Notes d'intention du réalisateur (extraites du dossier de presse) :
Les personnages de cette fable sont des automates. Chez les insectes sociaux l’individu existe très peu ou pas du tout. La fable que raconte le film s’organise sur la rencontre fortuite entre une termitière et une fourmilière. Ce sont deux ordinateurs chimiques qui fonctionnent sur les principes d’intelligence collective. En contact l’une avec l’autre, ces deux collectivités déclenchent une spirale infernale. Cet automatisme et les mouvements de foule des insectes m’ont convaincu qu’il était possible de réaliser un spectacle utilisant les codes du film de genre.
LA CITADELLE ASSIÉGÉE est visuellement un film de guerre, qui rappelle certains films de science fiction, par l’étrangeté des comportements parfaitement stéréotypés, totalement programmés comme des ordinateurs et des cyborgs. J’ai pensé à SPARTACUS de Kubrick, ou GLADIATOR de Scott, en filmant les mouvements des colonnes et les nappes d’insectes, au FALSTAFF de Wells quand se déclenchaient par le biais des odeurs des combats singuliers qui rappellent irrésistiblement la chevalerie. À certaines images de ALIEN, quand se formaient automatiquement ces grappes de fourmis Magnans s’infiltrant dans la termitière, à des artistes contemporains comme Gursky, dans les multitudes de la cité des termites.
J’ai choisi le ton de la fable, de la légende, pour raconter une odyssée de trois jours, en m’appuyant sur une histoire avec des éléments visuels et symboliques forts. Par exemple le vautour de mauvais augure. Dans la tragédie antique, les événements tragiques ont lieu parce que les personnages sont seulement et totalement eux-mêmes. Ils vont jusqu’au bout de leurs pulsions, sans avoir le choix. On remplace le mot pulsion par automatisme chimique et on a le même caractère inéluctable. Une conjonction d’évènements, le destin, fait qu’une termitière se retrouve affaiblie et que des fourmis prédatrices se trouvent non loin. Les conditions de départ sont posées de manière arbitraire, presque théâtralement. La guerre qui suit se déclenche naturellement dans un monde transposé sous forme d’univers de la bande dessinée fantastique. Les décors un peu monumentaux du film qui s’appuient sur les constructions colossales des Termites par rapport à leur taille, rappellent par ailleurs le théâtre antique. Cette dimension théâtrale a dicté tout naturellement les choix de lumière.
Le principe de réalisation a donc été de provoquer des comportements naturels, à partir de l’artifice de la mise en scène, inhérente au récit de fiction. Dans ce film, on ne peut prêter des “sentiments” humains à ces automates, mot souvent utilisé dans le commentaire. La reine Termite, est une machine à pondre inconsciente, qui régule chimiquement des odeurs, et ne “commande rien du tout”. Elle est présentée comme telle. Le film est réaliste sur le plan des comportements, fictionnel dans la mise en scène. C’est pourquoi il nous en apprend beaucoup sur les insectes. En ce sens il s’agit bien d’un documentaire ayant obtenu l’aide de l’institut de recherche et développement. De la mise en scène peut resurgir la vérité d’un monde. C’est le principe que j’ai voulu mettre en oeuvre dans ce film.
Philippe Calderon
Les personnages de cette fable sont des automates. Chez les insectes sociaux l’individu existe très peu ou pas du tout. La fable que raconte le film s’organise sur la rencontre fortuite entre une termitière et une fourmilière. Ce sont deux ordinateurs chimiques qui fonctionnent sur les principes d’intelligence collective. En contact l’une avec l’autre, ces deux collectivités déclenchent une spirale infernale. Cet automatisme et les mouvements de foule des insectes m’ont convaincu qu’il était possible de réaliser un spectacle utilisant les codes du film de genre.
LA CITADELLE ASSIÉGÉE est visuellement un film de guerre, qui rappelle certains films de science fiction, par l’étrangeté des comportements parfaitement stéréotypés, totalement programmés comme des ordinateurs et des cyborgs. J’ai pensé à SPARTACUS de Kubrick, ou GLADIATOR de Scott, en filmant les mouvements des colonnes et les nappes d’insectes, au FALSTAFF de Wells quand se déclenchaient par le biais des odeurs des combats singuliers qui rappellent irrésistiblement la chevalerie. À certaines images de ALIEN, quand se formaient automatiquement ces grappes de fourmis Magnans s’infiltrant dans la termitière, à des artistes contemporains comme Gursky, dans les multitudes de la cité des termites.
J’ai choisi le ton de la fable, de la légende, pour raconter une odyssée de trois jours, en m’appuyant sur une histoire avec des éléments visuels et symboliques forts. Par exemple le vautour de mauvais augure. Dans la tragédie antique, les événements tragiques ont lieu parce que les personnages sont seulement et totalement eux-mêmes. Ils vont jusqu’au bout de leurs pulsions, sans avoir le choix. On remplace le mot pulsion par automatisme chimique et on a le même caractère inéluctable. Une conjonction d’évènements, le destin, fait qu’une termitière se retrouve affaiblie et que des fourmis prédatrices se trouvent non loin. Les conditions de départ sont posées de manière arbitraire, presque théâtralement. La guerre qui suit se déclenche naturellement dans un monde transposé sous forme d’univers de la bande dessinée fantastique. Les décors un peu monumentaux du film qui s’appuient sur les constructions colossales des Termites par rapport à leur taille, rappellent par ailleurs le théâtre antique. Cette dimension théâtrale a dicté tout naturellement les choix de lumière.
Le principe de réalisation a donc été de provoquer des comportements naturels, à partir de l’artifice de la mise en scène, inhérente au récit de fiction. Dans ce film, on ne peut prêter des “sentiments” humains à ces automates, mot souvent utilisé dans le commentaire. La reine Termite, est une machine à pondre inconsciente, qui régule chimiquement des odeurs, et ne “commande rien du tout”. Elle est présentée comme telle. Le film est réaliste sur le plan des comportements, fictionnel dans la mise en scène. C’est pourquoi il nous en apprend beaucoup sur les insectes. En ce sens il s’agit bien d’un documentaire ayant obtenu l’aide de l’institut de recherche et développement. De la mise en scène peut resurgir la vérité d’un monde. C’est le principe que j’ai voulu mettre en oeuvre dans ce film.
Philippe Calderon
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