Time Out : Justin Timberlake et Amanda Seyfried version Robins des Bois (critique)
Dans le film Time Out du réalisateur Andrew Niccol, le pouvoir du temps a remplacé celui de l'argent. Les problématiques demeurent cependant les mêmes. Une évidence ! Les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres...C’est bien connu, tellement que s'en est devenu une ritournelle, bien

Dans le film Time Out du réalisateur Andrew Niccol, le pouvoir du temps a remplacé celui de l'argent. Les problématiques demeurent cependant les mêmes. Une évidence ! Les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres...
C’est bien connu, tellement que s'en est devenu une ritournelle, bien plus, une éthique de vie internationale : "Le temps, c’est de l'argent". Cette règle d’or n'est véritablement pas le point de départ de Time Out. Andrew Niccol évoque, lui, la recherche perpétuelle de la jeunesse éternelle, renouant avec une thématique qui avait fait son succès (voir Bienvenue à Gattaca) lorsqu'il émergea de la publicité. Pourtant, le film tourne bien autour de cette idée fixe qu’il n’y a plus une seconde à perdre puisque dans le monde de Will Salas (Justin Timberlake), le pouvoir de l'argent a été remplacé par celui du temps. Dorénavant, tous ne courent plus après des billets verts, mais après des minutes, des heures, des jours, voire des années, monnayées contre un travail, un service, ou possiblement volées à chaque coin de rue.
Dans les ghettos où sont parqués les miséreux, les gardiens du temps (le bon Cillian Murphy) ferment les yeux sur les agissements des Minute Man (le surprenant Alex Pettyfer) : des voleurs de temps littéralement hors-la-loi puisqu’ils ne détroussent que les faibles, ceux qu’on laisse crever puisqu’il faut bien préserver la loi du plus fort. On aurait bien aimé que le fond subversif de l’œuvre soit aussi conséquent que sa forme. La deuxième partie du film est plus conventionnelle. Time Out devient alors une simple course poursuite, celle d’un système lancé aux trousses de deux Bonnie and Clyde du futur (Timberlake et Seyfried), si ce n’est deux Les Aventures de Robin des Bois volant les riches pour distribuer aux pauvres. Morale de l’histoire : achetez-vous un beau flingue et en avant la fiesta.
Si l’action est plutôt morne, l’intrigue sans surprises, dans ce monde où la vieillesse a été abolie, les filles, mères et grands-mères (toutes plus jolies les unes que les autres) se confondent. Ainsi, le spectateur ne manquera pas de reluquer les belles fesses de Amanda Seyfried. Il est vrai que Justin et Amanda vont bien ensemble. Maigre consolation au regard du temps passé devant une œuvre qui se permet même de bousiller une superbe Jaguar type XKE Roadster (1967). Mais dans le film, la ferraille n’a aucune valeur. Voyez, on ne s’ennuie pas ! Time Out ? Honorable...
Reynald Dal Barco.
