"Janis et John": Christophe Lambert au micro de CineMovies
A l'occasion de la sortie en salle ce mercredi du très attendu "Janis et John" de Samuel Benchetrit, CineMovies s'est entretenu avec les comédiens. Après Sergi Lopez, c'est au tour Christophe Lambert...CineMovies : Qu’avez-vous aimé chez Léon, votre personnage ? C’est son côté naïf.

A l'occasion de la sortie en salle ce mercredi du très attendu "Janis et John" de Samuel Benchetrit, CineMovies s'est entretenu avec les comédiens. Après Sergi Lopez, c'est au tour Christophe Lambert...
CineMovies : Qu’avez-vous aimé chez Léon, votre personnage ?
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Samuel m’a raconté l’histoire et je me suis dit « Quoi qu’il arrive, je le fais ! » Après, quand j’ai vu le talent de Samuel, je ne pouvais pas être déçu. Ce film est très drôle et il parle de valeurs, de choses de la vie. Léon a une sagesse dont il est récompensé, comme tous les personnages, d’ailleurs. Mais ils ont dû prendre un risque. A partir du moment où on a touché le fond, quel chemin on prend pour rendre sa vie plus riche ? C’est ce côté profond du film. Et les gens sortent heureux, au final. C’est un film positif, qui donne envie aux gens de sortir d’une grisaille quotidienne.
La grisaille du monde ?
On est rentré dans des carcans. On n’a plus le droit de rien sans être marginalisé. On vit trop dans un monde de violence. Amenons de la douceur ! Le film dit ça, sans violence. Il amène de l’espoir sans se masturber sur un plan intellectuel auquel on ne comprend rien.
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J’ai toujours essayé de sortir du quotidien, de faire des choses qui font partie d’une forme de ma personnalité. A certaines époques, j’avais envie d’être un homme d’action ; à d’autres moments, d’être un ami, un fils… Ce que je vis aujourd’hui, ce sont des choses que je n’avais jamais explorées. Ca m’a plu qu’un mec de 29 ans vienne me dire « Je sais ce que tu peux faire ». C’est un potentiel qui s’ouvre.
Vous aimez beaucoup le film…
Oui. Et il s’adresse à un public très large parce qu’il parle de choses qui concernent tout le monde. « Il tourne la mort en dérision pour sublimer l’amour », écrivait un critique. C’est valable pour toutes les générations. La profondeur humaine n’a rien à voir avec l’âge. Samuel a une façon de regarder, d’écouter, de penser qui ne sont pas celles de son âge. Et moi je suis fan de la vérité intérieure, de la passion. On n’est pas au supermarché avec ces gens-là, et ce sont ces gens-là qui restent. Des films de la qualité de celui de Samuel, il n’y en a pas beaucoup.
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Je me recentre sur une qualité de scénarios avec des cinéastes comme Samuel, Kassovitz, Cédric Kahn, Yan Kounen, François Ozon… Un autre cinéma auquel Besson contribue, avec qui j’ai envie de travailler.
Interview Isabelle Kersimon pour CinéMovies




