Les Lumières du Faubourg

  »  La revue de presse

par Jean-Philippe Tessé | 1/5

Certes Kaurismäki est original par rapport à toute la production cinématographique, mais il stagne et s'embourbe dans son style, il s'encroûte. Sachant que, même dans ses meilleurs films, il est toujours à la limite d'une certaine complaisance, qui prend selon l'humeur les atours d'une nonchalance fière et boudeuse ou bien d'une paresse auto-satisfaite et propre à satisfaire un discours sur l'art du cinéma par de maigres effets de signature. Le cinéma cocker de Kaurismäki n'en sort pas grandi.
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par Sabrina | 4/5

Thriller, voire espionnage, love story, discours sur nos contemporains, sur l'art, le cinéma, sur le phénomène rock, les clivages sociaux, l'argent, l'art de séduire, sur la timidité et la maladresse masculine, mais aussi sur la soumission féminine, de la ménagère à la femme fatale macquée : le cinéaste s'amusera avec un impressionnant éventail de références culturelles, sociologiques, historiques, littéraires, cinématographiques, picturales et autres variations stylistiques, des arts déco à la mode. Tout y est !
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par Thomas Sotinel | Positif

Mais tout est dans le "presque". Kaurismäki est sujet à l'humeur noire, mais aime trop le cinéma, et tient ses possibilités en trop haute estime pour s'abandonner au néant. Les Lumières du faubourg ne brillent pas du seul éclat de la noirceur : il y a aussi la musique - les sublimes tangos de Carlos Gardel, le rock énervé du groupe que vont voir Kostinen et sa noire amante - et l'élégance épurée de la mise en scène.
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par Philippe Descottes | 2/5

Mais on attendait quelque chose d'autre, de plus, car LES LUMIERES DU FAUBOURG est un film qui ne réserve que très peu de surprises. Sans parler de bâclage, on se demande quand même si le cinéaste ne s'est pas contenté d'un service minimum, comme s'il était pressé de tourner la page et de refermer rapidement le dernier volet de cette trilogie pour passer à autre chose...
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par Frédéric Strauss | Positif

En ouvrant son nouveau film sur l'air de Volver (« revenir », le tango choisi aussi, à l'autre bout de l'Europe, par Almodóvar), Aki Kaurismäki vient nous parler d'un retour rendu d'emblée émouvant par la voix de Carlos Gardel. Quatre ans après L'Homme sans passé, son succès populaire, le Finlandais renoue avec le dépouillement de ses débuts, plus radical, plus saisissant.
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par Christophe Carrière | Positif

La patte finlandaise force le respect, mais commence à s'émousser.
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