Bamako
Date(s) de Sortie(s) : FRANCE

18 octobre 2006

  |  USA 

14 février 2007

Réalisé par : Abderrahmane Sissako
Avec : Aïssa Maïga, Tiécoura Traoré, Maimouna Hélène Diarra, Balla Habib Dembélé, Djénéba Koné, Hamadoun Kassogué, William Bourdon, Mamadou Kanouté...
casting complet...
Distributeur :

Les Films du Losange

Genre :

Comédie dramatique

Pays :

Mali, USA, France

Durée :

1h55

Titre original :

Bamako

L'histoire

Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire... Dans la cour de la maison qu'ils partagent avec d'autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu'ils jugent responsables du drame qui secoue l'Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l'Afrique de réclamer ses droits...

Site(s) Officiel(s)

Site Officiel France: http://www.bamako-film.com/

Festivals - Evénements

Photos

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  • Photo de Bamako
  • Aïssa Maïga dans Bamako
  • Photo de Bamako
  • Danny Glover dans Bamako
  • Abderrahmane Sissako dans Bamako
Bamako - Le DVD

Sortie dans les bacs le 06 mai 2008

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Cannes 2006: Strass et paillettes deuxième...

Cannes 2006: Strass et paillettes deuxième...


Le jeudi 25 mai 2006
Ma tentative pour rentrer à la soirée Babel! En arrivant à la soirée du film Babel, à la plage Niki Beach, je rencontre le réalisateur palestinien, membre du jury, Elia Suleiman. Je me présente car je sais qu'il est ami avec le réalisateur David Lynch (j'ai travaillé deux années de suite pour son site web en leur envoyant des photos et commentaires chaque du jour du festival de Cannes).
Entretien avec le réalisateur (extrait du dossier de presse) : Comment est né ce projet ? Ce film est d'abord lié au désir de tourner dans la maison de mon père, aujourd'hui disparu. Cette maison se trouve à Bamako, dans le quartier populaire d'Hamdallaye. C'est une maison simple, construite en terre. Dans la cour se côtoient, depuis des années, un robinet et un puits. Ici, l'eau coûte cher, et pour faire des économies, mon père a fait creuser un puits. C'est dans cette cour que j'ai grandi, avec mes nombreux frères, sœurs, cousins, cousines, tantes, oncles, parents proches et lointains. Jamais nous n'avons été moins de vingt-cinq à dormir, à manger, à apprendre, à vivre presque à tour de rôle. Aujourd'hui, la plupart d'entre nous a quitté cette maison pour vivre ailleurs ; pour autant la maison ne désemplit pas… De nouveaux cousins, cousines, parents proches ou lointains y vivent, vont à l'école ou abandonnent pour s'accrocher à un petit boulot de survie. Pour moi, cette maison est liée au souvenir de discussions passionnées avec mon père sur l'Afrique...
réés au lendemain de la seconde guerre mondiale à Bretton Woods (Etats-Unis) et basés à Washington, le FMI et la Banque Mondiale ont aujourd'hui pour missions principales la régulation du système financier international et l'octroi de prêts aux pays en développement. Face aux difficultés de nombreux pays à rembourser leur dette, les pays riches ont exigé au début des années 1980 la mise en place de programmes dits “d'ajustement structurel”, fixant ainsi les règles du jeu dont dépend le sort de millions de personnes. Les gouvernements des pays très endettés se sont alors vus dicter par les représentants des institutions financières internationales la politique à suivre pour rétablir leur équilibre financier. La plupart des pays d'Afrique subsaharienne se trouvent aujourd'hui sous ajustement structurel. D'inspiration très libérale, les programmes d'ajustement servent principalement les intérêts des pays riches, Etats-Unis et Europe en tête. Les réformes imposées aux pays du Sud sont toujours les mêmes alors que, paradoxalement, elles sont loin d'être appliquées dans les pays du Nord : suppression des subventions accordées par l'Etat (agriculture, textile, …), démantèlement des services publics, licenciement des fonctionnaires (instituteurs, médecins, …). Les privatisations des sociétés nationales des pays endettés, qui géraient notamment les richesses naturelles, l'eau, l'électricité, les moyens de communication et de télécommunication, sont presque toujours effectuées au profit des multinationales des pays riches. Les contrats, négociés dans un contexte où se mêlent pressions politiques et corruption, sont systématiquement en faveur des multinationales. Dans le même temps, les populations des pays placés sous ajustement structurel n'ont cessé de s'appauvrir, avec pour conséquences la diminution de l'espérance de vie, l'augmentation du taux de mortalité infantile, la baisse du taux d'alphabétisation. La quasi totalité des rapports officiels soulignent que les “pays pauvres très endettés” sont plus pauvres aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Or, si l'on tient compte de l'ensemble des flux financiers et des transferts de richesses, les pays africains ont fait plus que rembourser leur dette aux pays riches. Beaucoup d'entre eux ont dû tout céder et ne pourront plus assurer leur développement futur. L'annulation éventuelle et tardive de la dette apparaît désormais comme un leurre... / Abderrahmane Sissako
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maxouchadrac  maxouchadrac. (membre)  Publié le 07-11-2006 à 11:12
Bamako est au même titre qu'Indigènes un film indispensable. Le film repose sur un procès en plein air qui a pour but de nous mettre face à la détresse de l'Afrique , la soumission qui lui est exercé... Lire la suite...
Le Point  Olivier De Bruyn
Les séquences du procès, remarquablement écrites, évitent la lourdeur démonstrative ; quant aux à-côtés quotidiens, ils témoignent de l'inspiration plastique et sensuelle du réalisateur, digne représentant d'un cinéma africain privé de sources de financement et de ce fait bien trop rare sur nos écrans.
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Le Monde  Jean-Luc Douin
Avocat des justes causes, le cinéma s'est maintes fois transformé en prétoire et s'est délecté à créer des effets de suspense à partir des épisodes d'un procès. Le cas de Bamako est un peu différent. Il s'agit d'un procès fictif et symbolique (une parabole) mis en scène par des représentants de la société civile africaine. Un faux procès, justifié par un crime vrai : l'inhumanité avec laquelle le Nord étrangle le Sud, le cynisme avec lequel les institutions financières internationales condamnent l'Afrique à sa perte, favorisent un capitalisme prédateur qui ne vise qu'à fabriquer "des profits à perpétuité".
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Télérama  Jacques Morice
Dans ce procès à charge, les avocats de la défense font plutôt pâle figure. Difficile d’éviter le manichéisme sur un tel sujet. Mais le geste de Sissako est à rapprocher de la fable, politique et poétique. L’essentiel est d’offrir une tribune populaire où chacun vient dire ce qu’il a sur le cœur, selon sa manière, sa langue à lui, instruite ou non.
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L'Express  Eric Libiot
Bamako s'articule principalement autour de ce procès inventé qui alterne témoignages et plaidoiries de vrais avocats et dont le mérite est de mettre en lumière le discours de ceux qui accusent les pays riches.
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CineMovies
8
/10
Spectateurs
6
/10
Presse
--
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