par Vincent Malausa | 2/5
De Sophie Fillières, on n'a pas oublié Aïe, prodigieuse fantaisie qui semblait annoncer, il y a maintenant quelques années, la naissance d'une cinéaste précieuse. C'est pour cela que Gentille déçoit énormément : pas tant pour sa facture honnête, reposant sur les quelques effets burlesques répétés à l'envi, plutôt par sa manière de s'y voir déjà, entre fausse humilité d'élève appliquée et singularité trop signée. Plus la moindre fraîcheur désormais : l'intrigue est une sorte de resucée mammouthesque du film précédent (programme identique : une femme plus ou moins alien (Emmanuelle Devos) dans un monde sans queue ni tête), réalisation sobre et desséchée, régence du bon mot enlevé et snobisme qui de la fable petite-bourgeoise semble désormais rêver à plus haut et plus fort, draguant de manière hyper assumée la haute société du cinéma français.
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De Sophie Fillières, on n'a pas oublié Aïe, prodigieuse fantaisie qui semblait annoncer, il y a maintenant quelques années, la naissance d'une cinéaste précieuse. C'est pour cela que Gentille déçoit énormément : pas tant pour sa facture honnête, reposant sur les quelques effets burlesques répétés à l'envi, plutôt par sa manière de s'y voir déjà, entre fausse humilité d'élève appliquée et singularité trop signée. Plus la moindre fraîcheur désormais : l'intrigue est une sorte de resucée mammouthesque du film précédent (programme identique : une femme plus ou moins alien (Emmanuelle Devos) dans un monde sans queue ni tête), réalisation sobre et desséchée, régence du bon mot enlevé et snobisme qui de la fable petite-bourgeoise semble désormais rêver à plus haut et plus fort, draguant de manière hyper assumée la haute société du cinéma français.
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par Jean-Luc Douin | Positif
Ne savoir dire ni oui ni non : tel est le sujet de Gentille, où Fontaine hésite à accepter la proposition de son compagnon qui désire l'épouser. Cette bague qu'il veut lui passer au doigt, il va lui falloir l'avaler, au premier degré, dans une scène de dîner chez les beaux-parents où ils se sont pointés par erreur avec un jour d'avance et où elle a planqué le bijou fatal dans son yaourt. Il y a aussi un métaphorique transfert de paire de grolles entre un compagnon très épris et sa promise qui n'est pas sûre d'avoir trouvé chaussure à son pied. Et un final apaisé où, après avoir pensé qu'elle perdait le nord, Fontaine accepte de suivre son bien-aimé sur la calotte polaire en anorak de "paléontéoclimatologue esquimotte".
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Ne savoir dire ni oui ni non : tel est le sujet de Gentille, où Fontaine hésite à accepter la proposition de son compagnon qui désire l'épouser. Cette bague qu'il veut lui passer au doigt, il va lui falloir l'avaler, au premier degré, dans une scène de dîner chez les beaux-parents où ils se sont pointés par erreur avec un jour d'avance et où elle a planqué le bijou fatal dans son yaourt. Il y a aussi un métaphorique transfert de paire de grolles entre un compagnon très épris et sa promise qui n'est pas sûre d'avoir trouvé chaussure à son pied. Et un final apaisé où, après avoir pensé qu'elle perdait le nord, Fontaine accepte de suivre son bien-aimé sur la calotte polaire en anorak de "paléontéoclimatologue esquimotte".
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par Olivier De Bruyn | Positif
Avec "Gentille", remarquablement interprété par Emmanuelle Devos et Lambert Wilson, la cinéaste confirme son talent dans le registre de la saynète drolatique et de l'absurdité inquiète. Même si le film peine parfois à tirer le meilleur parti de ses belles idées, le résultat demeure original et agréable.
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Avec "Gentille", remarquablement interprété par Emmanuelle Devos et Lambert Wilson, la cinéaste confirme son talent dans le registre de la saynète drolatique et de l'absurdité inquiète. Même si le film peine parfois à tirer le meilleur parti de ses belles idées, le résultat demeure original et agréable.
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Négatif
La réponse est à l'image du film: ni oui ni non. Les mines indécises d'Emmanuelle Devos sont vite lassantes et le film rapidement ennuyeux.
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par Ange-Dominique Bouzet | Positif
Cette cocasserie n'est pas faite pour les fans d'intrigue à suspense ou de scénario ultra-sociologique. Les amateurs d'absurde et de coqs-à-l'âne y trouveront en revanche une heure quarante d'évasion heureuse. L'issue finale ne dissipe pas la noirceur des fatalités sous-jacentes (désopilante ou pas, on fait difficilement plus terrifiante vision d'avenir que celle du couple Ogier-Lonsdale). Mais, en attendant l'enfer blanc des huis clos glaciaires, elle les «esquimotte» allègrement.
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Cette cocasserie n'est pas faite pour les fans d'intrigue à suspense ou de scénario ultra-sociologique. Les amateurs d'absurde et de coqs-à-l'âne y trouveront en revanche une heure quarante d'évasion heureuse. L'issue finale ne dissipe pas la noirceur des fatalités sous-jacentes (désopilante ou pas, on fait difficilement plus terrifiante vision d'avenir que celle du couple Ogier-Lonsdale). Mais, en attendant l'enfer blanc des huis clos glaciaires, elle les «esquimotte» allègrement.
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par Camille Brun | 3/5
Qui en France est capable d'appeler son personnage principal Fontaine Leglou ? A part Sophie Fillières, personne. Depuis 2000, où l'univers bricolo-timbré de AIE avait apporté un petit vent frais dans la comédie française, on attendait de ses nouvelles. Et si le scénario de GENTILLE aurait pu servir de base à n'importe quel clone franchouillard de Bridget Jones et autre célibataire indécise, il suffit de quelques lignes de dialogue pour se rappeler que l'on n'est pas n'importe où. En effet, GENTILLE est tout à la fois décevant et rassurant.
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Qui en France est capable d'appeler son personnage principal Fontaine Leglou ? A part Sophie Fillières, personne. Depuis 2000, où l'univers bricolo-timbré de AIE avait apporté un petit vent frais dans la comédie française, on attendait de ses nouvelles. Et si le scénario de GENTILLE aurait pu servir de base à n'importe quel clone franchouillard de Bridget Jones et autre célibataire indécise, il suffit de quelques lignes de dialogue pour se rappeler que l'on n'est pas n'importe où. En effet, GENTILLE est tout à la fois décevant et rassurant.
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par Marine Landrot | Positif
Voilà un film déchirant et désopilant, qui joue au fou comme on joue à chat. Touché, cinglé ! Sitôt croisé, chaque personnage se retrouve avec une araignée dans la tête. C'est Fontaine Leglou qui commence. Personne ne résiste à un nom pareil. Surtout pas les psys, que Fontaine fréquente assidûment. A cause de son métier, d'abord. Anesthésiste dans une clinique psychiatrique de luxe, Fontaine exécute leurs ordres dans la salle d'électrochocs. A cause de son petit grain personnel, ensuite. Suivie par un psychanalyste parisien, Fontaine souffre d'une grave maladie mentale : elle est follement humaine.
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Voilà un film déchirant et désopilant, qui joue au fou comme on joue à chat. Touché, cinglé ! Sitôt croisé, chaque personnage se retrouve avec une araignée dans la tête. C'est Fontaine Leglou qui commence. Personne ne résiste à un nom pareil. Surtout pas les psys, que Fontaine fréquente assidûment. A cause de son métier, d'abord. Anesthésiste dans une clinique psychiatrique de luxe, Fontaine exécute leurs ordres dans la salle d'électrochocs. A cause de son petit grain personnel, ensuite. Suivie par un psychanalyste parisien, Fontaine souffre d'une grave maladie mentale : elle est follement humaine.
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L'actualité cinéma...
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