La Californie

  »  La revue de presse

par Guillaume Loison | 1/5

La Californie affiche une sérénité d'artisan, de faiseur tranquille pépère dans l'exercice de posture bourgeoise. La complaisance formelle tend une passerelle vers l'empathie pour les personnages, insufflant une mécanique qui tourne. En revanche, la dernière partie, dérive romantique dans l'Europe sordide des clandestins, est très faible tant les artifices tournent courts. Résultat des courses : bourgeois touchant, Fieschi peut l'être mais en Ken Loach du sud, il n'assure pas une cacahuète.
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par V. | 1/5

Film sur les mirages, il semble en être un lui-même, comme un reflet déformé de ce qui aurait pu être un grand polar ou une fresque sentimentale et psychanalytique. La morale étant dite d'avance, tout cela finira mièvrement.
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par Jacques Mandelbaum | Positif

Que ce petit théâtre soit situé dans la ville de Cannes, ville du fameux festival, et que les acteurs s'y livrent à des rôles de franche composition (Roschdy Zem en Serbe de Serbie, Nathalie Baye en alcoolique vulgaire et destructrice, Mylène Demongeot en cagole au grand coeur...) n'est à ce titre pas un hasard, mais concourt à la dimension métaphorique d'un film qui peut être compris à la fois comme un microcosme du monde des arts et du spectacle et comme l'occasion pour le réalisateur d'y faire entendre son credo en matière de création.
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par Olivier Pélisson | 1/5

Aucun relief ici, tout est au même niveau : lien familial décousu, dépendances physiques, descriptions loufoques. Quant à la trame sur l'ex-Yougoslavie, on nage en pleins clichés. Dommage pour les acteurs qui n'ont peur de rien et qui se donnent du mal. Nathalie Baye en tête, qui met le paquet avec ses bagouses et son vernis. Maigre consolation.
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par Frédéric Strauss | Positif

Un film français qui nous dépayse, ça n'arrive pas tous les mercredis. Cette Californie nous entraîne dans un quartier qui porte ce nom, sur les hauteurs de Cannes, et nous fait basculer dans un exotisme inattendu. Celui d'une ville qui ne se ressemble plus, comme vidée d'elle-même après la saison des paillettes et des touristes. Celui, surtout, de personnages qui ont atterri là comme sur une petite planète et mènent une existence de rêve. Ou plutôt, une existence rêvée, avec un entêtement dangereux.
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par Eric Libiot | Positif

Nathalie Baye et Roschdy Zem y sont absolument extraordinaires mais, du coup, empêchent le non-dit simenonien de véritablement s'installer.
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