Box Office : les Guerre des Boutons se font-elles vraiment de l'ombre ?
La (nouvelle) Guerre des Boutons fait rage dans les salles françaises et l'on est en droit de se demander quelle mouche à piqué les distributeurs de sortir leur film en concurrence frontale. Alors, Christophe Barratier / Yann Samuell, même combat ?Pour rappeler les faits il s’avère

La (nouvelle) Guerre des Boutons fait rage dans les salles françaises et l'on est en droit de se demander quelle mouche à piqué les distributeurs de sortir leur film en concurrence frontale. Alors, Christophe Barratier / Yann Samuell, même combat ?
Pour rappeler les faits il s’avère nécessaire de remonter à 2009 lorsque le producteur Marc du Pontavice saute sur l’idée après avoir découvert que l’ouvrage tomberait dans le domaine public en 2010. C’est alors que le projet avec Yann Samuell aux commandes est lancé ! Mais qui dit domaine public, dit concurrence ouverte ! Il n’aura pas fallu attendre longtemps (été 2010) pour qu’une autre production pointe le bout de son nez. Ce sera Thomas Langmann (fils de Claude Berri) notamment producteur des derniers Asterix ! Du coup, le film de Christophe Barratier s’engage également.
Une chose est certaine, les deux films fonctionnent. Le premier sorti (La Guerre des boutons de Yann Samuell) a pris la tête du box-office lors de sa première semaine. Le second (La nouvelle guerre des boutons de Christophe Barratier) en a fait de même la semaine suivante. Même si la version de Barratier a pris le dessus sur la version de Samuell, il faut bien rappeler que cette dernière était déjà sur nos écrans depuis une semaine et qu’il avait fait un meilleur score sur un nombre de salles quasi équivalent!
Il apparaît évident que le foin médiatique provoqué par cet affrontement à bénéficié aux films au point qu’on imagine que certains spectateurs se sont fait un malin plaisir à aller comparer les versions !
Difficile de dire si en l’absence de l’un, l’autre aurait fait mieux. Sans doute que oui mais pas de manière réellement significative. Même si en deuxième semaine, la première Guerre des boutons a vu sa fréquentation fortement chuter de plus de 50% (une chute relativement classique) pour totaliser 917 941 spectateurs. Reste maintenant à savoir s’ils engrangeront assez pour amortir les budgets qui atteignent 13 millions d’euros pour le film de Yann Samuell, et 16 pour celui de Barratier.
Le gros point noir de cette « affaire » est la monopolisation des salles par ces deux productions : 1200 salles en France ! Ce qui ne laisse pas grand-chose aux productions plus petites qui peines déjà à trouver des salles habituellement.
