Le Labyrinthe de Pan

  »  La revue de presse

par Jean-Philippe Tessé | 2/5

Ennui de scénario + ennui de mise en scène : allers-retours entre monde militaire et règne des chimères de sang, deux films qui courent en parallèle ; et une fois réfugié, ou coincé dans l'un ou l'autre monde, il ne se passe strictement rien, les monstres font la queue dans les coulisses, attendant leur tour, tandis que le militaire commet atrocité sur atrocité sur de braves résistants, attendant leur tour. Rien ne vient soulever la lourdeur du dispositif, rien et surtout pas la vitesse fracturée qu'il réclame, qu'il réclame comme un mort de faim.
Lire la critique...
par V. | 3/5

Ce film baroque et naïf est hélas un peu téléphoné dans ses rebondissements - la mise en scène des séquences d'action est trop banale pour nous surprendre et nous accrocher à notre siège - et du coup, fait obstacle au déluge d'émotion attendu.
Lire la critique...
par Jean-François Rauger | Positif

Le sixième long métrage de Guillermo del Toro, s'il ajoute une pierre à l'édifice que constitue désormais une indiscutable oeuvre personnelle, ne livre pas d'emblée tous ses secrets. Et c'est très bien. Parce que le remarquable, avec Le Labyrinthe de Pan, est la façon dont le cinéaste y accommode, une fois de plus, des éléments dont on pourrait penser hâtivement qu'ils relèvent de catégories antagoniques.
Lire la critique...
par Jean Roy | Positif

L'esprit de Lewis Caroll, celui de Jean Cocteau et l'Espagne franquiste se rejoignent pour composer le plus explosif des cocktails. Étonnant.
Lire la critique...
par François-Guillaume Lorrain | Positif

Après un long détour par Hollywood (« Blade 2 », « Hellboy »), del Toro, en réveillant les fantômes de la guerre civile espagnole, a réussi la greffe entre l'Histoire et l'imaginaire mythologique. La seule bonne surprise du dernier festival de Cannes en cache une autre : c'est à un Mexicain que l'on doit le plus beau film jamais réalisé sur la guerre d'Espagne.
Lire la critique...
par Aurélien Allin | 4/5

L'univers de conte de fées du film, fantasmagorie troublante, regorge ainsi de métaphores intéressantes (le crapaud dont les intérêts personnels ruinent la Nature, l'ogre à la table duquel il ne faut pas manger...), que l'on retrouve dans le pan réel de l'histoire via un effet de miroir intelligent. Le tout magnifié par une interprétation de qualité et une mise en scène envoûtante où la richesse de l'univers de Del Toro éclate au grand jour.
Lire la critique...
par Mathilde Blottière | Positif

Cette envoûtante fable horrifique est aussi une parabole sur le fascisme. Droit dans ses bottes, Sergi López (étonnant) incarne un militaire fétichiste qui voit dans la souffrance, infligée et subie, un gage de virilité. Plus sombre que le voyage de l'Alice de Lewis Carroll, auquel les souliers vernis et la robe bouffante de la fillette font référence, le parcours initiatique d'Ofelia passera peut-être par le deuil. Mais pas celui du merveilleux.
Lire la critique...
par Julien Welter | Positif

Un brillant récit en miroir qui permet à del Toro de reformuler l'éternel danger d'une fugue trop obsessionnelle vers l'imaginaire autant que la cruauté de ceux qui ne rêvent pas.
Lire la critique...
par Alexis Bernier | Positif

Jouant sans cesse des allers et retours entre ce triste épisode historique et l'imaginaire fantastique tout aussi inquiétant dans lequel se réfugie la petite fille de onze ans terrifiée par la violence qui l'entoure, le Labyrinthe de Pan baigne dans une atmosphère angoissante de magie et de mort.
Lire la critique...
par Eric Van Cutsem | Positif

EL LABERINTO DEL FAUNO n'est pas sans rappeler un DARK CRYSTAL ou un NEVERENDING STORY, mélangeant des décors réels avec des vrais personnages (notamment un Sergi Lopez en capitaine violent et malfaisant) et des décors magiques avec des personnages rêvés (un superbe faune).
Lire la critique...
par Marc Gadoury | 5/5

Avec "Le labyrinthe de Pan", le talentueux réalisateur mexicain Guillermo Del Toro ("Hellboy", "Blade II", "Cronos") livre son film le plus ambitieux et le plus achevé à ce jour.
Lire la critique...