Date(s) de Sortie(s) :
14 septembre 2005
|06 mai 2005
| Réalisé par : | Paul Haggis |
| Avec : | Sandra Bullock, Don Cheadle, Matt Dillon, Brendan Fraser, Jennifer Esposito, Terrence Howard, Jason Isaacs, Ludacris, Thandie Newton, Ryan Phillippe... |
| casting complet... |
| Distributeur : | Metropolitan Filmexport |
| Genre : | Drame |
| Pays : | USA |
| Durée : | 1h40 |
| Titre original : | Crash |
L'histoire
Une ménagère de Brentwood et son mari procureur. Un Perse propriétaire de magasin. Deux détectives amants. Un directeur de télévision afro-américain et sa femme. Un serrurier mexicain. Deux voleurs de voitures. Un policier tout juste recruté. Un couple de Coréens.
Ils vivent tous à Los Angeles. Et dans les prochaines 36 heures, leurs vies entreront en collision!
Ils vivent tous à Los Angeles. Et dans les prochaines 36 heures, leurs vies entreront en collision!
Photos
(Aperçu aléatoire sur 13 images)Les désastres de l’ouragan Katrina ont rappelé au monde entier les schismes raciaux qui continuaient de caractériser la société américaine. Si le « Vivre ensemble » demeure le but à atteindre, on mesure avec Collision tout le chemin qu’il reste à parcourir.
Le bouleversant dernier film de Paul Haggis dresse ainsi le tableau du société morcelée, qui paie assurément ses non choix politiques en terme d’intégration : bilan tragique d’une ghettoïsation économique et raciale savamment orchestrée qui, au bout du compte, génère sa propre misère, ses propres incompréhensions. Sous couvert du « On ne se parle plus » (mais se sont-ils déjà parlés ?, serait-on tentés d’observer), Haggis intègre au sein de son chasser-croiser de destins beaucoup d’autres composantes, pour un final un peu confus, tellement les maux semblent insurmontables pour l’ensemble du peuple américain.
C’est d’abord le non-sens de couches d’immigrations qui reportent sans cesse sur les vagues suivantes les rejets dont elles ont elles-mêmes premièrement souffert : le non-savoir, l’irrespect caractérisé des hommes (les Latinos ne sont pas tous des Mexicains, comme les Asiatiques ne sont pas tous Chinois, et les Musulmans encore moins tous des Arabes)... C’est la misère sociale ensuite... Et peut-être plus encore, on assiste avec Collision, au grand abandon, un rejet qui semble normal, tout du moins, maintenant fataliste pour bon nombre de blancs.
Si Haggis constate, il dénonce aussi tout en douceur, avec un peu de mièvrerie parfois. Si elle tire parfois vers l’improbable, voire l’acharnement apocalyptique (boucles infernales de quiproquos), sa trame narrative appose une autre terrible vérité. A chercher son confort premier, la société américaine a créé des îlots personnels. Seules les valeurs familiales comptent...
Le bouleversant dernier film de Paul Haggis dresse ainsi le tableau du société morcelée, qui paie assurément ses non choix politiques en terme d’intégration : bilan tragique d’une ghettoïsation économique et raciale savamment orchestrée qui, au bout du compte, génère sa propre misère, ses propres incompréhensions. Sous couvert du « On ne se parle plus » (mais se sont-ils déjà parlés ?, serait-on tentés d’observer), Haggis intègre au sein de son chasser-croiser de destins beaucoup d’autres composantes, pour un final un peu confus, tellement les maux semblent insurmontables pour l’ensemble du peuple américain.
C’est d’abord le non-sens de couches d’immigrations qui reportent sans cesse sur les vagues suivantes les rejets dont elles ont elles-mêmes premièrement souffert : le non-savoir, l’irrespect caractérisé des hommes (les Latinos ne sont pas tous des Mexicains, comme les Asiatiques ne sont pas tous Chinois, et les Musulmans encore moins tous des Arabes)... C’est la misère sociale ensuite... Et peut-être plus encore, on assiste avec Collision, au grand abandon, un rejet qui semble normal, tout du moins, maintenant fataliste pour bon nombre de blancs.
Si Haggis constate, il dénonce aussi tout en douceur, avec un peu de mièvrerie parfois. Si elle tire parfois vers l’improbable, voire l’acharnement apocalyptique (boucles infernales de quiproquos), sa trame narrative appose une autre terrible vérité. A chercher son confort premier, la société américaine a créé des îlots personnels. Seules les valeurs familiales comptent...
Oscars 2010: nouvelles règles de vote.
Le mardi 01 septembre 2009
En juin dernier, nous avons appris que l'Académie des Oscars ne livrerait plus cinq, mais dix nominations pour l'Oscar de meilleur film. La décision engendre, maintenant encore, des débats brûlants. Quoi qu'il en soit l'Académie a mis en place un autre ajustement, de nouvelles règles de vote.
Des projets de série en pagaille pour USA Network.
Le jeudi 06 août 2009
Alors que tout se passe pour le mieux actuellement pour USA Network, dont plusieurs séries ont le vent en poupe (Burn Notice, Royal Pains), la chaîne câblée vient d’annoncer de nombreux projets pour 2010, dont l'un marque le retour du célèbre producteur des années 80-90, Stephen J. Cannell.
Casting de séries TV: Crash, Les Frères Scott, Dexter...
Le jeudi 11 juin 2009
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rrrrr.Film soporifique dans toute sa splendeur. Artificiel, cul cul, convenu. Ce film qui a remporté l'Oscar du meilleur film ( si, si!) est une succession de séquences avec comme vague thème le... Lire la suite...
Un film fort, très fort servi par des acteurs sobres mais au meilleur de leur forme-mention spéciale à Matt Dillon excellent-.A l'inverse de bon nombre de drames outre-atlantique, celui-ci ne verse... Lire la suite...
Surtout connu pour être le scénariste de « Million Dollar Baby », Paul Haggis, frappe très fort pour sa première fois derrière la caméra. Il signe, avec « Collision » une œuvre coup de poing aussi... Lire la suite...
Paul Haggis, scénariste notamment de Million Dollar Baby, réalise un film orchestre. Ici, il met en scène une dizaine de personnages qui, à un moment ou à un autre, vont se rencontrer. Une rencontre... Lire la suite...
Un très bon film sur la vie, le mépris, le racisme et l'indifférence des autres. Le film commence doucement et petit à petit on cerne vite le problème, un film sur notre société actuelle ou tout... Lire la suite...
Le Figaro Brigitte Baudin
Aujourd'hui, avec Collision (grand prix au dernier Festival du film américain de Deauville), il signe son premier film en tant que producteur, scénariste (en collaboration avec Bobby Moresco) et réalisateur. L'occasion de dresser un terrifiant bilan : celui d'une Amérique post-11 Septembre en perte de repères, malade de ses peurs et de ses frustrations accumulées. Paul Haggis a pris Los Angeles comme ville emblématique. L'action se déroule pendant trente-six heures durant lesquelles des destins se croisent, des vies se télescopent, des couches sociales et des races s'affrontent. Paul Haggis révèle la complexité, le vrai visage d'une société américaine rigide et compartimentée.
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Libération Gilles Renault
Il faut reconnaître à Collision un certain cran éthique, dans la mesure où nul ne sort ni tout blanc ni tout noir de cette sombre tournée d'inspection des moeurs citadines saturées de frustration et de paranoïa. Mosaïque de fêlures craquelant le vernis social, le film privilégie néanmoins sur la durée un aspect miséricordieux qui a ses limites. De même, les circonvolutions de l'écriture accentuent la précarité d'une trame où chaque personnage n'existe qu'à des fins démonstratives, souvent si comprimées qu'elles en intensifient la virtuosité artificielle. Là où, paradoxalement, la sincérité de l'auteur ne semble faire aucun doute.
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Le Point François-Guillaume Lorrain
L'ensemble fleure bon le politiquement correct : condamnation du racisme, rédemption de tous les méchants. Los Angeles, ville où tout le monde s'ignore ou se déteste, devient, grâce à sa toile, un lieu où l'on finit par se respecter. Demeure le casting, impressionnant, que Haggis dirige d'une main qu'on pourra trouver ferme, mais aussi monocorde, trop tendue. Le film a ravi l'intelligentsia de gauche américaine, mais laisse une impression mitigée.
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Monsieurcinema Aurélien Allin
On pourra néanmoins reprocher au film quelques envolées lyriques inutiles et son abondance de personnages. En étoffant inutilement son propos, Haggis l'alourdit et le prive de la pureté dont jouissait MILLION DOLLAR BABY. Mais grâce à la mise en scène enlevée, la chorale d'acteurs surprenants et émouvants, et l'intelligence de l'étude sociale COLLISION reste une oeuvre transcendant ses défauts, où chaque rapport humain est plus complexe qu'il n'y paraît. Une réussite.
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CineMovies
8
/10Spectateurs
8.2
/10Presse
--
/10Ma Note :
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