Date(s) de Sortie(s) :
26 octobre 2005
|25 décembre 2005
| Réalisé par : | Woody Allen |
| Avec : | Scarlett Johansson, Jonathan Rhys-Meyers, Emily Mortimer, Alexander Armstrong, Paul Kaye, Matthew Goode, Brian Cox, Penelope Wilton, Janis Kelly, Alan Oke... |
| casting complet... |
| Distributeur : | TFM Distribution |
| Genre : | Drame,Thriller, |
| Pays : | USA |
| Durée : | 2h00 |
| Titre original : | Match Point |
L'histoire
Jeune professeur de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, fils de bonne famille, qui l'invite chez ses parents, lui présente sa soeur Chloe ainsi que sa fiancée, une jeune comédienne Américaine, Nola Rice.
Alors même que son idylle naissante avec Chloe lui permet d'envisager l'ascension sociale dont il rêvait, Chris est irrésistiblement attiré par Nola.
Alors même que son idylle naissante avec Chloe lui permet d'envisager l'ascension sociale dont il rêvait, Chris est irrésistiblement attiré par Nola.
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Photos
(Aperçu aléatoire sur 10 images)Quand Woody Allen filme Londres, c'est sans anecdote. Avec une esthétique qui réfère aux années cinquante et donne à la capitale d'Angleterre une dimension atemporelle où les drames humains semblent se jouer indéfiniment. Celle-ci, absolument nécessaire, entre en adéquation parfaite avec le propos shakespearien du film, qui soulève avec maestria la question du hasard… et de la nécessité. Écrit au scalpel, le scénario ne s'embarrasse de rien. Pas une de ces « histoires secondaires » chères aux écoles ne vient entraver le déroulement de la tragédie : chacun des personnages y est un élément déterminant, du point de vue central de Chris, cet ancien international de tennis au « jeu très agressif ». Allen en joue d'ailleurs, puisqu'en réalité un seul personnage, essentiel dans l'intrigue policière à laquelle nous livre le réalisateur, croise la route de Chris sans jamais réapparaître. Le seul qui aurait peut-être moralisé l'histoire en reconnaissant le coupable. Car l'une des forces du film est de doubler le tableau de mœurs de ce suspens insupportable où le réalisateur excelle, tel un Hitchock qui aurait étoffé ses figures. On est blousés par la figure récurrente de la balle de match, titre du film et symbole terrible de son propos.
Alors bien sûr, il y a toute la question philosophique et sociétale, où s'exprime un cynisme total : citant Sophocle, Chris, issu de la couche populaire irlandaise, estime qu'après tout, la meilleure aubaine est peut-être de ne pas naître. Une pensée qui justifie sans doute son sens aigu de l'opportunisme indéterminé, mais farouche. Et ce pragmatisme que rien n'ébranle vraiment, pas même l'amour fou qu'il qualifie d'ailleurs de luxure. Magistralement écrit, filmé, monté et interprété, Match Point est un chef-d'œuvre tout aussi jubilatoire que traumatisant : à aucun moment...
Alors bien sûr, il y a toute la question philosophique et sociétale, où s'exprime un cynisme total : citant Sophocle, Chris, issu de la couche populaire irlandaise, estime qu'après tout, la meilleure aubaine est peut-être de ne pas naître. Une pensée qui justifie sans doute son sens aigu de l'opportunisme indéterminé, mais farouche. Et ce pragmatisme que rien n'ébranle vraiment, pas même l'amour fou qu'il qualifie d'ailleurs de luxure. Magistralement écrit, filmé, monté et interprété, Match Point est un chef-d'œuvre tout aussi jubilatoire que traumatisant : à aucun moment...
Golden Globes: les nominations...
Le mercredi 14 décembre 2005
L'Association de la presse étrangère à Hollywood vient de dévoiler les nominations des prochains Golden Globes (63ème édition) don la cérémonie aura lieu à Los Angeles (et en direct sur CineMovies) le 16 janvier!
Scarlett Johansson rempile avec Woody Allen
Le mardi 26 avril 2005
Eh oui! L'actrice Scarlett Johansson (“Lost in translation”, “La fille à la perle”) semble apprécier la présence du réalisateur New-Yorkais puisqu'elle passera un été de plus avec le Woody Allen.
"Match Point" est le premier film de Woody Allen entièrement réalisé en Angleterre. Le tournage a commencé en juillet 2004 à Londres et s’est achevé sept semaines plus tard. Parmi les décors naturels du film, citons la Tate Modern, St James’s Park et “The Gherkin”, gratte-ciel tout juste construit. D’autres quartiers, comme Belgravia, Marylebone, Notting Hill, Chelsea ou Covent Garden, ont été utilisés pour les intérieurs et les extérieurs. L’équipe a aussi tourné dans une demeure du Buckinghamshire, non loin de Londres. Woody Allen s’est évidemment entouré de ses fidèles collaborateurs : les productrices Letty Aronson et Helen Robin, la directrice de casting Juliet Taylor et la monteuse Alisa Lepselter. Il a également fait appel à des techniciens britanniques : “Cela a été une expérience formidable de travailler avec des anglais,” précise le réalisateur. “L’équipe était géniale : à la fois conviviale, d’une grande efficacité et extrêmement performante dans tous les domaines. L’atmosphère était très détendue, ce qui a beaucoup facilité le travail, et chacun y a mis du sien avec un enthousiasme communicatif...
Match point, balle de match en effet pour ce film stressant qui nous explique finalement à quel point telle voie ou telle autre de nos vies se joue sur par grand chose, une balle net ou pas sur un... Lire la suite...
Bien que la mode veuille qu'encenser le dernier Woody Allen soit du meilleur genre, je ne peux décidemment pas applaudire ce film lourdingue, ridicule et immonde. Cette "oeuvre" prétend nous... Lire la suite...
Le woody Allen nouveau est arrivé : changement de décor, changement de style, il nous revient avec un film qui ne lui ressemble pas ! Pour Match point, woody Allen a décidé de nous transporter a... Lire la suite...
Immoral, bestial et pourtant humain, coincé et pourtant excentrique. Exhausif sur le sujet du couple et ses déboires. Cruel et cru mais touchant. Chris est impardonnable et tellement chanceux que... Lire la suite...
“Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander”, “Tout le monde dit I love You” et la dernière demi-heure de “Escrocs mais pas trop”; voilà pour ma connaissance... Lire la suite...
Le Monde Jacques Mandelbaum
A cet égard, l'aparté métaphorique qui encadre le film et lui donne son titre suffit à prouver la terrifiante noirceur du propos. Ouvert sur l'image arrêtée d'une balle de tennis en suspension qui vient de heurter le filet et qui va orienter le résultat du match selon qu'elle tombe d'un côté ou de l'autre du terrain (l'image étant accompagnée d'un apologue sur le rôle joué par la chance dans l'existence), le film reprend vers la fin cette métaphore, appliquée cette fois à la bague d'une victime jetée précipitamment par l'assassin dans la Tamise, mais qui a heurté la rambarde et est retombée sur le trottoir. Preuve finale d'une justice immanente ? Tout le contraire : la pièce à conviction condamnera un innocent et sauvera celui qui n'aura attendu ni de la chance ni de la justice qu'elles oeuvrent à son salut. Le point du match va dans tous les cas à Woody Allen.
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L'Humanité Dominique Widemann
Concupiscence et cupidité dardent leur venin, mais à la différence de Celebrity où l’acharnement des personnages à passer à la télé se jouait sur la trame de la satire sociale, Match Point se déroule sur le registre du conte moral, servi avec la part de drôlerie qui appartient à la vie, fût-ce la plus mesquine. Woody Allen est passé maître dans l’art de la débusquer sans fausses notes. Talent des comédiens invités à improviser en toute connaissance de cause, alternance de teintes chaudes et de ciels anglais transparents comme du gin, sobriété des costumes, tout sonne juste, jusqu’au choix de l’opéra, acteur du film à part entière pour lequel Woody Allen délaisse son cher ragtime. Un film virtuose.
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Libération Philippe Azoury
Toute l'oppression des codes sociaux, des codes de classe, est restituée à chaque image : les bruns d'octobre qu'affectionne Allen prennent la couleur de l'angoisse ; la musicalité de l'accent britannique est donnée à entendre comme une façon aiguë de tout tenir à distance. C'est rare, un film si en colère contre ce qu'il confesse admirer par ailleurs : la culture, la classe, le raffinement, le luxe, réduits à néant devant la passion. Aux pieds de laquelle rien n'est assez brûlant.
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Télérama Pierre Murat
De plus en plus sombre, de plus en plus misanthrope, mais presque joyeux de l'être cette fois, Woody constate gaiement que le sexe et le pouvoir mènent, décidément, un monde sans foi ni loi. Et que Dostoïevski - cet auteur démodé que le héros n'arrive pas à lire dans le texte - n'y a effectivement plus sa place : le châtiment, aujourd'hui, ne suit pas forcément le crime. Bien au contraire. Comme en témoigne la pirouette finale, qui clôt en beauté ce monument de cynisme malin et de plaisir jubilatoire.
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CineMovies
9
/10Spectateurs
9.1
/10Presse
--
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