par Helen Faradji | 2/5
Pourtant, malgré toute la complexité du scénario assez bien rendue, quelque chose dépasse du jupon. Quelque chose comme une sensibilité se transformant bien souvent en sensiblerie sous les effets conjugués d'une musique trop solennelle, trop appuyée et de quelques effets de style lourdauds. L'attachement aux personnages s'en trouve amoindri et "Atonement", malgré son élégance lyrique, malgré ses scènes de guerre émouvantes, a souvent l'effet écoeurant d'un sac de bonbons roses mangés trop vite.
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Pourtant, malgré toute la complexité du scénario assez bien rendue, quelque chose dépasse du jupon. Quelque chose comme une sensibilité se transformant bien souvent en sensiblerie sous les effets conjugués d'une musique trop solennelle, trop appuyée et de quelques effets de style lourdauds. L'attachement aux personnages s'en trouve amoindri et "Atonement", malgré son élégance lyrique, malgré ses scènes de guerre émouvantes, a souvent l'effet écoeurant d'un sac de bonbons roses mangés trop vite.
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par Jean-Philippe Tessé | 2/5
Le film de Joe Wright semble reprendre le sentier d'un cinéma propre sur lui, académique et chapeauté par, disons, Anthony Minghella - lequel y fait justement une brève apparition.
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Le film de Joe Wright semble reprendre le sentier d'un cinéma propre sur lui, académique et chapeauté par, disons, Anthony Minghella - lequel y fait justement une brève apparition.
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par V. | 4/5
La fiction, littéraire comme cinématographique, est érigée en drogue dure pour supporter l'insupportable. Une manière de donner du bonheur. Le « faux » aiguise et stimule l'inconscient et les fantasmes, relativisent le réel. Joe Wright en fait, logiquement, une oeuvre irréelle. On comprend mieux pourquoi. Ce Reviens-moi, cri du coeur, est en fait le triste constat qu'il est impossible de revenir... en arrière.
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La fiction, littéraire comme cinématographique, est érigée en drogue dure pour supporter l'insupportable. Une manière de donner du bonheur. Le « faux » aiguise et stimule l'inconscient et les fantasmes, relativisent le réel. Joe Wright en fait, logiquement, une oeuvre irréelle. On comprend mieux pourquoi. Ce Reviens-moi, cri du coeur, est en fait le triste constat qu'il est impossible de revenir... en arrière.
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par Jean-Luc Douin | 2/5
Présenté en ouverture de la 64e Mostra de Venise, Reviens-moi fait regretter les adaptations raffinées des romans d'Henry James ou de d'E.M. Forster par James Ivory. Acharné à prouver sa virtuosité, Joe Wright accumule les images léchées, les arabesques de la caméra, les trouvailles visuelles et sonores, engloutissant son mélo rétro et romantique, somptueux et sophistiqué, sous une mise en scène voyou et ronflante.
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Présenté en ouverture de la 64e Mostra de Venise, Reviens-moi fait regretter les adaptations raffinées des romans d'Henry James ou de d'E.M. Forster par James Ivory. Acharné à prouver sa virtuosité, Joe Wright accumule les images léchées, les arabesques de la caméra, les trouvailles visuelles et sonores, engloutissant son mélo rétro et romantique, somptueux et sophistiqué, sous une mise en scène voyou et ronflante.
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par Pierre Murat | 4/5
Situant le coeur du récit en plein conflit mondial, Joe Wright (Orgueil et Préjugés), effrayé, sans doute, d'être à tout jamais classé comme un cinéaste intimiste, se paie un vrai coup de folie : dans un Dunkerque où les troupes alliées tentent d'embarquer, il filme un plan séquence avec deux mille figurants, une grande roue, un bateau échoué sur le sable, une partie de foot, un choeur militaire et l'intervention surprise d'un extrait du Quai des brumes de Carné. Une démesure à la Orson Welles. Mais c'est en Losey qu'on le préfère, lorsqu'il parvient à suggérer toute l'ambiguïté de personnages en déroute.
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Situant le coeur du récit en plein conflit mondial, Joe Wright (Orgueil et Préjugés), effrayé, sans doute, d'être à tout jamais classé comme un cinéaste intimiste, se paie un vrai coup de folie : dans un Dunkerque où les troupes alliées tentent d'embarquer, il filme un plan séquence avec deux mille figurants, une grande roue, un bateau échoué sur le sable, une partie de foot, un choeur militaire et l'intervention surprise d'un extrait du Quai des brumes de Carné. Une démesure à la Orson Welles. Mais c'est en Losey qu'on le préfère, lorsqu'il parvient à suggérer toute l'ambiguïté de personnages en déroute.
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par Julien Welter | 4/5
Là, dans ces fragments magnifiés, l'oeuvre se charge alors d'un charme fou. Il égale celui des acteurs Keira Knightley et James McAvoy.
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par Hugo de Saint Phalle | 2/5
Heureusement l'interprétation en sort indemne, et l'on peut s'appuyer sur les prestations habitées de la jeune Saoirse Ronan (Briony enfant), de Romola Garai (Briony à 18 ans), Keira Knightley (Cecilia) et James McAvoy (Robbie) pour tenir jusqu'au bout.
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Heureusement l'interprétation en sort indemne, et l'on peut s'appuyer sur les prestations habitées de la jeune Saoirse Ronan (Briony enfant), de Romola Garai (Briony à 18 ans), Keira Knightley (Cecilia) et James McAvoy (Robbie) pour tenir jusqu'au bout.
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par M.R. | 2.5/5
"Reviens-moi" doit beaucoup à l'interprétation de la gracieuse Keira Knightley, à l'empathie de James McAvoy, à la tendre perversité de Saoirse Ronan et à la classe de la grande Vanessa Redgrave. Un film où l'émotion se fait à fleur de peau.
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"Reviens-moi" doit beaucoup à l'interprétation de la gracieuse Keira Knightley, à l'empathie de James McAvoy, à la tendre perversité de Saoirse Ronan et à la classe de la grande Vanessa Redgrave. Un film où l'émotion se fait à fleur de peau.
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