où les dirigeants des instances mondiales deviennent des cow-boys qui déciment les Africains.
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par Jacques Morice | Positif

Dans ce procès à charge, les avocats de la défense font plutôt pâle figure. Difficile d'éviter le manichéisme sur un tel sujet. Mais le geste de Sissako est à rapprocher de la fable, politique et poétique. L'essentiel est d'offrir une tribune populaire où chacun vient dire ce qu'il a sur le coeur, selon sa manière, sa langue à lui, instruite ou non.
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par Eric Libiot | Positif

Bamako s'articule principalement autour de ce procès inventé qui alterne témoignages et plaidoiries de vrais avocats et dont le mérite est de mettre en lumière le discours de ceux qui accusent les pays riches.
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par Dominique Widemann | Positif

Dans Bamako, la sociologue et coordinatrice du Forum pour un autre Mali, Aminata Traoré, fustige le rôle des institutions financières internationales dans la paupérisation du continent africain.
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