par Jean-Philippe Tessé | 2/5

Flandres, impressionnant cul de sac.
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par Sabrina | 1/5

Climats et situations vaines, dialogues sans consistance, scènes de baise au service de l'animalité masculine pour tenter de combler (du moins, on l'espère) la femme en tous points stérile : le réalisateur nous invite au voyage (c'est déjà ça dans son cinéma) en territoires présumés épurés, de ces quatre éléments embrumés au soleil de plomb, de la neige septentrionale à ces rocailleux no man's land, nous faisant aller et venir au bon vouloir d'un maladroit montage parallèle qui nous tirera vers ce qui désormais tend à devenir la griffe du cinéaste : cet ennui du spectateur limite convoité par Dumont, son impuissance à gérer la distorsion dont il se fait aujourd'hui définitivement apôtre sur pellicule, que cette distorsion soit humaine, morale, temporelle ou filmique. Le néant. Quel spectacle !
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par Jean-Luc Douin | Positif

Désarmant pour qui garde en mémoire les films de Raoul Walsh, William Wellman ou Samuel Fuller, Flandres traque la barbarie chez le troufion plutôt que son sens de la fraternité ou son héroïsme. L'homme, chez Dumont, oscille entre l'humain et l'inhumain, la grâce et la crasse, sa part de bestialité étant attisée par l'enfer de machines infernales en plein désert.
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par Hugo de Saint Phalle | 4/5

Flandres bouscule en effet de bout en bout.
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par Frédéric Strauss | Positif

La violence, ici, ne sert pas à faire monter une tension qui est de toute façon dans chaque plan. Car Dumont donne à ses personnages, si dépouillés, un retentissement impressionnant. Il fait d'eux les figures d'un monde et d'une guerre sans âge, qui dépassent largement notre actualité.
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par Pierre Murat | Négatif

C'est le droit de l'artiste, bien entendu, de ne voir dans les individus, isolés ou en groupe, qu'un ramassis de pions englués dans l'aveuglement et l'impuissance. Chiens de Pavlov ne réagissant plus qu'à des stimuli, toujours les mêmes, d'ailleurs : le sexe et la violence. Mais on a le droit, nous, de lui rétorquer que sa vision du monde est simplette, pour ne pas dire simpliste.
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par Éric Libiot | Positif

Plans fixes. Plans forts. Pas de musique, que celle des mots, lâchés au minimum. Des corps. Des regards. Une mise en scène toute de ruptures qui joue l'espace extérieur comme miroir des sentiments. Mais Flandres n'est pas un film intello. C'est un film organique. Minéral. Brutal.
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par Philippe Azoury | Positif

Le film a remporté le grand prix à Cannes. Il faut interpréter cette reconnaissance comme un excitant paradoxe : on attend de Bruno Dumont qu'il nous plonge dans une situation indésirable, qu'il attente à notre intégrité de spectateur qui, à la fois, réclame et craint le spectacle de la destruction.
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par Eric Van Cutsem | Positif

Globalement, FLANDRES, si il est indéniablement un film intéressant, se révèle souvent trop clinique, trop froidement observateur, sans jamais de prise de parti, pour parvenir réellement à nous faire partager son univers...
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